‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 22 sur 156 · Et Maân de tout., cent · texte numérisé non relu

Et Maân de tout., cent

2. ... toute nourriture il consacre ( ils consacrent ?) au sanctuaire de Wadd

h SM et

3. ... (sa consécration) de tout AIM et de grains et de dattes et l. ... et en plus d’un sa” de dattes douces, une charge d’âne de tout...

5. ... dattes douces (?) possession de Wadd hawlânile à cause d’eux deux et

celui qui

0. ... cette grâce s’il la lui demande (accorde?) Hawlân et 7. ... la grâce du transport à Ma ’ân et qu’il lui fasse refuser S. ... et sa possession et son refus et anathème de Harmân, de Nikrah et g. ... et quiconque consacre une nourriture de dattes douces manifestement (on est le plus illustre des hommes?)

10. ... aux jours) de l’ouverture et de la grâce. Mois de du S ami 'a sous le Kabir...

L. 1. — pQv 11 est difficile de dire s’il s’agit de po du Yémen ou de yj)2 représenté parla ville actuelle de à 1 est de Pétra. A la ligne i,

nous retrouvons le même nom avec la mention du transport de différents produits à pn. Cette donnée suffirait-elle à identifier cette localité avec le rendez-vous ordinaire des caravanes d’Arabie, avec à la lisière du

désert? — ^33 « dans la totalité »? Le S reste douteux, comme déchiffrement. lie même le mot suivant, si!? est incertain a cause de la biisure de la pierre. — duroü « en cent ». Le déchiffrement s appuie sui la moitié inférieure des lettres et peut être regardé comme cà peu près assuré. DîlRQ se trouve comme date dans G ///., 46, 0* Nous ne saurions atlirmer s’il est question ici d’une date ou d’une estimation de poids ou mesure. D’après les renseignements qui suivent, on serait porté à admettre plutôt cette dernière hypothèse. A la fin de la ligne, on aperçoit un

signe difficile à déterminer.

L. 2. — sb- Le a peut être considéré comme certain, car on aperçoit son signe caractéristique dans la moitié de la lettre conservée sur l’estampage. — nb3K. Le n final ne saurait être qu’un n parasite; on sait que le pronom suffixe est ù? en mineen. S’agirait-il ici de la nourriture Joui nie aux prêtres chargés de l’entretien du sanctuaire? ’piyiî?1' « il con-

sacre » ; verbe à la forme s 1 (Hom., Siid-ar. Chresl., p. 19), répondant à la 4e forme arabe J-xd. Avons-nous ici un pluriel ou un singuliei . Sui le nùn final en minéen pour indiquer le jussif et sur la terminaison du pluriel, voir Hom., Süd-ar. Chrest., §§ 36, 38. D’après la ligne 5, il s’agirait de deux personnages. — Yi | rvo (< la maison ou le sanctuaire de A4add ». Cette expression se retrouve dans 8, 3; 10, 2; cf. Müller, Epigr. Denkm., XIII, 2. Le sanctuaire où était honorée la divinité était proprement sa maison, n'a. On sait que les Arabes ont maintenu cette même appellation, non seulement pour le grand sanctuaire de La Mecque où la Ka'abali était et est demeurée la Bayt Allah par excellence, mais aussi poui la dénomination actuelle de la mosquée. Un voyageur pénétra, en 1909, dans la grande mosquée de Damas et refusa de quitter sa chaussure suivant l’usage. Les gardiens lui firent remarquer son inconvenance et le sommèrent ou de se conformer à la règle ou de sortir. Le visiteur, insensible à ces injonctions, voulut continuer sa tournée. Aussitôt un attroupement hostile se forma autour de sa personne; des cris d’étonnement et d’indignation s’élevèrent : « Quel est cet homme qui de parti pris souille la mosquée? La mosquée, n’est-ce pas la bayt Allah ? » niia. La vraie signification de ce mot nous échappe, car le contexte fait défaut. Est-ce un nom propre sujet de -purâD? Il serait possible de l’admettre. On peut penser aussi au sens de la racine « pourvoir a\ec soin à la nourriture de sa famille ». Comme il s agit ici d alimentation, on traduirait oiia (< en nourriture ». Pourtant dans ce cas, obsei\ei a-t-on, □ùa serait un spécificalif, et le a final ne serait que la mimation, on penserait alors à une racine JS « mettre en miettes du pain et de la viande desséchée, comme provisions de route » ; (< 'i*1 de dat¬

tes » (1). — A la fin de la ligne, un i.

L. 3. — irm, fin du mot précédent : irnap « sa possession », ou ù’rpjpü « sa consécration ». — bsa « de tout », pour Jd ne

saurait indiquer ici qu’un produit de la terre, comme les deux mots suivants. Mais quel est ce produit? Le mot arabe plur. de id, avec ses multiples significations, ne parait pas en avoir une qui s’adapte parfaitement au contexte. — nam « et en grain ». L’arabe s’applique aux céréales, en général. A el- Ela, nous avons constaté la culture du froment et de l’orge, en dehors des jardins et même au milieu de ces derniers, parmi les nombreux dattiers qui constituent la principale ri-

(1) Dtia pourrait être considéré aussi comme l’équivalent de l’arabe suivant le prix ».

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

chesse du village. — amoni « et en dattes ». — A la fin de la ligne, un i qui continuait peut-être l’énumération commencée.

L. 4. — a, fin d’un mot disparu. — psi. Au lieu de la racine « convenir, s’adapter à », on préférera peut-être l’expression arabe « et

en plus ». — y» répond à l’arabe ^U, mesure de capacité. Sur l’usage ancien du sa voir Al-Muqadüasv, p. 98, 1. 14 ss., pars tertia de la BGA. 'Omar avait fixé le sâ' à 8 rotols, mais Sa'id ben al-'Asy le ramena a 5 3/4 rotols. Pour l’usage actuel du sa', cf. Jaussen, Coutumes des Arabes , p. 257. — ibnN ne saurait signifier ici ni « ornements », ni « famille », cf. n° 6, 2. Ou bien on verra dans ce mot la désignation d un produit du sol, ou bien on le regardera, avec plus de raison, comme une forme comparative dont le féminin est « plus douce ». Or a el- Ela, parmi les noms des différentes espèces de dattes, il en est un qui^ correspond

singulièrement à celui qui nous occupe. C’est le mot ou

désignant la bonne datte douce, sucrée et fondante. Si notre ibna n’était

que la forme élative de djL (1)? — poi est admirablement expliqué par l’arabe « charge ». Ici cette charge est déterminée par le mot

suivant, inn, « âne », répondant à ,1^. A el-'Ela, tous les fardeaux sont transportés à dos d’âne; les chameaux se trouvent chez les nomades et non dans le village. — bsas pour JT ^ « de toutes sortes de ». Le mot suivant n’est représenté que par 1 alef initial.

L. 5. ,g) fin du mot. Faudrait-il restituer ibriN? — niap « possession ». __ ,3bin | 71« Wadd de Hawlân ». Wadd sera-t-il pris pour un nom propre d’homme ou pour le nom du Dieu? Dans le dernier cas, on auia une indication sur le culte de ce dieu, ou sur l’origine du Dieu lui-même, du pays de Hawlân, localisé auprès de Sana a; cf. Hartmann, Ar. Frag p 360 et CIH., 140. 5. Sur la conversion des Bann Hawlân à 1 Islamisme, la 10° année de l’Hégire, voir Caetani, Armait. . . , II, 1, p. 320. pDiÿ’is.îD, « à cause d’eux deux » (CIH., 308, 13; 195, 10). On ne connaît pas les deux personnages auxquels se rapporte le pronom duel. Peut-être 1 un des deux est-il nùja de la ligne 2 ? — î | p3l « et quiconque ».

L. 6. r\n, fin d’un mot qui a disparu. — pna serait-il à expliquer

par « lieu du retour, retour », d’une racine « retourner »; ou bien par la racine i, « être dans l’étonnement », ou par « quartier », si =, « atrium d’une maison »? Aucune racine arabe ne parait devoir donner satisfaction, et il semble préférable de recourir à la racine éthio-

(1) A la ligne 9 le mot ’briN* est en relation avec S S R « nourriture ». Ce rapport, semble fixer la signification nouvelle proposée pour iSnN.

pienne mahara « miséricorde, grâce ». — iybRÛn. On ne voit pas à quel nom se rapporte le pronom iy. — ’jnjSin, à comparer avec ijSin, 1. 5. Serait-il permis de reconnaître dans la terminaison pn la marque du duel? L’hypothèse serait sans doute trop hardie. On sait cependant qu’il existait deux .,"aLA, cf. Hartmann, Ar. Fr., p. 360. — Le i final ne saurait mettre sur la voie d’aucune explication.

L. 7. — n’(t), fin d’un mot disparu. — mna « grâce », comme à la ligne précédente. — nbpao « transport », de l’arabe Jü « transporter », signifie encore « endroit où l’on transporte; chemin; moyen de transport ». Il s’agirait ici du transport de marchandises à pn. — ûruNnün parait être une forme st de la racine rux = « refuser » ; à la 10e forme,

« essuyer un refus, refuser » (1). On aperçoit un a à la fin de la ligne.

L. 8. — Au commencement de la ligne, un y — imapl « et sa possession ». — imaNn « son refus ». Le mot est à rapprocher de masdar de la 5° forme de -d, cf. 1. 7; à moins qu’il ne faille le prendre dans le sens de l’hébreu naxn « désir » ; ce qui ne répugnerait pas. — □in. Le mot pourrait être pris dans le sens de « sanctuaire » et le mot suivant, pain, semble être un nom de Dieu ( OLZ ., 1907, p. 189), comme mai, bien que la copule l n’existe pas entre les deux substantifs, parce qu’une autre divinité devait être encore nommée, suivant qu’on peut le déduire de la présence du l après maa. Din serait donc à l’état construit avec pain (2) : « Sanctuaire de Harmân, de Nikrah et de... ». Mais mn peut aussi avoir le sens d’ « interdire » ou celui d’ « anathème ». Dans la dernière acception, cette inscription, semblable en cela aux inscriptions nabatéennes de Médâin-Sâleh, contiendrait la malédiction des dieux contre les profanateurs. Le contexte seul, qui manque malheureusement, pourrait dirimer cette question.

L. 9. — Nous retrouvons ici l’idée et les expressions de la ligne 2 : « Et quiconque consacre une nourriture, ibnx ». Ce dernier mot doit être pris dans le même sens qu’à la ligne 4. mÛN « le plus manifeste »; adjectif au comparatif. — bai « une fois »; cf. Lïdzbarski, Ephemeris..., IL p. 100 et 394. bai est en rapport d’annexion avec irroN : la plus manifeste des fois. Faudrait-il ici reconnaître à bai l’équivalent de JUv, « hommes » et traduire bai | mias* « le plus illustre des hommes »?

(1) Comme le verbe en hébreu, IQN signilie aussi vouloir; il ne serait pas impossible de trouver à la 10° forme l’accomplissement d’un désir.

(2) pin existe comme nom propre d’homme dans les papyrus d’Éléphanline. Cf. E. Sachau, Aramaische Papyrxis und Ostraca , 17, 2, p. 71.

INSCRIPTIONS MINÉENNES.

L, 10. — rua, à restituer peut-être en naoï’ « les jours de » (Hal.,

253, 5). ^nns. Sur le sens de ce mot, voir Muller, Sïtd-ar. Altert.,

p. 28 et Mordtmann, Beitrâge..., p. 26. Faut-il prendre ^nns dans le sens de « victoire, prise d’une ville », comme 1 arabe zà, ou bien

doit-on lui donner la signification d' « ouverture, commencement d un règne »? — pria « grâce », v. ligne 6. — Le mois est désigné pai du Saint a, y aurait-il un rapport entre cette expression et celle qu on rencontre si fréquemment en minéen, uycto «nas? Ici on prendrait plutôt yntoi comme l’indication d’un mois. Cf. Mordtmann, Beitrâge...,

p i8. doit signifier ici comme au n° 12, 5, le kabir alors en

fonction. Fort vraisemblablement le nom propre de ce personnage était exprimé à la ligne suivante.

Müller, Epigr. Denkm., XV; Mordtmann, Beitrâge..., XV; lHommel, Aufsàtze..., p. 29.

Cette inscription est gravée sur une pierre utilisée dans la construction du mur de la maison qui appartient au cheikh Sâlem, dans une petite rue latérale qui débouche sur la grande rue aboutissant au corps de garde au village d’el-'Ela; elle est tronquée de tous côtés, a été usée par le frottement et le temps, et présente quelques difficultés de lecture et d’interprétation. Longueur 0ra,45; largeur 0m,29; hauteur moyenne des lettres 0n1 ,03; 7 lignes; estampage (pl. XCVI). Nous lisons :

...irai | orrvurôo I | wn | i viz ... A ...p]32ùn | nÿn | baaa, | td | th ••• -2 ...mp | nnua | nto | pjnwi I ... .3 ...n .. | nanpa. | fona*ma | wpw'w - A ...□iynrvvuiys | •• yi | ti | "lyuinii? ... -5 ...ou | iiapn | bai | srmnsr I bn* 1 ... -6

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