ACTE DEUXIÈME
GASTOK.
Eh bien, oui! je Taidel
ROBERT
Hél quel diable êtes-vous donc?
GASTON
On bon diable au fond! Vous condamnez, n'est-ce pas, la méthode de madame de Trye? Moi, simplement, je la juge fausse, et je la crois' corrigible. (Avec beaucoup d'accent.) Ne désespércz jamais d'une femme, mon cher: ces créatures-là ont plus de ressort que nous !
ROBERT
Et c'est... par intérêt pour madame de Trye, que vous allez réunir chez vous son mari et. . .
Permettez, non I ils vont se rencontrer chez moi. La crise était fatale : mieux vaut en finir.
ROBERT
Diantre! L'épreuve est dangereuse... Un homme à la mer I II se noiera.
GASTON
Hé ! que non ! Il boira, mon cher, mais il sait nager* Et puis, je tiens la corde ; et si j'ai besoin d'un coup de main, — vous êtes là maintenant, — vous savez, je compte sur vous ! Parce que moi, n'est-ce pas, je manque un peu d'autorité... Mais voulez- vous qu'à nous deui nous entreprenions ce sauvetage ?:..
ROBERT
De grand cœur I Mais que faire ?
GASTON
Le laisser barboter d'abord, puis le ramener à la rive, où il trouvera sa petite femme corrigée par la
peur. Après ce dernier plongeon, il sera phis prudent; et elle comprendra que, pour le garder au logis, il faut lui présenter autre chose que ce qu'il trouverait ailleurs.
Ah çà! mais vous êtes un ap6tre, tous 1
GASTON
Ouil Et je n'en ai pas Fair : c'est justement pourquoi je peux faire des conversions... On sonne: c'est lui ou ' Berthe ! 11 ne doit pas tenir à vous avoir pour témoin de son péché...
ROBERT, montrant la porte du fond.
Par ici?
GASTON, montrant la porte de gauche.
Non, par làl... A bientôt, n'est-ce pas?
ROBERT, sortant.
A bientôt, mon cher I