ACTE DEUXIÈME
ODETTE, à Oastoo, en pâMant, très décidée.
Merci, mais inutile... (a Berthe.) —Je suis madame de Trye, Mademoiselle.
BERTHE, an pea ennuyée.
Mais... je ne vous connais pas, Madame!
ODETTE, résolue.
Je vous connais. bien, moi!
BERTHE
Ah! mon cher!... vous réglez mal vos visites. Il y a quelqu'un de trop ici.
GASTON. -
Tu cr... Vous croyez?
BERTHE
C'est moi. Je me retire.
ODETTE, ferme, ironique.
Restez, Madame! Je pense au contraire qu'il nous manque quelqu'un. Nous l'attendrons, si Monsieur le permet, (a Gaston, très ironique.) Vous êtcs hospitalier!
GASTON, bas, à Odette.
Mais je vous jure... (Bas, à Berthe.) Nie tout.
BERTHE
Monsieur Morère! dites donc, je vous prie, qu'on laisse entrer M. Villiers.
GASTON, bas, à Odette.
Vous voyez...
BERTHE
n va venir tout à l'heure.
GASTON, bas.
Bien, très bien.
Il sonne.
BERTHB.
Je VOUS demande pardon... Il voulait à toute force diner avec moi... Je lui ai dit que le seul moyen...
GASTON
Mais... il sera le bienvenu, (a Charles qoi vient d^entrer.)
Je n'y suis maintenant pour personne que pour M. Villiers... M. Villiers, vous entendez?
ODBTTE.
Et M. de Tiye, je pense.
GASTON
Et M. de Trye... naturellement..., s'il vient.
ODETTE
Il viendra.
Charles sort.
BERTHE
C'est que votre domestique me parait un peu foui..* Il voulait à toute force me barrer le passage ; et quand je me suis nommée, j'ai cru ie changer en statue de sel!
^ODETTE, ironique.
Sans doute, il vous croyait déjà entrée, Madame. Je m'étais doutée qu'il me prenait pour une autre. Au reste, très flattée... (a Gaston.) Pourquoi toussez-vous?
GASTON
J'ai idée qu'une femme n'est jamais flattée d'être prise pour une autre.
BERTHE
C'est selon!... Je crois copnaître assez Madame pour accepter son compliment.