‹ Miss Fanfare; pièce en trois actesChapitre 27 sur 45 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

supprimé tous vos devoirs : ne vous étonnez pas que nous supprimions si facilement tous vos droits ! Ah I la vieille école nous étudiait moins, et ne nous ressemblait pas ! Elle était plus forte que vous !

ODETTE, frémissante.

Vous lu craigniez moins cependant ; car, si j'ai compris, vous voyez avec chagrin que nous fassions, pour garder nos maris, ce que vous faites pour nous les prendre.

BERTHB.

Oh! pour vous les reprendre, simplement I... Souvent même pour les garder. Et nous sommes reconnaissantes.. . à vous, de ne pas nous les changer ; à eux, de nous être si fidèles ou si constants. Ils y ont quelque mérite!... Car, en vérité, — les maris trouvent aujourd'hui chez eux ce qu'autrefois ils cherchaient dehors I

ODETTE, se levant avec éclat.

Il reste deux choses qu'ils ne trouveront jamais chez vous: la première, c'est l'amour! la seconde... ah! la trêve expire !... C'est Thonneur, Mademoiselle !

Berthe est sur le point de riposter et Gaston fait mine de sUnterposer quand la porte s'ouvre.

Page 1