ce
L. 1. — p est douteux à cause de la cassure de la pierre. — Rrrnny est un nom propre dont les dernières lettres ne sont pas certaines, excepté 1\\ qui est à peu près complet; mais des deux signes précédents on n’aperçoit que la partie inférieure. A la fin de la ligne, 7.
L. 2. — Vjbx, nom propre déjà mentionné dans une inscription de Médâin-Sâleh (JS., Mission..., I, p. 253). — pNS7, cf. n° 29, 1, 3.
L. 3. — nn, fin d’un mot; sur l’estampage on aperçoit les vestiges de la lettre précédente, peut-être un il?. — Sn771 « Wadad’il. Cf. CIH., 80, 12; 99, 7 etc. Wadad’il appartient encore à la famille de Fa’màn.
L. 4. — p'ibü peut être considéré comme un nom commun, comparé à l’arabe « tyran », mais il ne répugne pas non plus à être un nom propre, cf. (Ibn Dor., 134, 3; 160, 2).
L. 5. — Au commencement de la ligne, n, fin d’un mot. — mn « Marad » est un nom propre; cf. I Chr. 4, 17, 18; DM., Mission..., n° 546. —
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
[l"l]nâ*T « de la famille de Zayrân », cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 318, et les graffites nos 154, 163. Nous croyons devoir restituer Zayràn, car les deux premières lettres sont assez certaines, bien cpie la partie inférieure du i ait souffert et paraisse, à cause d’un défaut de la pierre, appartenir à unn.
L. 6 et 7. — Quelques lettres seules sont visibles, à cause de la cassure de la pierre.
Texte inédit.
M. Cumont a eu l’obligeance de nous envoyer l’estampage de ce texte. Il est gravé, nous dit-on, sur la même pierre que notre n° 1, JS., Mission..., I, p. 250, mais sur la face opposée cachée dans la construction, au moment de notre premier passage à Médâin-Sâleh, en 1908. L’année suivante, en 1909, la pierre a été enlevée de la place qu’elle occupait dans le mur intérieur d’un puits et expédiée en Europe où elle a fini par arriver au musée de Bruxelles. Le fragment que nous publions aujourd’hui se réduit à quelques lettres. Vraisemblablement il contenait la fin du texte comme le suggèrent les lignes 4 et 6. Longueur 0m,28; largeur 0m,19; hauteur moyenne des lettres 0m,03 (c’est 0m,03 qu’il faut lire aussi dans n° 1, au lieu de 0m,06 qui est une faute d’impression); 7 lignes (pl. GUI). Nous lisons :
...nxo ... .1 . . .cï | ''an ... .2 ... | ... .3
...i | tthns ... .4 ...7 | -b ... .5 rp | 373 ... .6 bRÎtVUO | ... .7
On ne possède que des débris de mots, et même quelques lettres sont mal venues sur le papier, car l’estampage n’est pas très bon.
L. 1 . — nü; la seconde lettre est douteuse. — L. 2. — inn peut être un nom propre, v. n° 11, 4. — L. 3. — ’jn'O à compléter peut-être par ^rvoptr. — L. 4. — ùni3 « son Kabir ». — L. 6. — ré | 373 à restituer probablement en yrn | 3733N, n° 22, 7. — L. 7. — bN'irïN’, nom propre, cf. Hal., 509, 2 et graffite n° 165.
Graffites minérns.
Les graffites minéens sont transcrits ici dans l’ordre de leurs positions sur les rochers des environs d’el-'Ela et de Hereibeh, eu allant du sud au nord, le long de cette vallée que nous avons explorée depuis la gare d’el- 'Ela jusqu’à Médâin-Sâleh. Parmi ces graffites, les uns ont été estampés, notamment à Hereibeh ; les autres ont été seulement copiés. Mais après avoir fait chacun notre copie, nous avons, en général, collationné sur place notre travail, en ayant soin d’en vérifier l’exactitude et de corriger, s’il y avait lieu. Nous indiquerons, après chaque numéro, s’il a été l’objet d’une copie ou d’un estampage. Nos lectures ne concordent pas toujours avec celles de nos prédécesseurs qui ont relevé un certain nombre de ces graffites. — Voir les planches CXXII-CXXVIII.
Les nos 35 à 54 (pl. CXXII) ont été relevés sur les rochers qui se dressent à l’ouest de la gare d’el-'Ela, vers l’extrémité sud-ouest de l’oasis d’el- Mensyeh où la vallée peut mesurer trois à quatre kilomètres de large.
N° 35. — Copie.
aûn Râsib (fils de)
DnyilH I pjl Baniyân de Satam.
En vie!
üùn, nom propre d’homme, peut être rapproché de l’arabe !, « ferme, solide » (Ibn Dor., 301, 1. 14; 319, 1. 1, &)■ ■ — ■pja. La
lettre du milieu est mal formée et incertaine; on pourrait y voir un iod et proposer la lecture pji. Si la traduction de CI H., 287, 7/8 : pji | nim « Daws de Bîn ou de Bana’ », était sans conteste, on aurait dans pja un adjectif relatif se rapportant à une localité, mais Mordtmann, Ar. Frag., p. 236, soupçonne une faute dans la copie de Glaser et propose de lire ■pja | p | niitn, regardant ’pja comme nom propre d'homme. Dans notre graffîte, on peut supposer facilement l’omission du mot p et on traduira : « Râsib fils de Baniyân ». — nnytti est un nom de clan ou de famille connu (CIH., 99, 1; Hal., 190, 8-10; voir les autres renvois dans Mordtmann, Ar. Frag., p. 253). Dnyui peut être comparé, à bon droit, avec l’arabe (1) (Kit. el-Ag., IV, 186; XIV, 6; Hamdany, p. 89, 1. 1;
Yaqut, VI, Register..., p. 327). Un al-As'at, né vers 598 de notre ère,
(1) Al-’As'at signifie « le mal peigné », sobriquet donné à Ma'adikarib à cause du désordre de sa chevelure. I.a racine arabe veut dire « être en désordre ».
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
chef des Kinda, accepta, avec sa tribu, la religion de l’Islam vers 631 (Caussin de Perceval, Essai..., II, 333 s.; III, 293). — ira « en vie ». Cette formule parait être analogue à l’expression abilD si fréquente en nabatéen.
N° 36. — Copie.
jnun | bs'l W ail de Suba *
..bbn | îyniî? a demandé du secours à...
b ni, nom propre; cf. nbai dans JS., Mission..., I, p. 268, n° 20 et Ski dans notre n° 180. — yiün, nom de tribu ou de famille ( CIH ., 67, 2); nom de lieu, sous la forme pnib (CIH., 41, 3); nom de personne (CIH., 52), répondant à l’hébreu sauf (II Sam. 20, 1 etc.), et au safaitique jsuw (DM., Mission..., 133); cf. Mordtmann, Ar. Frag., p. 305. En arabe, on connaît la tribu des (Yaqut, III, 461; Kit. el-Ag., IV, 140), et les
yj et i*J| y> (Ibn Dor., p. 254, 1. 16). Tous ces noms dérivent d’une racine « lion », tandis que notre graffite réclame une racine yy « être rassasié »; peu importe, car on sait combien facile et fréquente est la mutation de u et de i v. — pniï? peut être considéré comme une 10e forme du verbe .,U, avec la signification de « demander secours, implorer ». Il est possible aussi de l’expliquer par une 8e forme de pü répondant à Le substantif signifie « bonheur, chose favorable » ; un verbe .peu-! voudrait dire « demander le bonheur ». Cette explication est conforme au sens ordinaire des invocations à la divinité qui se terminent souvent par une demande de prospérité. Dans cet ordre d’idées, on devrait trouver un nom divin dans le mot suivant. Malheureusement il est douteux, et peut-être incomplet. Tel qu’il se lit, on pourrait le comparer à l’arabe « affaiblir, amaigrir ». obn ne répugne pas a être un nom
propre. La lecture nbn ne serait pas impossible et ce nom divin cadrerait bien avec le sens du verbe.
N° 37. — Copie; caractères très nets et bien gravés.
min Tawâbat
■^37 de Kalin.
ruiri, nom propre, d’une racine (< revenir, rassembler » et « récompenser », aux formes dérivées. En sabéen, on connaît 3in (MM., Sab. Den/cm., 20,1); pin (CIH., 315, 16 et Müller, Sild-ar. Alt., 6, 1), “'.sain
(CIH., 87, 1). L’arabe possède, comme nom propre, yÿ, (Wüsten-
kelu, Register...)', y^y (Kit. el-Ag., XX, 24), et Ldy (kit. el-Ag., III, 176,
XVIII, 171). — ^3" T « de la famille » ou « de la localité de Kalln (ou Kalàn) ». Yaqut, IV, 297, mentionne une localité du nom de ^JlT, près de Hûwâr sur le Derb el-Hagg, dans l’ouâdy Satârah, aux environs de La Mecque; il mentionne aussi un endroit appelé Dans Glaser, 618, 85, on trouve pbs" « la famille de Kala'ân » (Hartmann, Ar. Fracj., p. 273); mais aucun motif ne nous autorise à supposer dans notre graffite l'omission du y.
Nu 38. — Copie. ÿnïnsn Hafi Mawwatig.
Le i est incertain et l’interprétation du mot reste douteuse. Il est possible de décomposer le graffite en deux mots et de lire : sn, répondant à l’arabe nom d’une principale division des Qadâah (Ibn Dor.,313,
22). signifie « le juge ». — ÿnïO répondrait au participe arabe
de la racine «Jj « commettre un crime ». serait un surnom. On
pourrait lire aussi ÿnsa de « briser en foulant aux pieds ». On ne saurait affirmer que le graffite est complet.
N° 39. — Copies. isran | nm Bahhât de Rikâ'w.
Ce graffite nous paraît être écrit de gauche à droite, à cause de la forme du *i. — hnn est à rapprocher de l’arabe Bahhât (Wüsten-
feld, Register..., p. 104); cf. Yaqüt, I, 757, de la racine
« chercher ». — nom de famille ou de localité inconnu. On pourrait lire aussi spi, mais en arabe », — âS^ n’existe pas, tandis que *5^ « s’incliner » est très commun. On notera la remarque de Freytag à propos de
« trou dans la terre » : sunt qui vocem Yemanae incolis propriam esse contendunt.
N° 40. — Copies; caractères très nets, allant de gauche à droite.
VS1 I ^jbn Roi de Yafâ \
VS1» pourrait n’être pas le même nom que psi, n° 18, 4; 132, etc. (Hartmann, Ar. Frag., p. 269, et ZA., XXI, 11). Il s’agirait ici, non de l’illustre famille de Yafa'ân, mais d’une localité, peut-être celle mentionnée dans Yaqüt, IV, 1023 : ^ ^UJ} « Al- Yafâ' est
un des villages de Dimâr, dans le Yemen (1) »; sur^lo v. Yâqût, II, 721.
(1) Dans le lihyanite n° 162, VS1’ est un nom propre d’homme.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
Cependant le graffite n° 42 parait admettre cette identification, puisque ^1/31 se trouve après le mot roi.
N° 41. — Copies; caractères en mauvais état.
Yatawy.
A s’en rapporter au fac-similé on a deux i de suite, phénomène difficile à expliquer. Aussi serions-nous portés à considérer le second signe comme un n dont la boucle inférieure a été omise, iini répondrait à l’arabe ou La racine ^ y signifie « s’arrêter dans un endroit »
et, à la 2e forme, « recevoir quelqu’un à l’hospitalité ». L’arabe connaît, comme nom propre masculin, «y (Ibn Dor., 249, 19). On pourrait aussi lire npi, d’une racine « être fort ».
N° 42. — Copies; caractères développés et très clairs.
'Çÿ'S'i “]ba Roi de Yafa ’ân.
Le n de -jSn est tourné vers la droite, en sens inverse de sa direction ordinaire, tandis que dans le n° 40 qui doit se lire de gauche à droite, le a est écrit régulièrement. Nous croyons qu’il faut traduire « Roi de Yafa'ân » et non « Roi Yafa'ân »; cf. n° 40.
N° 43. — Copies; caractères négligés.
ÎD3 | n | nba Gulâh fils de Kaba’.
nba répond au nom propre arabe (Ibn Dor., 200, 18; 316, 18;
Yaqut, I, 335); très fréquent en safaïtique (DM., Mission..., 585, 643). Cf. aussi le nabatéen ^nb;, n. 88. — ms est ici nom propre. L’arabe signifie « couper, empêcher », et ixS est le nom d’un monstre marin (ad-Damiry, II, p. 219). On notera que le V final est plus développé qu’à l’ordinaire et que la barre de gauche du a ne descend pas jusqu’au même niveau que celle de droite. Pour ces motifs, il ne serait pas tout à fait
impossible de lire 2bs, à rapprocher du nom propre arabe üIS"(Ibn Dor., 134, 3).
N°- 44. — Copies. inb Lahxj (de)
■nÿ Gurân.
inb se trouve, comme premier élément, dans le mot minéen nnyinb. Il se rencontre aussi tout seul (Müller, Epigr. Denkm., XVI). L’arabe pos-
MISSION ARCHÉOLOGIQUE EN ARABIE, sède (Ibn Dor., 276, 1) ; voir aussi les jA dans Ibn Dor., 109, 1 ; on sait que les Lihyanites ont habité la région d’el-'Ela. — pÿ doit rappeler un ouâdy situé dans le territoire des Bélys (Hamdany,
170, 9; Yaqut, III, 781); à la page 782, on trouve ce renseignement : Gurân est le lieu de campement des Beni-Lihyân. pÿ pourrait être aussi un nom propre d’homme, de la racine « être faible » ; nom
d’oiseau. On traduirait alors : Lahy (fils de) de Garîn; mais le nom de localité parait plus probable.
N° 45. — Copies; caractères grands et clairs.
a~ | mas? ' Amiral de
p Marrân.
mas? est à rapprocher de l’arabe (Ibn Dor., 194, 2; Yaqdt,
II, 18, etc. ; Wüstenfeld, Register ..., p. 68); mas? a été retrouvé en safaïtique (DM., Mission..., 513). — paï « de la famille de Marrân »; cf. n° 19, 3; Hartmann, Ar. Frag., p. 322. Peut-être y avait-il encore un mot qui aura disparu.
N° 46. — Copies; caractères nets.
Slpn | T S? il? Sa'id ( de ) Haqab.
Sur spn, cf. JS., Mission..., 1, p. 260.
N° 47. — Copies; grands caractères très clairs.
üvn Huwayim.
D'i'in, nom propre d'homme, à comparer avec l’arabe cf. Ibn Dor.,
148, 3, qui considère le mot comme étant un diminutif de « le
noir » ou de *1^ « tente des Arabes »; v. Kit. el-Ag., X VIII, 37.
N° 48. — Copies. Ce graffite, sur la même paroi que le précédent, est enfermé dans un cartouche. Sur une de nos copies, le caractère représentant le ï n’a qu’une barre transversale; mais le commencement de la seconde barre se trouve marqué sur uüe autre copie.
S«7S?il?
pSH
Sa ' d’il de Yafa 'ân.
INSCRIPTIONS MINEENNES.
“'NTi/ir est connu en sabéen ( CIH ., 29, 1), ainsi que ivii-bN (CIH., 102, 1). Sur lysH cf. n° 23.
N°49. — Copies. Ce graffite a toutes les apparences d'être minéen plutôt que liliyanite ou tamoudéen. Cependant le premier signe n’a qu’une barre transversale — comme au n° précédent. — On pourrait se demander si l’absence de la dite barre est une simple omission du graveur, ou si l’alphabet minéen avait une tendance à se modifier. En tout cas, il est bon de noter cette forme du ï signalée à propos du numéro précédent et qui reparaît encore plus loin, nos 52, 68, etc.
VH Biyâd.
TH est à rapprocher de l’arabe J>lô, nom propre de tribu (Ibn Dor., 319, 5), de la racine iîS « repousser »; ^lo serait un masdar JUs.
N° 50. — Copies.
]rvrn | ni' Zebah de Hazzatân.
nnv Le premier signe est à noter, car il est formé, en apparence du moins, de deux éléments propres à deux lettres dans deux alphabets différents : le 7 minéen et le n liliyanite. La barre verticale inférieure rappelle le n lihyanite, mais d’autre part, la barre horizontale reproduit la forme supérieure du ' minéen; on observera toutefois que cette barre ne touche pas les deux autres qui se croisent. Comme les autres signes du graflîte appartiennent à l’alphabet minéen, le premier doit aussi en faire partie et, pour le moment, nous lui attribuons la valeur de ~. ru', qui ne se rencontre en arabe que sous la forme est d’un usage fréquent en hébreu
et en éthiopien. Comme il est ici nom propre, il sera rapproché de 1 hébreu rat, nom d’un roi de Madian ( Jug . 8, 5-21). nn^7 est un nom propre
en nabatéen (Lidzbarski, Hanclbuch..., p. 265). — 'jrvin. Le n, un peu détérioré, reste douteux; il semble cependant plausible, d après les vestiges conservés, inin peut être un nom de personne, a comparer à 1 arabe « angoisse » ou sjLs. « faisant du tort ». Mais il représente plutôt un nom de ville; Yaqut, II, 184, mentionne gjU, nom de lieu dans le Yemen; ijL, localité dans le Hedjâz (Yaqut, II, 363), quoique l’existence de cette dernière localité soit mise en doute.
Nu 51. — Copies; caractères nets.
132 Bakr (de)
jp27 ' Araqân .
132, nom propre connu par le nabatéen *1232 (Lidzbarski, Handbuch...,
p. 236), et l’arabe, très fréquent, ^ (Ibn Dor., 177, 9, etc.). En sabéen, □232 (CI H., 37, 4). — Sur p27 v. n° 23, 5.
N° 52. — Copies; caractères nets et développés.
“pm bnnbiy Salàmhâl de Turân
nbn (de) Mali h.
bnnbir, nom propre à décomposer probablement en -> — VvO -f- « paix
de l’oncle maternel »; cf. bnbm (Lidzbarski, Handbucli..., p. 240; JS., Mission..., 1, p. 290; Littmann, S émit, ins cr., p. 122). — prn. Le 7 n’a qu’un seul trait transversal, particularité déjà notée aux nos 48, 49. nn sera sans doute comparé à de Yaqut, I, 845, région située à la cin¬
quième station, sur le chemin du Ilagg de Aden à La Mecque. — nbn n’est pas précédé de 2; cependant, il peut représenter la famille Mâlih (Hartmann, Ar. Frag., p. 281). Il pourrait aussi servir d’épithète à .y.
N° 53. — Copie; caractères nets, écrits en boustrophédon.
V 3’ Yafa '
220 *J2 fils de Marâr.
5731, rencontré au n° 40 comme nom de ville ou de tribu, est ici un nom propre d’homme; cf. ygiba, fréquent en sabéen. — 22)3 rappelle le nom propre arabe j)y usité chez les Arabes actuels comme chez les anciens (Yaqut, II, 194; IV, 534, etc.).
N° 54. — Copie.
piri Wasîq ( Wâsiq).
Le nom parait nouveau; à expliquer par l’arabe « amonceler, englober, concevoir » ; « la pluie ».
N° 55. Copies; caractères très nets. Ce graffite et les onze suivants ont été copiés sur les parois du rocher qui se trouve en face du km. 970, à droite de la voie ferrée en montant de la gare d’el-'Ela.
2nb I 32)277
'Adïmal (de) Latag.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
nniir peut être comparé à l’arabe « réprimande et nom de palmier », de la racine ^ « mordre ». □ rj, dans DM., Voyage..., 246 et pl. XII, demeure douteux. — jnb. Dans Yaqut, IV, 350, est mentionnée, sans autre renseignement, une localité nommée
N° 56. — Copies; caractères clairs.
T7y cAdar
pai Ûna Garas de Marân.
ny. Le second signe ressemble bien plus à un ÿ liliyanite qu’à un ï minéen. Serait-ce un indice que les deux civilisations se sont côtoyées à cl-'Ela? Le fait n’est pas impossible, bien que probablement elles se soient succédé. Sur le ï, nous avons déjà noté quelques autres particularités, aux nos 48, 49, 52. Dans le cas présent, si on lit -rpy, on pensera à l’identifier avec l’hébreu ~\VJ ( Néhém . 12, 42; I Chron. 4, 4). Mais en préférant *vry, on adopte un nom connu en sabéen (Hartmann, Ar. Frag., p. 226; MM., Sab. Denk., p. 6). En arabe ïjjl est un nom propre d’homme et de tribu (Ibn Dor., 315, 4); en safaïtique on a trouvé btoày (Littmann, Sem. inscr., p. 122, et Zur Entz p. 12). — izna, nom déjà connu en nabatéen (Lidzbarski, Handbuch..., p. 253). — pm, n° 45.
N° 57. — Copies.
T17 inaaia Garmânhy Zayd
pSH de Yafa'dn.
ihaaia. Le premier caractère a une forme particulière ; il semble pourtant difficile de lui reconnaître une valeur autre que celle de a, étant donné surtout la réapparition du même mot, nos 59, 62. On notera, du reste, que la particularité consiste en un simple trait, assez incertain, tiré en diagonale, pour réunir les deux extrémités des deux barres se coupant à angle droit. Le cinquième signe doit être, non pas un t comme portent nos copies, mais plutôt un n, d’après les nos 59, 62; aurions-nous, par mégarde, bouclé la partie supérieure de la lettre? injaiA pourrait être un nom gentilice, homme de Girmdn — étant une localité près de Damas (Yaqut, II, 64) — comme on a de Notons aussi que
.Ujs». en arabe signifie corps, et que facilement « corporel » pour¬
rait être un sobriquet.
Il est possible de chercher ailleurs l’explication de ce nom. au se trouve comme élément dans des noms composés : inbNDU, ibjnbN'au etc. (Lidzbarski, Handbuch..., p. 252). Cook, Nordsem. inscr., p. 259, donne à ma le sens de « corps », et par suite de « membre ». inbxma est traduit par « membre d’Allah ». Mais il faut noter que signifie aussi « crainte » en arabe et en éthiopien. D’après cette explication, inaeia serait composé de deux éléments, ma le premier élément aurait la môme valeur que dans inbxaia, et ina serait le nom divin; malheureusement son existence n’est pas prouvée. Peut-être cependant ne serait-il pas impossible de le considérer comme tel, en s’appuyant sur la signification du mot correspondant en arabe, « l’intelligence ». serait divinisée, à l’égal de aann « la sagesse » (Glaser, 1119 et 1581, 5; MDVG., 1906, p. 249, 261). Pourtant, l’acception de comme divinité, est une simple supposition (1). Et peut-être toutes ces explications, si spécieuses soient-elles, doivent-elles céder la place à l’opinion qui verrait dans irunu un gentilice de division de la tribu des Quçla'ah qui émigrèrent du Yemen dans le'lledjaz à Dawmat Gandal et dans l’ouàdy el-Qura’ (Caussin de Perceval, Essai..., I, p. 213; Mas udy, VI, 153; Ibn Dor., 117, 16). in:ma signifierait donc, à 1 origine, un Garmanite, et serait devenu ensuite un nom propre. Sur la terminaison an et i, en sabéen, cf. Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 39. On sait que le n est souvent parasite, en minéen. — fi, cf. nos 179, 186.
— psd. Au lieu du i on serait porté à lire un n d’après une copie; mais sur 1 autre, la boucle inférieure est notablement plus petite et mal dessinée. ^31, si connu, doit être la meilleure lecture.
N° 58. — Copies ; caractères nets.
rvuy ‘ Obodat (de?)
rmari Habi’at.
mm* répond au nabatéen Obodat, à l’arabe iLu© (Ibn Dor., 160, 16).
— mon est assimilable à l’arabe (Ibn Dor., 213, 16); d’une
forme appartient à la racine Ao, « cacher »». Dans Hamdany, 83, 24, *4^- est le nom d’un ouàdy dans le Yémen : nom de lieu ou nom de famille?
(1) Sur le tarnoudéen MJ qui pourrait être le nom d’un dieu (Lidzbarsm, Ephem., II, 356), v. nos graHîtes tamoudéens.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
N° 59. — Copies; caractères très clairs.
]n I Tniy ' Abdwadd fis de
vuma Garmanhy.
Trni?, nom propre connu, « serviteur de Wadd ». On sait que les Garni, en émigrant du Yémen dans le Hedjaz, avaient emporté avec eux leur dieu Wadd (Caussin de Perceval, Essai..., I, p. 214). — pu nous paraît être mis pour p, même dans le sens de fils (Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 49). Puisque inama paraît être un nom d’homme, on traduira naturellement le graffite : Abdwadd fils de Garmanhy. Si on considérait imDia comme un nom collectif, les Garmanites, va garderait le sens propre qu’il possède en arabe, et on dirait : « 'Abdwadd des Garmanites ». Sur înama v. n° 57.
N° 60. — Copies.
■prOn Haytawanf!)
pryin. Au lieu du 1, on lirait plutôt un v sur une copie. Incertaine est l’interprétation de ce nom qui parait être sur le type Snti, rmyin.
N° 61. — Copies; caractères très nets.
pn H ad an
nmj Girmal.
pn est ici nom propre. L’arabe signitie « mordre avec fureur »
en parlant du chameau. — nmj. nom propre masculin, à ponctuer jUt^, ; cf. Ibn Dor., 117, 20.
N° 62. — Copies; caractères très nets.
jqij Garmanhy.
Sur ce mot v. n° 57.
N° 63. — Copies.
Xûkti’J ' Abd’aws
de Qabal.
Le T est un peu effacé, mais on aperçoit nettement la grande
haste verticale et sa restitution ne paraît pas offrir de doute. ÛTN71 y répond à jLé. ’Aws est un nom propre d’homme en arabe (Ibn Dor., 127, 12) et un nom de tribu (Caussin de Perceval, Essai..., I, 92, 271; II, 202 ss., etc.). Il est uni au nom divin dans aJJ! (Caussin de Perceval, Essai..., II, G49), et ïL-jî (Ibn Dor., 250, 2). En sabéen, DWlN est aussi nom propre ( CIH ., 90, 1, 6) ainsi que ( CI H ., 337, 3; 338, 2). Dans
ces exemples, on traduit par « Don de El ou ’El donne ». Mais dans izwoy, le mot ÛRS ou est plutôt considéré comme un héros divinisé, un ancêtre de tribu. — büpi, nom de localité ou de tribu. Dans Yaqut, IV, 32, Jj et dans IV, 26, JL! sont des noms de montagne près de Dawmat Gandal.
N° 64. — Copies.
lûrm | afin pS*1! I binyiy Sa' d’il de Yafa'ân! I/ayrab Dabûsân.
Stoyto est un nom connu ( CIH ., 29, 1; 102, 1). — ps'n. Le a est un peu effacé et le V qui suit est d’une forme carrée, au lieu d’être ovale ou rond; la lecture paraît cependant fort plausible. Peut-être le graffite se terminait-il ici et les deux mots suivants formaient-ils un tout complet. Cela est d’autant plus vraisemblable que les caractères diffèrent un peu. — n-pn est un nom propre composé de in et de ni sur le même type quermjhn {RB., 1905, p.238);bîon etbioin (Lidzbarski, Handbuch..., p. 273 ; DM., Mission..., 278, 426). Il est intéressant de trouver ici, tenant lieu de nom divin, l’épithète de m encore fréquemment employée en arabe comme synonyme d ’ Allah. — on peut sous-entendre en
avant le mot p ou bien considérer ce mot comme une simple apposition. L’arabe connaît L-Ji, nom propre d’homme (Yaqut, II, 547).
N° 65. — Copies; caractères nets.
■pin Ridwân.
■pjh répond à l’arabe « faveur, grâce », donné comme nom propre
dans Yaqut, IV, 974 etc. L’arabe connaît aussi, comme nom propre, Lajt, nom de l’idole des Tay (Kit. el-Ag., XYI, 47), et (Yaqut, VI,
Register..., p. 430). Les deux derniers mots ont la même signification que J yoj. Sur et n*ïi, cf. Cl.-Ganneau, Recueil..., III, p. 165.
N" 66. — Copies. Ce graffite et les onze suivants ont été copiés sur les rochers qui se trouvent dans le ouâdy, au pied de Tala'at el-Hammâdy, en allant de l’ouest à l’est.
VlJDia Garmanhy.
N° 67. — Copies.
| T>7 Zayd (de)
]'JZ' Yafa'ân.
V', nom fort connu. — psi. Le premier signe a l’apparence d’un n sur notre fac-similé; le sommet n’est pas bouclé. Nous croyons devoir restituer un i. On notera l’absence de i devant 'jygi.
N° 68. — Copies; caractères grands et nets (pl. CXXIII).
inJD*U Garmanhy
de Yafa'ân.
Siu le premier mot, v. n° 57 . La haste de droite du ~ est coupée
par une cassure de la roche; de plus on remarquera l’absence d’une barre transversale dans 1 intérieur du signe; sur une pareille absence, v. n06 48, 49.
N° 69. — Copies; caractères très nets.
bN-n/ü? Sa' d’il
ymDjn de 'Ammirata'.
Pour Sa d’il, v. n° 48; et pour 'Ammirata', v. n° 11, 6.
N° 70. — Copies; caractères tracés à la pointe.
Nrn | nxjur Sanu’at (de) Data.
nNJur peut être rapproché de l’arabe « celui qui s’abstient d’une chose impure »; cf. Wüstenfeld, Register ..., p. 416. — am figure fréquemment dans les inscriptions sabéennes comme nom commun, mais ici il parait être un nom de lieu. Dans Hamdanv, 228, 23, 25, on trouve Ji\,S comme nom de lieu dans le Tihâmah. Sur Km dans les inscriptions safaïtiques, v. DM., Mission..., p. 115. Le mot se retrouve au n° 97.
N° 71. — Copies; caractères nels.
MISSION EN ARABIE. — U. 91
nNlbx ’ Elra'ab
D“j Nadm.
est l’équivalent de SnüïO (Hal., 353, 1); ci. ’pN'i dans CI II., 37, 5 , avec les explications données. a*n répond à l’arabe SJj « réparer, réconcilier ». est ici nom propre. L’arabe « élégant » et « compagnon » peuvent être d’excellents noms propres; cf. DM., Mission..., 285.
N° 72. — Estampage et copies.
iy2'> | obi 27 Sâlim (de) Yafa’dn.
□Si*? a son correspondant dans Si», çS~». 'jy’Dï n est pas précédé de S comme au n° 67.
N° 73. — Copies et estampage.
pi | oin Hârem (de) Rayiân.
□in est déjà connu comme nom propre (Hal., 504, 3); cf. l’arabe ji> (Ibn Dor., 154, 13). — pi peut être rapproché du nom propre
arabe JZ' (Ibn Dor., 197, 12); ce mot signifie « celui qui a étanché sa soif ; lieu bien arrosé ». Mais nombreuses sont les localités qui portent le
nom de .b ,, cf. Yaqut, II, 883.
N° 74. — Copies.
“2 | 5<ii?2j? \\.nsâ ’? (de) Nadd.
N iiT J y serait à rapprocher d’une forme arabe féminin de En
fait, l’arabe connaît yl, nom propre masculin (Ibn Dor., 247, 20); ^1* signifie « une chamelle forte ». — 72, comparé à l'arabe JJ, signifierait idole; mais Ji est aussi le nom d’un château fort près de Sana â (Yaqut, IV, 772). — D’après une de nos copies, on lirait -nbxrjï?.
N° 75. — Copies.
□ qqv j 122 Nafij (de) Wmim.
122, v. n° 178; pour DOQS?, nom de tribu, v. n° 14, 2.
N° 76. — Copies.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
p'S1 | TT Zayd ( de ) Yafaàn.
TT, v. n'J 67. — On notera la forme du 3 qui n’est pas complètement fermé.
N° 77. — Copies.
I ain Tayrn (de) ' Ammirata\
□Nn répond à l’arabe ^ (Ibn Dor., 111, 9; 114, 2); cf. en nabatéen, JS., Mission..., I, p. 225 etc. Le mot revient fréquemment dans nos graffites. Sur ymaj/, v. nos 11, 6 et 86.
iV 78- ~ Copies; caractères nets; les deux 7 sont écrit en sens inverse. tSj | may * Obodat Ùallwadd.
Sur rmy y. n° 58. — -nSa « splendeur de Wadd » ; comparer l’expression arabe JA-j y- « Allah puissant et glorieux ».
N" 79. — Copies. Ce graffite et le suivant sont sur un rocher isolé situé au nord de celui sur lequel sont gravés les numéros précédents. Les caractères sont clairs, mais ils tournent un peu vers l’écriture lihyânite; le 7 n’a qu’une barre transversale comme aux n0s48, 49, 68, etc.
pibÜ7 | nWl W allai de Zaiwamân.
nSiNi répond à l’arabe ïlflj. — « de la famille de Zalwamân; cf.
IIal., 478. 1 ; et Hartmann, Ar. Frag., p. 310. Au lieu de p'ibrâbna comme dans Halévy, nous avons ici 'jmbm. Sur le rapport entre 7 et SriN (1) v. n° 23. Si à el-'Ela nous retrouvons le nom des grandes familles minéennes, on en tirera un argument en faveur de 1 importance de cette colonie septentrionale du royaume minéen.
N” 80. — Copies; graffîte incomplet à gauche.
...uf TT Zayd...
Ba'ân.
^3, nom propre d’homme, à rapprocher de l’hébreu KJ 51 a (I Reg . 4, 12) et ruya (H Sam. 4, 2; 23, 29 etc.).
(I) On connaît 1 usage actuel de J-»! pour désigner les habitants d’une maison ou d'un village.
HJ» — Copies; ce graffite et le suivant sont sur un rocher situé à quelque distance du précédent.
Salon H ami il
~,2~\ÿî de Garnaz{ ?).
SiOan, excellent nom propre, « ’El protège »; cf. n" 11, 4. Dans Hal., 423, 4, tan est un nom de famille; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 268. A comparer l'hébreu bMQn (I Chv. 4, 26). — T3~iy~ serait un nom nouveau.
Une de nos copies porte une lecture différente : mi | 'pÿb « de Gurân Zamar » . Sur nÿ v. n° 44. in* servirait à spécifier le Gurân dont il est ici question.
N° 82 Copies. Ce graffite et les deux suivants sont gravés sur un rocher situé à quelques pas du précédent.
biiinyitf Sa'dsayl ( Sad’ayl )
b | rubs p fils de Kalbat
îbab de Dabdy {ou de Bal...).
b’fcniW. Le premier élément de ce nom composé est vjù, répondant à Axl « bonheur ». La deuxième partie du nom, biitf, pourrait vraisemblablement être comparée à l'arabe JL-, « nuée qui laisse tomber beaucoup d’eau » ; mais JL-, serait-il un nom divin? Sur une de nos copies, le sommet du irr n’est pas tracé bien fortement, de sorte qu’il y a lieu de se demander si le graveur n’avait pas l’intention de former un n. Dans ce cas, on lirait b^R dont le sens est : « guide, chef »; cf. pluriel □ib'iN dans Exod. 15, 15, etc. — rabs se trouve en sabéen ( CIH 91, 2), comme nom de famille, et il est nom propre féminin en arabe {Kit. el-Ag ..., VIII, 104 et Hazan el-Adâb , I, 332). — mb. Le premier signe, que nous prenons pour un b, n’a qu’une barre transversale; mais le cas s’est déjà présenté plusieurs fois, nos 48, 68, etc. Le troisième caractère reste obscur. Peut-être pourrait-on lui reconnaître la forme d’un T, si on tient compte de la petite boucle à gauche. Si ce rond n’est pas pris en considération, on lira îblb. La racine J-ô existe en arabe, tandis que A-ô n’existe pas.
N° 83. — Copies; caractères très nets.
Ls'nrp Yahmi’il
bnpb de Qahal.
bmiin'' est à rapprocher deb>unn du n° 81 ; cf. Hal., 509, 1. — bnpi doit
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
être ici un nom de famille ou un nom de lieu ; nous ne le trouvons pas mentionné dans les ouvrages que nous avons sous la main. en
arabe, veut dire « être sec ».
N° 84. — Copies.
Natan (de) Dabar.
se trouve comme nom propre dans Hal., 154, 2, sous la forme Dana; cf. l’hébreu ]n:, II Sam. 7, 2, etc. — -qi. Le i est accompagné d’un point qui ne parait pas faire partie de la lettre. Dabar peut être un nom de lieu; dans Yaqut, II, 545, jSS est un village auprès de Sana'â. Dans Hal., 511, 1, inî est un nom de famille; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 245.
N° 85. — Sur la face est d’un autre rocher, non loin du précédent.
| T* Zayd LafcFân ( Yafa'ân ).
Le second mot commence par un b au lieu d’un i que nous attendrions naturellement. Peut-être le graveur s’est-il trompé. On remarquera que le 2 n’est pas complètement fermé.
N° 86. — Copies; trois lignes très nettes dans un cartouche.
bxr/é; ynmy mshi ;
Sa ' d’il de ' Ammîratci de Sa'divadd.
TnyÊn « famille de Sa'dwadd », bonheur de Wadd, ou bien Wadd fait le bonheur. On trouve en sabéen iynünyiy, sbxmyii?, etc.
N° 87. — Copies; caractères très nets; sur un autre rocher à 100 mètres plus à l’est.
nbnin
pin
Taymlcît le hazranile.
nbam, cf. n° 132. — pin. L’arabe connaît comme nom propre
d’homme (Ibn Dor., 138, 17; Kit. el-Ag., YI, 206; II, 52). Dans Yaqut,
II, 257, ï.ys. etjj^ sont des noms de lieu; ce dernier, dans le Neged.
N° 88. — Copies; caractères très nets.
nam I ion
Hamay de Habrâr.
"1*12,-17, nom nouveau de famille ou de tribu, probablement. Eu arabe,
on possède comme nom d’homme, ïJj», (Ibn Dor., 95, 2;
253, 1; Kit. el-Ag., IV, 129, 137). Dans Yaqut, IV, 951, ^ est un nom de lieu, sur le chemin de La Mecque, et au Neged. Peut-être pourrait-on comparer ron avec de Hamdanv, 94, 9.
N° 89. — Copies.
■jaNS | rom Wahabat (de) Fa’mân.
■jqnS, nom rencontré déjà plusieurs fois, nos 29, 1,3; 33, 2.
N° 90. — Copies.
i,Î7 | Wadad'il de...
Le premier nom s’est déjà rencontré n° 27, 1, etc. Le mot suivant parait incomplet; même le second caractère est difficile à déterminer: peut-être faut-il le prendre pour un n. Mais le mot im ne donne pas de sens. Vraisemblablement le 7 indique l’appartenance à la famille ou à la localité et sera le commencement du nom qui a disparu, comme localités de l’Arabie du sud, dans Hamdanv.
N° 91. — Copies; caractères très nets.
2S3 Kalb {de)
pÿ Garân.
F-o, nom propre, trouvé en sabéen ( CIH ., 287, 5); fréquent en arabe; rencontré en safaïtique (DM., Mission..., 391, 816, etc.); en nabatéen, 0S3 dans les inscriptions du Sinaï. — nÿ, cf. n° 44.
N" 92. — Copies ; grands et beaux caractères.
rQp | bro Kâhil [de) Qâbit.
bro répond à l’arabe (Ibn Dor , 110, 19), « celui qui est arrivé à un âge mûr » ; en nabatéen b ’ro = et jbro = nom fréquent
en safaïtique (DM., Mission..., 44, 48, elc.). — mp, mentionné dans Hal., 205, 1 : rop7, famille de Qâbit; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 292.
N° 93. — Copies.
’bs
Kulay.
1S3. Le signe caractéristique du 3 est placé sur la haste de droite, au
lieu d’être sur celle de gauche. ibs peut répondre à l’arabe « reins, forces » et à l’hébreu « vase »; cf. iSs, en palmyrénien (Vogüé,
N° 94. — Copies et photographie; caractères nets; 4 lignes. Ce graffite et les 14 suivants se trouvent sur un autre rocher, à 20 mètres plus à l’est (pl. LXXV1II).
xrn | Ttr\N rouh snn
QiïSN
’Asad (de) Data’ de Y ado, ' et Sakkat, ’Afsayrn de 'A mmtrata '.
Tiyx « lion », nom fréquent en arabe et en nabatéen. — xrn peut être le nom du père de ’Asad, ou une épithète ou un nom de lieu; sur ce mot v. n° 70. — yvi « de la famille de Yada' ». Le nom se trouve en sabéen, sous la forme axyri, Sn3/"p; cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 645. — rotth nous parait être un nom propre; en sabéen, on a D3tn ( CIH ., 76, lj, comme nom de famille; l’arabe signifie « précipitation, hâte ».
En prenant comme nom propre, on interprète ce gra'fite de la
façon la plus simple : Il est composé de deux noms propres juxtaposés, sans aucun lien entre eux. Mais on remarquera facilement que les lettres de nrtfï et les suivantes sont plus développées que celles qui précèdent. Il est possible cependant de regarder le 1 comme représentant la copule et de lire un nom propre dans roui, arabe L-Cd « arme, difficulté ». Dans cette interprétation, le graffite forme un ensemble. — nnrsx peut être rapproché de l’arabe ^À\ (Ibn Dor., 196, 8), « très distingué », forme comparative de « séparer »; en nabatéen, xïsn. Dans D’îfSN, le a final représente vraisemblablement la mimation. — ymasn, v. n° 86.
N° 95. — Copies; caractères très nets (pl. CXXIV).
Karbân (de) Ruwyân.
p-p, cf. n° 199. aïs est très fréquent en sabéen dans les mots composés. — pn, nom connu par Hal., 275, 1, et nos graffites nos 102, 103, 144, etc. L’arabe connaît la ville de ^ dans le Tabaristan; mais c’est également le nom d’un village près d’Àlep (Yaqut, Mus tari Je...). Peutêtre pourrait-on comparer pn à une des nombreuses localités appelées
.1)^ en Arabie, cf. Yaqut, MuUarik... ; Yaqut, II, 883; IIamdany, 124, 17, Wüstenfeld, Gebiet..., p. 28.
N° 96. — Copies; caractères très clairs.
nzSn ’Alibbâ’
mj Nâtir.
joSn pourrait répondre à l’arabe AJf, pluriel de « intelligent »,
nom propre répandu en arabe sous sa forme masculine et sous
sa forme féminine L.J. — tgj se trouve dans le nabatéen, Sb'I'OJ (Lidzbarski, Handbuch..., p. 323). Le verbe naa signifie « garder, observer ». Peut-être 1133 a-t-il ici le sens de « gardien ».
N° 97. — Copies; caractères très nets.
Brun 13“ Dakir de Data!.
13" répond à l’arabe^Ü « rappelant, louant Dieu », nom propre masculin, Yaqut, II, 7; III, 618, etc.; en sinaïtique, nsi. — arm, v. n° 70.
N° 98. — Copies; caractères nets.
nysn Ha fat
mny {de) 'Amîrat.
nysn répond probablement à nysn de Vogué, 253. — Sur rnoy, cf. n° 45.
N° 99. — Copies; caractères nets.
□jn | 131 Wafy de 'Am (?).
iSl, cf. n° 176. — D3H. On connaît en sabéen une tribu nommée ojn (Hartmann, Ar. Frag., p. 246); mais ici nous avons certainement un i. Et peut-être ce i, au lieu d’être radical, représente-t-il le î d’appartenance; dans ce cas, oy sera un nom propre de famille ou de lieu. Dans Yaqut, III, 728, on trouve une localité appelée elle est entre Alep et Antioche; cf. U*J! (Hamdany, 220, 24). Si les caractères n’étaient pas nets, on aurait pensé à compléter nyi en ymnyi.
JN° 100. — Copies.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
7)2X37 | D'Un Hagaram de Fa'mân.
□ian. La haste du n ne s’abaisse pas verticalement, mais décrit une courbe; il semble cependant difficile de reconnaître une autre lettre dans ce signe, man est à rapprocher de l’hébreu ian, mère d’Ismaël [G en. 16, 1 ss.). En arabe on a les (Ibn Dor., 119, 14); le sens de l’arabe
« fuite » est connu de tout le monde. Sur l’existence d’une tribu •un en sabéen, cf. Hartmann, Ar. Frag., p. 366. En nabatéen vun, dans JS., Mission..., I, p. 166, 167, etc.
N° 101. — Copies.
T>T Zayd
73/31 {de) Yafa'ân.
7)7, cf. n05 179, 180. — psi, n° 67.
N° 102. — Copies; caractères fortement gravés.
pjn
Ridwân {de) Ruwyân.
pin, n° 65. — p*n, v. 95.
N° 103. — Copies; caractères fermes.
pli | ibn Hâlid {de) Ruwyân.
ibn à rapprocher de l’arabe jJUk, si fréquent.
N° 104. — Copies; caractères très nets.
•7 | iin Ridâ
Xe* de Ruwyân.
îîn n’est pas ici un nom divin, mais un nom propre d’homme. En safaïtique, iin et lin sont des noms divins (DM., Mission..., 10, 17, 30 etc.), ûn est de la même racine que pii, v. n° 65. — Ici pn est précédé de 7.
N° 105. — Copies; caractères développés et nets.
p3ND | DbÛ/N*
’ Aslam {de) Fa'mân.
abü/R répond à l’arabe (Ibn Dor., 281, 6). — IONS n’est pas précédé de 7.
N° 106. — Copies.
pan Habk
Sap7 de Qabal.
pan, nom propre, trouvé en safaïtique (DM., Mission..., 816). L’arabe signifie « tisser avec art, couper ». — Sap7, v. n° 63.
N° 107. — Copies; caractères très nets.
□Siin Yaslam
■jÿS’n de Yafa'ân.
□Sun, nom propre de la forme de l’imparfait du verbe ; fréquent en
safaïtique (DM., Mission..., 18, 179 etc.).
N° 108. — Copies; caractères un peu effacés.
TT | -)j“ Dakir...
pïOa .
737, cf. n° 67. — tt. Sur une de nos copies, le premier signe n’a qu’une barre transversale, et le 7 serait peut-être suivi d’une ou plusieurs autres lettres maintenant disparues. A la seconde ligne, deux lettres, la première et la quatrième, sont douteuses.
N° 109. — Copies; caractères nets. Ce graffite et les 3 suivants sont gravés sur un autre rocher à 50 mètres plus à l’est.
Zayd de Yafa 7m.
Habk.
Murâd de Yatmat.
77a, v. n° 8 33, 5 et 167. — nani, cf. n° 26, 2, 3.
N° 112. — Copies; caractères clairs et développés.
7 I T>î pS’
N° 110. — Copies; nom très clair.
pan
pan, V. n° 106.
N° 111. — Copies; caractères clairs.
nanin