INSCRIPTIONS MIN BENNES
employés à La construction du temple et des édifices publics de la ville, construction dont nous avons trouvé les épaves, çà et là, du ns les jardins, le village, et les ruines de Hereibeh. Le mot xia à la place où il est gravé ne saurait désigner que la grande carrière ouverte en cet endroit, et il n’est pas probable que Nia rappelle, en quelque manière que ce soit, le nom u, ancienne appellation du Yamâmah ( ZDMG XXX, p. 119) (1).
L. 2. — un: | bxnpi « Waqah’il Mbit » (ou Nabat) n’était connu que par un simple mot | banpï, de IIal., 501, 2; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 129. Ici, nous trouvons clairement affirmé son titre de roi de Ma 'in; c'est un point historique à noter.
L. 3. — nai parait être l’équivalent de naDT>, naoV> « aux jours de ». — « a été détruit » ou bien « delà destruction ». Les multiples sens
de cette racine ne permettent guère de définir d’une manière précise la signification réclamée ici. Il doit s’agir d’un événement assez considérable qui a fait époque pour ranger les faits dans l’histoire. L’arabe v signifie « être détruit, être gâté » ; en hébreu, on connaît les niny pour indiquer les endroits déserts; l’éthiopien ' araba s’applique au soleil qui se couche et paraît être l’équivalent de ; v. CIH., 40, 1 où iflOttiiny est donné comme ayant la valeur de irnuiinÿ. Notre texte mentionnerait une destruction de Qarnaw, destruction ou pillage encore inconnu; sur cette ville de Qarnaw, v. n° 8, 3.
L. 5. — tons | ,s:n. Le premier mot est fort connu. est écrit
aussi ]niz?3 dans une de nos copies. Nous avons donc hésité entre iir et n comme pour le premier mot; ce qui se conçoit aisément, étant donné la grande hauteur de l’inscription. Les deux mots pirg et ions sont minéens. Nous préférons la lecture nom qui se retrouve déjà dans
le n° 29, 3, 4; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 250. — nia « a sacrifié ». Le sujet du verbe ne saurait être que le roi Waqah’il (2).
L. 6. — inny. Le y, qui ne peut être douteux, n’est pas complètement fermé sur nos copies. — niry nous parait devoir être comparé à l’hé-
(1) Comme jOj signilie en premier lieu « enfoncement », il pourrait se taire qu’il indiquât une fosse sur le bord de laquelle Nàbil aurait immolé des victimes en apprenant la destruction de Qarnaw. 11 semble peu probable qu'on puisse appliquer N"U à la grande cuve de Hereibeh, p. 56.
(2) Après niï, on s'attendrait à rencontrer un b pour indiquer le dieu auquel s’adresse le sacrifice, mais aucun S n’apparait sur nos copies. Il est permis de supposer un oubli; il serait possible également de penser à une forme intensive qui gouvernerait sans préposition le régime
direct et le régime indirect. 11 serait sans doute un peu hardi de considérer “inftë? comme le sujet de rai» malgré le texte A' Isaïe 34, 6 ni3î33 nin’S HS* "O.
breu pttiy, assyrien istên « onze ». Onze victimes furent immolées par Waqah'il.
L. 7. — L’unique mot de cette ligne se compose de deux lettres : la première est un n; la deuxième, d’après nos copies, est un 1 ou un 2. Il faut d’abord noter que in ou 2n ne fait peut-être pas partie de l’inscription; car les caractères paraissent un peu plus grands que ceux du reste du texte et, déplus, le n ne commence pas la ligne, mais est gravé un peu en retrait, sous la deuxième lettre de la ligne précédente. Si ce dernier mot fait partie de l’inscription, il faudra convenir que la signification reste obscure. Après nitfy indiquant que onze victimes ont été immolées, on s’attendrait à trouver le nom spécificatif de ces victimes. Peut-on rapprocher m dc^ « noble, sans tache, libre », par conséquent « victime de choix, parfaites », ou bien serait-il possible de penser à la signification spéciale de « homme libre »; nous dirions : « jeunes gens de noble famille »? Sur l’immolation d’un jeune homme, voir le lihyanitc
n,J 49. — La lecture sn, moins probable, ferait penser à l’arabe « le petit du chameau ou de l’autruche ».
Müller, Epigr. Denkm., XXXVI; Mordtmann. Beitrage..., XXXVI.
Sur la paroi de rocher à Hereibeh, entre deux sphinx (?), au-dessus d’un tombeau, v. p. 71 et pi. XXXIV. Les caractères sont gravés sur une surface un peu rugueuse. II y a même de la négligence dans le tracé de quelques signes et les lignes ne sont pas droites. Longueur 0m,33; largeur 0m , 1 8 ; dimension moyenne des lettres 0m,03. 5 lignes; estampage. Müller et Mordtmann n’ayant à leur disposition cpie des copies imparfaites, leur déchiffrement s écarte sur beaucoup de points de notre lecture que nous présentons comme certaine, étant donné le bon état de 1 estampage (pi. LXXYI1 et CIII). Si l’interprétation reste encore obscure, on l’attribuera à la concision de la phrase. Nous lisons :
banni | p | kjh .1 J I namnn | p | nbnn .2 h bna | m | mn .3 nay | pnp | bpan .4 pial | pin .5