L. 10. — nrpn « une perte »; cf. arabe « éprouver une perte
dans ses biens ». — parait probable comme lecture, quoique le dernier signe soit très effacé. On aimerait à pouvoir lire un G. On aurait
alors dj-pù? qui serait comparé à « mauvaise », se rapportant a ditti. Mais le nùn empêche cette explication et ces deux mots restent dans l’obscurité. — foanm « et elle lui donne ». — ia. La lecture matérielle parait certaine, mais la signification reste fort obscure. Le lapicide aurait-il commis une erreur et gravé un dal au lieu d un dcid? Si cette supposition
était vraie, on restituerait la lecture ÿj, répondant à « somme d’argent ». Mais ce n’est là qu’une pure hypothèse. Ni l’hébreu T3 « digue,
mur », ni l’arabe II « bois précieux, colline élevée », ou « semblable », ne donnent un sens satisfaisant. — tonON. La première lettre, quoique très effacée, peut cependant se lire sur l’estampage qui porte des traces claires des deux jambages inférieurs. Il faut reconnaître qu’il serait aussi possible de lire un i; mais à la ligne 11, le même mot se retrouve devant Nafiyat, comme ici. Il est à noter, cependant, que la seconde fois, le mot est écrit sans n : ii?cx au lieu de iynnx. — msa parait être un nom pro¬
pre; en arabe ’ûô signifié « exilée, bannie ».
L. 11. — v-q « en ce que ». Le premier signe, par sa petite dimension, a plutôt les apparences d’un ; que d’un 3. — A~nn, d après 1 éthiopien tahadaga, signifierait « a été laissé ». Le même verbe, à la forme simple, signifie « laisser ». Il s’agirait ici de la fortune laissée par Nafiyat. ru-rm « ce qu’elle a laisse » (2).
L. 12. — Le deuxième mot, très maltraité, pourrait vraisemblablement se lire Ss « tout ». — msrrn « elle a servi avec zèle » (Hom., Süd-ar. Chrest.). — yn, nom propre, rappelle l’arabe nom propre d après
le Lisân. — naotf. Si on trouve fréquemment pan ou jaoxn, généralement traduit par « fidélité, en fidélité » ( MDVG ., 1901, p. 87), on rencontre plus rarement nanx. L’inscription étant incomplète, il est difficile de déterminer le sens précis de ce mot à la place qu’il occupe.
Nous lui donnerons la signification
de l’arabe L'-d « fidélité » ou ïild
(1) L'hébreu jviSU?N « fumier » et HSIPX « carquois » n’ont rien à l'aire ici.
(2) Nous sommes redevables à Lidzbarski de cette traduction. Nous nous étions d'abord arrêtés à l'idée de répudiation contenue dans le verbe hadaga.
MISSION EN ARABIE. — II
« mutua fides » et nous le considérerons comme régime de msnn qui prendra le sens de « se hâter, faire ou procurer ». — jonâ, le protecteur dont il devait être question dans les phrases de l’inscription qui ont disparu.
L. 13. — La ligne commence par le mot ronx que nous venons de rencontrer à la ligne précédente. Ici encore nous avons à déplorer la perte du contexte qui nous permettrait peut-être de comprendre cette phrase à jamais obscure. — pin peut répondre à l’arabe (< les vivants » en
opposition avec pia « les morts », à moins qu’on ne prenne ces deuxtermes dans le sens abstrait : « la vie et la mort », et cette dernière explication serait peut-être plus grammaticale. — ioxû « parce que ». Pour l’explication de cette conjonction, voir MDVG., 1901, p. 74 ss. et OLZ., 1907, p. 20. — pbn « il a été fait ou défini ». On peut vraisemblablement maintenir à ce verbe, dont le sujet nous est inconnu, l’idée du passif, mais le verbe actif « a fait, a déterminé » ou bien « ont déterminé » est aussi admissible. — piaa « suivant les conseillers»? L’estampage porte la trace d’une lettre finale qu’il n’est pas possible de déterminer. Pour le sens de pu comparer l’arabe (jJ a « avoir connaissance d’une affaire »: de là le mot puN « conseillers » (Hom., Süd-ar. Chrest., p. 106. Cf. Glaser, Altiem. Nachr., p. 177 s. et Hartmann, Ar. Frag., p. 431).
Texte inédit.
Cette inscription est gravée sur une pierre utilisée récemment dans la construction d’un mur de jardin au village nouveau appelé Mensyeh qui s élève au sud de la gare d’el- Ela. Elle est située à côté de l’inscription nabatéenne n° 386. Les caractères sont soignés et réguliers, un peu serrés les uns contre les autres. Malheureusement l’inscription est tronquée, au moins de deux côtés, et ne nous livre qu’une partie des renseignements fort intéressants qu’elle contenait. Elle mesure 0m,31 do large sur 0m,33 de long; la hauteur moyenne des lettres est de 0m,025; 10 lignes. Estampage et photographie (pl. LXXIII et XCV). Nous lisons :
... | anam | aiy | pah. | pci ... .1 i | dü?3 | Ti | nia | pTjiin | nbaa | Sa ... .2 i | omani | nam | cpn J Saaa | iitni ... .3 n | Saaa | nan | poi 1 ibrm | j/ï | psi | □ ... -4
INSCRIPTIONS MINÉENNES. 243
i | pi | piimîn | labin I n I trop | ’b(n) ... .5 i | pabin | irbairi | p | pria | p | nn -6 s | i2?'uarm?'> j Si | pn | nSpaa | mnn [ n' ... .7 i 1 ni33 | p*in I aini | imam | to'ap | 1 •• -8 | San | miDN | ibriR | Ssr | ansrirâ | pi | • M
masï | ynitfî | irui? | 'pw | pris | nan ... .10