‹ Misères humaines [microforme]Chapitre 49 sur 201 · PAR · texte numérisé non relu

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laquelle l'éducation des enfants ne devra commencer que vers les dix ans, pas avant.

Tusque-là ils peuvent sans scrupule les vâter, les choyer, ies dorloter, laisser toutes sortes d’halituues, bonnes et mauvaises, pousser pêle-mêle dans leurs jeunes cœurs... Le triage se fera plus tard.

À dix ans on mettra le petit garçon au collège, la petite fille au couvent; alors, religieux et religieuses auront la charge de corriger les défauts et de cultiver les qualités de ces enfants.

N'y a-t-il pas là une erreur grave, une négligence coupable dont les résultats seront peut-être irréparables?

La première éducation appartient essenticiiement aux parents, à la mère surtout qui a reçu pour cela des aptitudes spéciales. Seule, elle a le secret des paroles qui vont jusqu’au fond de ces jeunes Âmes; seule, elle peut y déposer des germes de vertus qui produiront des fruits en leur temps; seule enfin, elle sait enfoñcer ces germes à des profondeurs que les plus violentes passions ne seront jamais capables plus tard d'atteindre, ni de ruiner complètement.

Glorieuse occupation de la femme, noble mission de la mère chrétienne! Si elle la néglige, qui pourra jamais la .emplacer?

Le printemps est la saison de la grande vitalité pour notre terre. C'est le temps où les graines, après avoir enfoncé leurs racines dans le sol, se hâtent de venir chercher à la surface l'air et la lumière qui leur permettront de s'épanouir dans toute leur beauté,

Lee M 25:

Il en est de même au printemps de la vie

Si la mère, au lieu de semer de bonnes graines dans l'âme de son enfant, laisse Je démon y déposer des germes mauvais, ces germes pousseront vite, leurs racines seront vivaces; il sera ensuite bien difficile, sinon ‘mpossible aux maîtres et aux raaîtresses de les faire disparaître de l’âme plus tard.

Trop souvent, l'enfant gâté durant les premières années de son existence restera un homme gâté pour la vie entière.

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