INSCRIPTIONS MIN RENNES
Tavoâbat
naniî de Yatmat.
nnn. En sabéen, on connaît, comme nom propre, 2in, S N 3*1 n et pin.
Ici, raiii, répondant à l’arabe b\y « étoile filante », ou ‘il} J « œuvre », n’est qu’une autre forme du même nom.
N° 113. — Copies; ce graffite doit se lire de gauche à droite; il est clans un cartouche, sur un rocher situé à 100 mètres à l’est du groupe précédent.
piüÿ 3337 Sabîb 'Asiq.
2311? est à comparer à l’arabe « jeune » (Ibn Üor., 176, 16). —
pii?y, nom nouveau; cf. l’hébreu pttiy (I Chron. 8, 39), nom propre d’homme. Peut-être pii?î? serait-il ici une épithète.
N° 114. — Copies; caractères clairs. Ce graffite et le suivant se trouvent sur un rocher à 300 mètres à l’est, dans la vallée.
p3NS 1 D1H Garm [de) Famân,
Sur ata v. n° 57.
N° 115. — Copies; ce graffite n’est pas complet, probablement.
Ti?il? Sa ’d
DÏ3 .. ...Nadf.
Le mot 2ïJ, s’il est complet, peut être rapproché de « servir ».
N° 116. — Copie de notre soldat Mohammed, à l’extrémité de la vallée.
1 'A fs.
N° 117. — Copie de Mohammed, au même endroit.
iypnabil? Salâmatqaws.
ncSù? pourrait être rapproché de l’arabe aJ u. ou nom propre
masculin, en safaïtique, noSùr; en nahatéen, noibiir ( CIS ., Il, 209, 4), est un nom de femme. — 37 p est écrit avec 37, ce qui exige une racine ou jlj. L’arabe connaît comme nom propre féminin (Yaqdt, IV, 688). Le nom propre peut donc exister et on aurait ici lypncSir « paix de
Qaws ». Cependant, notre guide a pu se tromper et nous croyons qu’il faut restituer soit un ùr, soit un 3. Dans le premier cas on lirait erp qui peut être compare à l’hébreu tfip, nom du père de Saül (I Sam. 9, 1); à l’arabe Qays ou à l’édomite Qaws; cf. Wellhausen, Reste..., p. G7. Le mot qtt « don, présent », se trouve comme premier élément dans les noms babyloniens (Ranke, EBPN., p. 244). Bien qu’on puisse considérei* séparément ces deux noms, il est peut-être plus naturel de les regarder comme formant un seul mot : Salâmat Qaws « paix de Qaws ». — Si au lieu de ir on restaure un j on aura ■jp = ; cf. n° 186 où pp est écrit avec un yod.
N° 118. — Estampage et copies; gros caractères, très nets, fortement graves. Ce graffîte se trouve à l’extrémité orientale de la carrière, à fala at el-Ijammâdy, v. plan, pl. XX. Tous les graffites suivants sont reproduits ici, selon l’ordre de leur place sur le rocher, en allant du sud au nord. La grande paroi de rocher s’étend depuis l’ouâdy où nous venons de copier les graffites précédents et qui s’ouvre au-dessous de lala at el-Hammâdy, jusqu’à la vallée Ma'atadel sur une longueur de deux kilomètres environ.
■piDîn | ’jùn.s* ’Awsân de Damarân.
n’est qu’une variante de ’Aws, nos 12, 5; 27, 2. — naïi « de la famille de Damarân »; sur la pa» brm v. Hal., 504, 4 et Hartmann, Ar. Frag., p. 249. D après Aaqut, sub verbo, est un nom de vallée au
Nedjed et jU-o est le nom d’une localité entre le Nedjed et le Yamâmah.
N° 119. — Estampage et copies; grosses lettres très claires.
mi I nbnin Taymlât de Rida\
nbnin, v. n° 132. — yvii « de la famille de Rida' »; sur cette famille, v. Hartmann, Ar. Frag., p. 296.
N° 120. — Estampage; grandes lettres, mais le graffîte est inachevé.
• • | cnn Haram...
Sur ce mot, v. n° 7, 8, et Muller, Süd-ar. Alt., p. 21.
Nu 121. — Copies; caractères gravés à la pointe.
NJm Yahnci.
N3n1' est substantif a la forme de 1 imparfait du verbe njh répondant à
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
La et à pd ; sur ton comme nom propre, y. n° 32. 1; cf. l’arabe (Ibn Dor., 286, 14).
N° 122. — Copies; à 12 mètres environ du précédent.
Dint< | nui Ben Wadd ’Ahram.
71:2 « fils de Wadd ». Pour cette construction de p « fds » avec un nom de dieu, on peut comparer b ton (Lidzbarski, Ephemeris, II, p. 390); l’hébreu nrrp (I Reg. 15, 18, etc.); cf. JS., Mission..., I, p. 255 : “1 | mbix. — mnx peut être considéré comme la forme élative de ain, épithète de non; cf. intox en palmyrénien (Lidzbarski, Handbuch...). L’arabe connaît y-> (Ibn Dor., 154, 13); en nabatéen, pin; en safaïtique, ann (DM., Mission..., 25, 90 etc.).
N° 123. — Copies.
ilêx ’ Yâs.
t'ix, connu en sabéen (Hal., 577, 2) : ’Yâs fils de Wahab’il. En safaïtique, inox, transcrit en grec ’laaoç (DM., Mission..., 67); en nabatéen, il est écrit linnx (Lidzbarski, Hanclbuch..., p. 214). On peut le comparer à l’arabe (Ibn Dor., 231, 4), qui est un masdar de comme « don, présent ».
N° 124. — Copies; caractères nets.
ST | Dia Garni
•pnx de Fa'mân.
Noms déjà rencontrés plusieurs fois; cf. n° 114.
N° 125. — Copies; graffite situé aune hauteur de douze à quinze mètres, caractères très clairs.
bxnrn Ratad'il
DQnn (de) cAmîm.
btorn « consécration de ’El ou ’El a consacré »; nom propre fréquent en sabéen (IIal., 190, 13; 271, 1, 4 etc.; C1H., 241); cf. Hartmann, Ar. Frag ., p. 660. — D'O'OV, cf. n° 14, 2.
Nu 126. — Copies; caractères nets.
JiDÛts* 'Asmag.
jnilM « plus détestable » est une forme élative de « haïssable ».
N° 127. — Copies; caractères développés, dans un cartouche.
abùm ’Aslam (de)
jyxi Waba'an.
□Sires*, v. n° 105. — ■jyi'i- On peut considérer le i comme étant la copule et voir un nom propre dans jj?!, cf. n° 80. Il serait aussi possible de prendre pour un nom propre; (Yaqüt, IV, 901) est une localité mentionnée à côté de Arat, montagne célèbre entre Médine et La Mecque.
N° 128. — Copies; caractères nets, au nord du n° 122, à peu près à la même haulcur.
mm | TO Zayd de Zaby
mnp a présidé (a achevé).
mai « de Zaby », nom de lieu, ou plus vraisemblablement nom de famille, mû doit être mis en rapport avec *[mû ( CIH ., 37, 1; 356, 2; 357, 7); cf. OLZ., 1907, p. 241, 1. 7. D’après CIH., yuû, en arabe jLl, est une montagne dans le Yemen célèbre par son baal. Dans les inscriptions, le dieu Ta’lab, aSsn, est appelé ^mûbsn. IIamdany, 178, 1, cite un endroit d’eau appartenant à la tribu des Kalb, du nom de et Bekry mentionne ouâdy dans le Tîhâmali.
mnp parait être un verbe cà la 8e forme; cf. Muller, Süd-ar. Alt., p. 14, et MDVG., 1901, p. 76. Le terme « présider » voudrait peut-être signifier que Zayd était le chef d’une caravane venant de Ma 'in à el-'Ela, la direction d une caravane étant toujours une fonction importante en Arabie, ou bien qu’il était préposé à la construction de quelque édifice public, voire à l’exploitation de la carrière mentionnée dans la grande inscription n° 31, gravée à côté. Cette dernière hypothèse serait la plus satisfaisante. Naturellement mnp peut être aussi un nom propre de la racine mp = axS. Le nom propre iote est fréquent en arabe (Ibn Dor., 206, 20). Il viendrait ici après le nom de famille.
N° 129 (pl. CXXV). — Copies; caractères assez nets, dans un cartouche, sur la paroi de rocher, à une hauteur de 8 mètres environ.
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
pm Wuhbân
2~'J a fait.
pm, déjà trouvé en sabéen(HAL., 195, 6);cf. l’arabe jUaJ (1) « le don » (Yaqut, IV, 580) et le safaïtique pm (DM., Mission..., 5G2, 706% etc.). — 2VJ, dans les inscriptions sabéennes, a la signification de « placer, réparer » (CIH., 325, 2, 4; 338, 9). A côté de l’inscription précédente, ce sens serait acceptable. Si Zayd a été président, c’est Wuhbân qui a exécuté le travail. 2TJ pourrait être aussi un nom d’homme ou de localité ; Yaqut, III, 625, mentionne Xpx comme nom de lieu et également.
N" 130. — Estampage; très net. Muller, Ep. Denkm., L.
raiÿ ] mbs Kulayb [de) Gurâbat.
aibû « petit chien »; en sabéen on a trouvé diS;> [CIH., 287, 5) et □nb3 p (Hartmann, Ar. Frag., p. 274 et p. 648 s.); sur la tribu des Kalb en arabe, v. Caussin de Perceval, Essai..., I, 213, 214; II, 86, 232; III, 160, etc. Le diminutif existe également en arabe comme nom propre d’homme (Ibn Dor., 179, 16) et nom de tribu, (Ibn Dor.,
135, 16). La lecture mbs a été soupçonnée par Millier d’après la copie d’Euting, et adoptée par Mordtmann, Beitrdge ..., p. 59, qui rappelle à ce propos, avec raison, le ybXoa^oq du Périple. — miÿ, lecture certaine; contre Euting, m'a. Mordtmann, /. c., avait soupçonné la bonne lecture, d’après Muller, Ep. DenJcm ., VI, 2. Aux renseignements fournis par Muller, op. L, p. 29, on peut ajouter les différentes localités mentionnées par Yaqut, 111, 782, 783, sous les titres Hartmann, Ar.
Frag., p. 258, considère nmin comme désignant une famille. Et bien que le b ne soit pas ici exprimé, nous adoptons, même pour le cas présent, sa manière de voir.
N° 131. — Estampage.
raiv | O.'tSa Kulayb [ de ) Gurâbat.
Même graffite que le numéro précédent, écrit en caractères plus détériorés. Le 3 initial a souffert un peu; on aperçoit distinctement les deux
(1) Yàqûl attire l'attention sur l’écriture ^4*3 avec dammah sur le waw et le sukun sur le ha’. Puisque ce nom propre est si bien attesté en arabe, il est inutile de corriger pm en SHl en considérant le nûn final comme une sorte de déterminatif, comme l’a fait Lidzbarski, Epliemeris..., III, p. 210, note 1. Les noms terminés en cm sont d’un usage courant : , ^ I ,
elc.
jambages dans la partie inférieure et la barre caractéristique du sommet. Le n final est certain quoique légèrement gravé.
N° 132. — Estampage; caractères développés et très nets. Müller, Ep. Denkm., LVI.
yvn | nbaim [ | pan Hamyân de Yafa'ân et Taymlât de Rida'.
pan, cf. n° 18, 4. Dans JS., Mission..., I, p. 253, on a ion, sans la terminaison i de la même racine « défendre ». — jVDH, v. 17, 8. Il s’agit ici du même personnage que celui du n° 18, 4. — nbn’n à comparer avec l’arabe (Ibn Dor., 315, 2; Kit. el-Ag., IV, 3). La
déesse Lat , ha-Lât, si souvent mentionnée dans les inscriptions safaïtiques, avait aussi ses adorateurs parmi les Minéens d’el-'Ela; cf. encore Müller, Ep. Denkm., LIV; LV; LVI; et nos nos 28, 147, etc. — 3/rn « de Rida' », v. Hartmann, Ar. Frag., p. 296. Il s’agit ici vraisemblablement d’un nom de famille, bien qu’on trouve comme nom de localité dans Yaqut, II, 772.
N° 133. — Copies. Müller, Ep. Denkm., LIV.
TT | nbnin Taymlât de Rida '
Tunto 5TF a écrit.
“lünûl « tracer une ligne, écrire ». Sur les autres mots, v. n° 132.
N° 134. — Copies. Müller, Ep. Denkm., LIII.
Vin Hayû
liai de Marrân.
llayù est connu par les nos 11, 6; 142 etc. — na; cf. n° 203. On aperçoit une des hastes du ï à côté du n; ce qui est suffisant pour le rétablir.
N° 135. — Estampage; les caractères sont grossiers, mal formés et légèrement gravés; le graffite est renfermé dans un cartouche; 4 lignes.
bimi um
.. iaT Tl | TN
Nahastab et Hagy-Dà’datal-
«’(?) et N à tir
serviteurs de Wadd.
aiaOTii; sur ce mot, v. JS., Mission..., p. 251. — uni « et Hagv ». Le
INSCRIPTIONS MINÉENNES.
waw est presque carré et, à première vue, produirait l’impression d’un 13 ; il est cependant un peu moins grand que cette lettre, dans le graffite lui-même, un est un nom propre d’homme (Lidzbarski, Hanclbuch... , p. 276). Il serait possible de le rapprocher de l’arabe « intelligent judicieux » ou « pèlerin », de la même forme que J;j£ (Ibn Dor., 75,
?)• — 'jrilNT reste incertain de lecture. Le premier 7 est mal formé. Après le n on remarque un trait, sur l’estampage, dont le sommet s’infléchit sur la gauche; on pourrait le prendre pour un S. On lirait, dans ce cas, SrvTNT, qui ne nous est pas connu. Mais au-dessous des deux premières lettres de ce mot, se trouve un N qui ne paraît être en relation avec aucun autre mot du graffite. Cette lettre est précédée d’une longue barre de séparation, et suivie d’un trait horizontal. Peut-être ces caractères ainsi isolés forment-ils un tout, Da’dat.ala’? Le reste du graffite se composerait alors de trois noms propres, gravés aux trois premiers lignes, Nahastab et Hagy et Nâtir. Sur ce dernier mot, UU, v. n° 96. A la ligne 4, nous lisons n | UN que nous proposons de traduire par « serviteurs de Wadd ». un
serait à comparer avec l’arabe^!, pl. d^t. 11 existe une difficulté, car si UN se rapporte aux trois noms sus-mentionnés, il faudrait nun (un pluriel). Mais un ne répugne pas à être aussi un pluriel brisé. D’autre part, UN se rapporte peut-être au dernier mot seulement. Il ne serait pas impossible non plus de prendre UN pour un verbe, quoique cette explication soit moins probable. A comparer avec le n° 145.
N° 136. — Copies; caractères clairs.
y mai? I DNUn Tawb'umm (de) Ammirata \
DNlln parait être composé de un « récompense », mot fréquent dans nos graffites, et de qk « mère », à moins que dn ne soit pour dik; cf. DlNUnir, MDVG., 1906, p. 267. — Sur ymny, v. n° 8, 6.
N° 137. — Copies.
□in
Haram
iiraur
Sams
(de) Yafa'ân
Ünti, nom du dieu soleil en minéen, serait ici un nom d’homme; cf. safaïtique, DM., Mission..., 552; en arabe les yj (Ibn Dor., 318, R).
Mais iyauimn pourrait être aussi un nom propre; cf. bNnumn (E. Sachau, Aramàische Papyrus..., 27, 7).
MISSION EN ARABIE
N° 138. — Copie.
1 ysn | *|ÿn Hâdir de Yafa'ân.
-|ÿn, nom propre, peut être comparé à l’arabe ^>U. (Ibn Dor., 284, 5), et^lkL (Ibn I)or., 263, 5). Si notre graffite répond àMüLLER, Ep. Denkm., LXIV, on remarquera que nous n’avons pas le inny Sxnin qui figure, en cet endroit, sur la copie d’Euting.
N° 139. — Copies; caractères nets.
■pDÏ | T>n Hayû de Marrân.
Cf. n° 11, 6 et n° 19, 3.
N° 140. — Estampage; caractères nets et lecture certaine. La barre qu’on aperçoit sur l’estampage, entre les deux yod, n’est autre que le sommet d’un alcf d'un nom écrit en dessous.
nJiip Quyaynah.
ruïip paraît être un diminutif, « petit ouvrier », de = ^p ;
l’hébreu connaît aussi pp = .Li. Dans les inscriptions sinaïtiques, on a trouvé Unp, donné comme douteux, mais confirmé par notre graffite (Euting, Sinait. Inschr., 47a); cf. Müller, Epigr. Denkm., LVI1I.
N° 141. — Estampage très clair qui ne laisse aucun doute sur la lecture. Müller, induit en erreur par les copies imparfaites mises à sa disposition, a considéré nos nos 140, 141 et 142 comme appartenant à la même inscription de laquelle il n’a interprété que les deux derniers mots. Aucun doute qu’il ne faille les distinguer, puisque l’écriture est différente.
Snti' Zayd'il
yiy | p fils de cAwa
ymayï de lAmmirata\
yiy, nom propre nouveau, à rapprocher de l’arabe Ujt « tapage »; Freytag compare Izjc à Uy « sauterelle ». On remarquera sans doute la forme des deux y, un peu grossière ; on constatera le même galbe dans le y du mot suivant.
N° 142. — Estampage; caractères grossiers.
INSGRI PUONS MIN ÉENN ES .
ï’n Hayû.
N" 143. — Estampage; caractères clairs; à côté du n° 141. Muller, Ep. Denkm., LX.
VTI Hayû
pSH de Yafa'an.
iV 144. — Copies. Müller, Ep. Denkm., LIX.
p*n | îjh Ilidâ (de) Ruwyân.
Cf. n° 104.
N 145. Estampage. Graffîte aux caractères grossiers et mal formés, sur des lignes qui ne sont pas droites et trahissent une main inexpérimentée. Il semble qu’au début des lignes 2 et 3 le graveur — ou quelqu’un après lui — a hésité pour tracer deux a qui ne s’adaptent à aucune ligne. On ne saurait affirmer s’ils font partie intégrante de l’inscription, ou s ils peuvent être négligés dans l’explication. Ce déchiffrement des signes est certain; 3 lignes (pl. CXXV). Nous lisons :
~vuk | «ni | rnaûrru .1 | ■Qnnby | -raniy | v:x ?n .2 pia | ■'paro | p“n ?n .3