‹ Misères humaines [microforme]Chapitre 44 sur 201 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quand il y a trouble à la maison, souvent la cause en est dans la ressemblance des caractères. On ne s'accorde pas parce que, avec les mêmes défauts, ni l’un ni l’autre des deux époux ne veut se corriger ou céder.

Pour un bon ménage comme your une bonne amitié, il faut que les caractères soient différents, sans être cependant opposés ni antipathiques l'un à l’autre. De Ja s5rte, les qualités se complètent et les défauts se neutralisent.

Un homme bouillant a besoin d’une femme calme et reposée. Celui qui est trop porté à gaspiller son argent, devrait épouser une bonne ménagère qui tiendrait plus serrés les cordons de la bourse, Enfin l'obstiné, le dominateur, le nerveux n’aura de paix chez lui que s’il choisit pour femme une bonne petite créature, douce comme un agneau, tranquille comme un beau soir d'été, toujours prête à dire oui à toutes les propositions de son mari.

Saint François de Sales exprime la même idée dans

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son gracieux langage. Il avait plusieurs frères : Jean- François, d'une humeur jalouse et mutine; Louis, d'un caractère sage et posé. Le bon saint disait agréablement de ses frères et de lui : « Nous ferions à nous trois l’apprêt d'une très bonne salade. Jean- François ferait le bon vinaigre, tant il est fort. Louis ferait le sel, tant il est sage; et le pauvre François est un bon gros garçon qui servirait d'huile, tant il estime la douceur. » (Vie, par M. Hamon, t. I, p. 59.) Pour la salade domestique, Mesdames, laissez l'homme fournir le poivre et le vinaigre, il y en aura toujours de reste... Pour vous, faites provision d'huile en abondance, vous en aurez besoin.

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