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COMMENT NOS ANCÊTRES ÉLEVAJENT LEURS ENFANTS

EN

1° Autrefois

Nos ancêtres avaient sur la inunière d'élever les

enfants des idées qui nous paraissent aujourd'hui bien sévères, sinon quelque peu barbares.

Ils croyaient utile d'accoutumer les enfants, les È garçons surtout, à supporter s

Sans trop se plaindre les intempéries des saisons

: le chaud et le froid, Ja pluie et le vent. Ils les voulaient assez robustes Pour recevoir une ave

rse sans craindre ne fluxion

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de poitrine, assez vigoureux pour rester dans un courant d'air sans y prendre le rhume ou la fièvre.

On faisait suivre aux enfants un régime de vie frugal mais fortifiant : peu de douceurs, peu de friandises, mais du pain ct du lait en abondance, de la viande avec modération, et cela à des heures marquées; en dehors de ces leures-là,.…. rien.

Les vêtements étaient simples et résistants; ils permettaient aux garçons de courir, de s'amuser, de se rouler sur l’herbe sans s’exposer à revenir en loques à la maison. Pour nos aïeux, l'idéal de l’éducation physique se résumait dans le dicton populaire :

« Donner aux enfants une âme de gentilhomme dans un corps de paysan. »

Mais tout en faisant le corps robuste, ils songeaient surtout à l'âme et cela dès les premières années de la vie, ou, pour mieux dire, dès le berceau.

Là encore, ils avaient raison.

Les germes des passions diverses qui agiteront plus tard le cœur de l’homme, se montrent en effet chez l'enfant dès le début de la vie. Il est jaloux, envieux, gourmand, égoïste; il veut que tout cède à ses caprices. Pour ütteindre l'objet de ses convoitises, l’instinct lui suggère toutes sortes de petites industries, surtout les larmes et les gémissements si puissants sur le cœur des mères.

Autrefois, au lieu de satisfaire ses fantaisies enfantines,. on laissait le marmot crier et se débattre tout à son aise dans le berceau, sans plus en faire de cas que d’une girouette agitée par le vent.

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Quand les cris devenaient trop perçants, la mère,

Pour calmer cette irritation inopportune, donnait une

tape au bébé, et le petit bonhomme, voyant le peu

de succès de ses manœuvres, cessait bien vite de s'agiter sans résultat et de se débattre dans le vide.

Plus tard, vers l'âge de sept ans, l'âge de la raison et de la responsabilité, la correction prenait un caractère plus sérieux encore.

Si le gamin s'était montré maussade et désobéissant, on le punissait en le privant de dessert ou en le faisant souper au pain et à l’eau.

La punition n'était Pas toujours acceptée avec résignation parfaite. Parfois, l'esprit de résistance prenait le dessus chez le jeune coupable.

Retiré dans un coin de la chambre, le visage sombre, le cœur plein de colère, il refusait avec obstination le maigre souper de pénitence que la mère lui offrait; mais celle-ci tenait bon. Et le petit révolté se couchait sans Souper... Mais, par exemple, le lendemain matin, il y avait amende honorable et Capitulation sur toute la ligne.

Lorsque les fautes étaient plus graves, que le petit &arçon s'était battu avec son plus jeune frère ou avait donné des tapes à ses sœurs, la mère alors, recourant aux grands moyens, prenait le fouet, et donnait au coupable bonne et loyale justice.

Eh oui! nos grand'mères tapaient leurs garçons: parfois même, elles tapaient pas mal fort, sans se laisser émouvoir par les cris de la victime ni par ses supplications pressantes.

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