A L'ÉCOLE
A l’écolé, il fallait marchet droit, et faire ses devoirs, et savoir ses leçons, et garder fidèlement Ja discipline. Autrement, gare aux verges!
Certes, il n’y allait pas de main morte le vieux
maître d'école d'autrefois!
Ses bésicles bien d'aplomb sur le nez, son paquet
derbi diam nthptiennstsanigen ed sim rusé mit pute sn me a an
de verges bien en main, il savait venger la discipline avec énergie et communiquer aux natures les plus engourdies une activité merveilleuse pour le travail.
Après ces exécutions « magistrales », inutile d'’ailer se plaindre à la maison : le père eût tout simplement doublé la dose.
Le plus simple était de souffrir son mal en patience, de réfléchir et de mieux faire.
Ainsi nos pères élevaient les enfants.
Ils ne manquaient pour eux ni de tendresse, ni de soins, mais ils s’attachaient par-dessus tout à en faire des hommes et des chrétiens. Ils ne laissaient pas une sensibilité exagérée l'emporter sur la raison, mais, fidèles aux conseils de l'Esprii-Saint, ils savaient à une grande bonté de cœur allier la fermeté et le respect de l'autorité.
Les enfants craignaient leurs parents, ils les rcspectaient, ils les aimaient. Les corrections reçues n'affaiblissaient en eux ni l'affection, ni les sentiments de la reconnaissance. Quel homme garda jamais rancune à son père, et surtout à sa mère, d'avoir réprimé un peu sévèrement des espiègleries de jeunesse et des défauts de caractère?
Ces garçons n'avaient pas, j'en conviens, les manières gentilles et caressantes des amours d'enfants d'aujourd'hui : ils ne portaient pas la raie aussi bien alignée au milieu de la chevelure; ils faisaient moins usage d'eau de senteur pour leur toilette: mais forts et vigoureux, bien découplés, d’une nature un peu rude peut-être, mais énergique et pas du tout plai-
ET
gnarde, n'étaicent-ils pas mieux organisés travail et pour es luttes de la vie?
pour Je
2° Aujourd'hui
Aujourd'hui, nombre de parents portent d'un cœur
léger les obligations pourtant si sérieuses de la première éducation à donner eux enfants; ou plutôt, nombre de parents semblent ne Pas attacher à cette éducation la moindre importance.
Les enfanis sont à leurs yeux de charmants petits êtres, destinés à les amuser par leurs manières aimables et à ézayer la raison par des réparties spirituelles ou des saillies originales. Mais de songer à surveiller leur humeur et leurs penchants déréglés, de les accoutumer à l’idée du devoir ei du sacrifice, les parents ne s’en occupent guère.
Le père n'est plus le jardinier diligent qui arrache avec soin les mauvaises herbes, et dirige les pousses trop luxuriantes de Ja jeune plante; c'est, tout au plus, un amateur bienveillant qui laisse tranquillement cette plante développer en toute liberté ses énergies vitales. La mère, de son côté, n'a qu'une préoccupation, celle d'épargner à son garçon la plus iégère souffrance; un seul souci, celui de le rendre D cussi heureux que possible, en donnant satisfaction à
tous ses caprices. On dirait vraiment que père et mère ont fait ensemble une convention
“acite, par