‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 67 sur 156 · L. 4. — ,73 « en lui ». — .. 7)21, début d’un mot disparu · texte numérisé non relu

L. 4. — ,73 « en lui ». — .. 7)21, début d’un mot disparu

L. 5. — ^7)2, lecture un peu incertaine. La racine J y n’existe pas en arabe.

Texte inédit.

Cette inscription est gravée sur une pierre de grès qui a été transportée duKh. Hereibeh au village d’el-'Ela ; la pierre sert actuellement de linteau de porte à une maison bâtie sur la rue appelée Seqeiq qui se dirige du sud au nord et aboutit à la porte septentrionale, en face de la source 'Aïn Ta'dil. L’inscription est complète, tracée en caractères en relief, très réguliers et artistement dessinés; les lignes, au nombre de dix (peut-être de onze), sont distinguées par un large trait, et les mots, pour n'être pas

confondus, sont séparés les uns des autres par deux points allongés qui remplacent la barre ordinaire de séparation; la longueur est de 0m,91 ; la largeur mesure 0m,32 et la hauteur moyenne des lettres est de 0m,06. Estampage (pl. LXXXII).

Nous lisons :

Tnny

' Abdwadd

*i : bssN

’afkal ( prêtre ) de Wadd

: nm : ■?

et son fils

n : ab'v)

Sâlim et Zayd-

Wadd ont

ÿn : npT

consacré le jeune

n : obii? : ob

homme Sâlim

b : nbï[n]

pour être immolé (?) à

msn

du G abat.

.to

Son (leur) double bonheur!

« serviteur de

Wadd

» est un excellent nom sémitique

Le dieu Wadd ou dieu Amour est très fréquemment nommé dans les inscriptions minéennes d’el-'Ela. Il était une des principales divinités honorées par les Minéens qui avaient naturellement implanté son culte dans leur florissante colonie du Hedjaz. Très vraisemblablement, il était regardé comme le titulaire principal du temple de Dedan (1). [.es Lihyanites, successeurs des Minéens, ne rejetèrent pas le dieu Wadd; ils lui rendirent un culte. Et notre texte porterait peut-être à croire qu’ils lui maintinrent la primauté qu’il possédait au temps de la splendeur minéenne. En tout cas, un lihyanite ne craignait pas de se déclarer « serviteur de Wadd ».

L. 2. — SjSR « prêtre ». Nous reviendrons tout à l’heure sur ce mot et sur sa véritable signification.

b- 3. — obiif rom « et son fils Sâlim ». On sait que obir peut répondre

à l’arabe

Pour l’acte dont il va être question, Sâlim est associé à son père avec un certain Zaydwadd, rm; encore un nom théophore composé avec Wadd.

L. fi. — ïpnn est un verbe à la quatiième forme. La racine Tpi n’existe pas en hébreu, mais elle est d’un emploi assez fréquent en arabe et en éthiopien. Les sens de l’arabe (Jpj sont nombreux : « tomber goutte à goutte (pluie); être aiguisé (glaive); être familier; appro-

(1) Sur Dedan, v. RB., 1910, p. 521 ss.

cher, etc. ». Ces deux dernières significations pourraient convenir au passage que nous étudions. À la quatrième forme, devrait signifier « rendre familier; faire approcher ». Et s’il s’agit d’un objet qu’on fait approcher de la divinité, on aura naturellement le sens de « consacrer ». L’hébreu fournit un exemple de ce procédé : mp « être proche », signifie, à l’hif'il, « faire approcher, offrir en sacrifice, consacrer ». En suivant un développement analogue, l’arabe peut signifier « faire approcher, consacrer », et peut-être « consacrer comme familier ». L’éthiopien wadaqa possède à peu près les mêmes sens que l’arabe : « tomber, dégoutter, etc. ». À la forme active ’cuvdaqa, il signifie « faire tomber, lancer, frapper du glaive ». Il semble bien qu’il est question, dans notre texte, d’une offrande sanglante, d’une immolation à la divinité de la personne consacrée. Ce sens, suggéré par l’éthiopien, pourrait être celui de l’arabe d’après le sens de la première forme, « être aiguisé », en parlant d’un glaive.

L. 6-7. — L’objet de cette consécration est un jeune homme ahv = nommé Sâlim, comme le fils de 'Abdwadd. Il n’est pas aisé de déterminer l’emploi immédiat auquel était destiné ce jeune homme.

L. 8. — nSï[n]n. Le o a disparu, mais il a laissé sur la pierre des vestiges assez clairs pour autoriser le lecteur à croire qu’il avait été gravé. Si on admet que nSïn est le texte authentique, on pourra l’analyser par l’arabe « endroit de la prière », par suite, une chapelle, un temple. Il est vrai que pour exprimer ce sens, la préposition 2 serait exigée ; on pourrait cependant entendre la tournure comme un accusatif de lieu.

Dans le cas où nbï, sans le a, serait considéré comme original, on pourrait s’en tenir au même ordre d’idées. Le Qoran emploie pour

désigner les synagogues des Juifs; le minéen se sert de nbï pour signifier « les chapelles, les oratoires », annexés au temple principal. Le lihyanite a pu se servir du même nom. Et en somme, on peut se demander s’il ne l’a pas fait, et si la disparition du n n’est pas intentionnelle, tellement elle est radicale. On aurait alors nbvn comme en minéen.

Toutefois, d’autres explications sont possibles. Qu’on lise nbvan ou nbxn, on peut voir dans ce mot une apposition à Sâlim, un nom propre précédé de l’article n, suivant l’usage assez fréquent du lihyanite. On dirait : « Sâlim al-Maslat » ou peut-être « Sàlim fils de Maslat ». Le nom nbïD

serait regardé comme étant de la forme (ou bien JJX-, JJ3L» etc.). Si n’est pas mentionné par les auteurs arabes comme un nom

de personne, on apprend par le Lisan al-1 Arab que cJLs est un nom

propre d’homme, qui, d’après Yâqût, II, 388; III, 812; IV, 221, etc., est d’un usage assez fréquent. De plus, employé comme nom propre, il est

toujours précédé de i article. On dit : oJudl. La même orthographe se trouve chez Ibn Doreid, 44, 11. Comme nom propre nSïn serait donc

parfaitement justifié. On notera aussi que cJHÜ est un nom de tribu (Kit. el-Af/., VIII, 28, 1. 28) se rattachant aux Nadr des Kinânah. Il serait possible de traduire : « le jeune homme Sâlim, de la tribu des Sait ».

Encore une hypothèse. Au point de vue grammatical, rien n’empêche de considérer nbmi comme une épithète de Sâlim, épithète destinée à faire connaître la manière dont il a été offert au Seigneur de Gabat.

L’arabe sJuLJ! signifie « le glaive tiré du fourreau ». Si le terme nbsan est considéré comme répondant à l’arabe cJL^Jî, il représente le participe passé passif d’un verbe dénominatif et doit être traduit par : « frappé du glaive ». On sait combien fréquemment en arabe se rencontrent ces

sortes de verbes. Du mot v. — « épée » on a s sL~, « frapper de l’épée,

décapiter » et v — signifie régulièrement « frappé de l’épée , décapité ». De « fouet », on a « fouetter » et « fouetté ». En vertu du même procédé, de vJuLa « épée, grand couteau » on a « frappé de

l’épée ». Ce terme, nous le reconnaissons, peut être une épithète accolée à Sâlim. On pouvait dire : « Sâlim, le frappé de l’épée », comme on disait au seizième siècle : Henri le Balafré. Mais au point de vue de la grammaire — en admettant la lecture nbsran = — ou sous le rapport

des usages anciens, répugne-t-il absolument de reconnaître dans cette expression l’idée d’une immolation de Sâlim à la divinité? Nous ne le pensons pas (1).

Dans le cas d’une consécration du jeune homme pour rester dans le sanctuaire, outre qu il eût été plus régulier d écrire la préposition i, il eût été plus naturel de suivre l’ordre : « ont offert à du Gàbat dans son sanctuaire », ou « dans le sanctuaire de du Gâbat ». C’est sans doute aussi à cause de l’immolation qu’on insiste sur la jeunesse de Sâlim;

(C Uïdzbarski, Ephemeris ..., III, p. 271 ss., a soumis a un nouvel examen cette inscription publiée par nous dans la Revue biblique, 1911, p. 554 ss. II n'a donné aucune explication nouvelle. 11 préfère la lecture Iwïn à nbïon, lui reconnaissant l’office d'épithète avec le sens, très banal, de « diligent, habile en affaires ». Le sens de « frappé du glaive » ne parait pas pouvoir être nié d'après les explications fournies ci-dessus.

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

les Arabes immolaient de préférence les jeunes gens, comme on le sait entre autres par la pathétique histoire du fils de saint Nil (1

L. 9. — rnjnb « au Seigneur de Gâbat ». Ce terme se rencontre fréquemment dans nos inscriptions lihyanites. Il désigne ici le Seigneur ou le Ba'al de Gâbat. Le souvenir de ce lieu a été conservé par les géographes arabes, sous le nom de LU et de LUj. Abou’l-Farauj (2) parle longuement de Lié, de son château fort et des richesses qui s’y trouvaient. 11 place cette localité auprès de Et Yâqût (3) situe à trois milles de Médine, sur la route de Damas; LU était donc au sud d’el-'Ela, sur la route de Médine. Mais Yâqût parle de LU d’après une de ses sources seulement, d’après Tabary, car, selon d’autres témoignages, il écrit LUj. Et pour lui, LUj et LU représentent la même localité auprès de

Avant Yâqût, le célèbre Bekry (4) avait mentionné la même tradition. Pour ce dernier, LU se trouve un peu au nord de ; il y a des richesses abondantes; « les nombreux palmiers fournissaient des dattes aux femmes du Prophète ». Il y a trois jours de marche de Médine à LUI! LU « la Gâbat supérieure », qu’il distingue de iLJî LU « la Gâbat inférieure ». Dans un autre passage (5), Bekry place immédiatement après la

ville de LUj. Sous l’appellation de LUj, on n’hésitera pas, croyons-nous, à reconnaître notre najn « Seigneur ou Ba'al de Gâbat ». Cette localité était justement célèbre à cause de la fertilité du sol et de l abondance de ses palmiers; son Ba'al jouissait de sa renommée, à en juger par la mention fréquente qui en est faite dans les inscriptions lihyanites. C’est pour ce motif que le nom de rajn s’est conservé dans LUj malgré la différence de prononciation entre i et ■?. Et les auteurs arabes, comme Yâqût, ont enregistré le fait sans le comprendre.

Il est malheureusement impossible de dire le nom de ce Seigneur divin de Gâbat. Serait-ce l’étoile du matin, à laquelle les Arabes de saint Nil voulaient immoler Théodule?

L. 10. — rmDiD, v. n° 35. On s’attendrait à lire ici an, pronom suffixe du pluriel, qui se rapporterait à tous les sujets du verbe; mais le n seul est certain; il termine la ligne. Il faut admettre le renvoi du n à une autre ligne qui a vraisemblablement existé.

(1) Lagrange, Éludes sur les religions sëm., 2e éd., p. 257 s.

(2) Kit. el-Ag..., Xllf, 123.

(3) Yaqut, II, 931.

(4) Berry, 331.

(5) Berry, 175.

L’intérêt vraiment peu ordinaire de ce texte nous engage à déterminer la signification propre du terme Ssdn sur lequel nous avons promis de nous arrêter un instant.

Le mot Sdsn lihyanite répond évidemment au nabatéen nSssn mentionné dans une inscription funéraire de Médâïn-Sâleh, JS., Mission..., I, p. 171. Dans cet endroit, nous avons indiqué succinctement comment, après les premières hésitations des savants, une interprétation nouvelle de ce nom se dégageait peu à peu et tendait à prévaloir. Après avoir mentionné les éclaircissements successifs fournis par Lidzbarski (1) et Littmann (2), nous ajoutions : « Ce mot a été rapproché de l’assyrien ab-(p) kallu (3), dont le sens de « sage » (4) est le plus fréquent et qui sert d’épithète à un prêtre ou à un devin. Il est fort possible que F’afkal nabatéen ait revêtu ce double caractère qui, dans l’antiquité, était assez commun au même individu. Ce devait être, en tout cas, un personnage important pour qu’on créât ainsi à son profit, dans le cas d’une violation de sépulture, une amende de mille drachmes, payée d’ordinaire au roi, quelquefois cependant au stratège. Peut-être ne serait-on pas très loin de la vérité en reconnaissant en lui la première autorité religieuse locale. »

Cette hypothèse reçoit aujourd’hui une nouvelle confirmation.

On remarquera d’abord que 'Abdwadd, l’auteur de l inscription, porte le titre de ti | SjSN'. Ici ’Afkal est déterminé par le nom du dieu Wadd; il désigne donc, selon toute vraisemblance, un dignitaire chargé des intérêts du dieu. Et, de ce chef, ne semble-t-il pas qu’on soit autorisé à traduire 71 | SaSN par « prêtre de Wadd » ?

L’inscription palmyrénienne qui a déterminé Lidzbarski à chercher un titre religieux dans Sdsn, ne contredit nullement cette interprétation. Il est très exact, suivant la remarque de Lidzbarski, que SdSR se trouve après un nom propre de personne (5), mais il est encore plus important de noter que ce terme est déterminé par le nom du dieu 'Azîzü, comme dans notre texte il est en connexion intime avec le dieu Wadd. Et un détail assez piquant mérite d’être relevé : alors que Bal fait une consécration à deux dieux, Arsû et 'Azizû, il ne se déclare l’afkal que d’un

(1) Ephemeris..., I, p. 202.

(2) Semitics inscriptions, p. 78.

(3) Hommel, Theolog. Lit. bl., 1901, col. 497.

(4) Dhorme, Choix de Textes, p. 34 s. (1. 55), 52 s. (1. 93), etc...

(5) Pour permettre au lecteur de suivre plus facilement la discussion, nous donnons la traduction de cette inscription palmyrénienne :

« Pour Arsu et pour 'Azizû, dieux bons et louables, a fait (ceci) Ba'l fils de Yarhibola’,

A f hal de Azizû, dieu bon et miséricordieux, pour sa vie et celle de son frère, au mois d’octobre de l’an 500, etc. »

seul il), xhSn yyrtÿ h basa. L’afkal désignait donc une dignité religieuse bien spécifiée (2). Et il semble que la meilleure traduction à proposer soit celle de « prêtre ».

La tradition arabe, si obscure et si embrouillée soit-elle, confirme cette interprétation.

Dans le « Livre des Chansons » ( Kitâb el-Agâny ), JxKü désigne certainement un personnage dépositaire d’une autorité religieuse différente de l’autorité civile ordinaire. On lit en effet (Kit. el-Ag..., XXI, p. 186) : « L afkal était Amr ben al-Gu'ayd... Le pouvoir sur les Babi'at appartenait aux Dubay'at ’Adgam...; ensuite il passa aux 'Anzali..., ensuite

aux Abd al-Qays, et c’est Y’ afkal qui l’obtint, et il s’appelait 'Amr ben al-Gu'ayd. »

Dans Kit. el-Ag., XV, 76, on trouve, à propos d’un vers de 'Alqamah sur Amr ben al-Gu'ayd, ce renseignement significatif : « 'Amr ben al- Gu'ayd était prêtre, ; il était des Béni 'Amir, ben ad-Dil, ben Sanni, ben ’Afsa ben 'Abd al-Qays. Cette dignité ne cessa point parmi ses descendants dont l’un, ar-Ribàb ben al-Barâ’, exerçait les fonctions de prêtre lorsqu’il renonça au paganisme pour passera la religion du Mesili. » Dans le « Livre des Chansons » nous trouvons le même personnage, 'Amr ben al-Gu'ayd, nommé afkal dans un endroit, et appelé prêtre dans un autre passage. A la rigueur, il pourrait se faire que ces deux appellations s appliquassent à deux fonctions différentes, mais il est de beaucoup plus

probable que ces deux termes ne désignent qu’une seule et même dignité : celle de prêtre.

Cette tradition a été recueillie par Ibn Doreid, dans son livre intitulé Istiqdq ou « l'Étymologie ». A la page 197, 1. 7, il dit : « Aux Béni ad-Dil appartenait Y 'afkal qui s’appelait 'Amr ben Gu'ayd ». C’est évidemment le même personnage que celui du « Livre des Chansons ». Et après avoir dit que le terme afkal était devenu synonyme de « tonnerre et tempête », pour signifier l’effroi qu’inspirait ce personnage, il ajoute : « Et l’afkal

(1) Dans 1 inscription nahatéenne, l ’afkal n’est déterminé par aucun nom divin : « Et quiconque ne fera pas comme c’est écrit ci-dessus sera redevable à Dûsarâ et à Hobal et à Manûtu de 5 a am clins et à 1 ’atkal d’une amende de mille drachmes de ITarélat. »

(2) Si l’inscription de Warka, Hommel, Süd-ar. Chrest., p. 113, à laquelle fait allusion Lidz-

barski, portait W | SsSN et si mît était pour mfiy, on aurait un rapport assez curieux entre cette inscription minéenne (? ) et l’inscription palmyrénienne déjà citée. On sait en effet (v. Dussaud, Notes de mythologie syrienne, p. 11, etc.) que WW, jjj*, n’était qu’une épithète et que le nom spécifique du dieu était | infiy, l’étoile du matin. Le TDW de Palmyre

serait une reproduction du infllt 73JDN minéen. Serait-il permis de dire aussi que le lihyanite (avec le nabaléen?) a hérité ce nom du minéen?

MISSION EN ARABIE. — II. oc

était seigneur des Rabi'at au temps de l’ignorance; il était tyrannique et cupide. »

Le Lisân aWArab a enregistré la même tradition : F’afkal est représenté comme un personnage tyrannique semant partout l’épouvante. Dans les lexiques arabes usuels JaJÎ est traduit par « crainte, tremblement ».

Peut-être d’autres ouvrages arabes, que nous n’avons pas sous la main, contiennent-ils des renseignements plus explicites sur ce dignitaire qui a dû, à un moment donné, exercer ses fonctions à la manière des faqîrs modernes, en inspirant la crainte et la terreur : les spécialistes sauront trouver ces textes et les mettre en valeur. Qu’il nous suffise, pour le moment, d’avoir montré que la tradition arabe a conservé le souvenir de l”afkal, prêtre (1); cela confirme d’une manière assez décisive la proposition que nous avons faite de traduire Tl | bzSN par « prêtre de Wadd ». De nouvelles découvertes accroîtront sans doute la lumière sur ce point.

Texte inédit.

Gravé sur le montant d’une porte de maison, à l’extrémité nord-ouest du village; fragment tronqué de tous côtés; les caractères ont souffert et sont en partie effacés; longueur 0m,35; largeur 0m,22; hauteur moyenne des lettres 0m,03 ; six lignes (pl. LXXXI et CV).

Nous lisons :

... ai | ]r\y' tn | ■pjs'n ... .2

(1) Si quelque auteur a déjà fait le rapprochement enlre le S:>2N des inscriptions et le prêtre JiCij) de la tradition arabe, nous n’en avons pas connaissance et il nous est difficile de nous renseigner, à Jérusalem. Nous savons seulement qu’on a essayé de rattacher bsSN à la racine

(Clermont-Ganneau, Recueil..., IV, p. 404). Lidzbarski, qui cite matériellement le mot

£ i ^ Çi /

jiCàl sans en rien tirer, le regarderait volontiers comme l’équivalent de « celui qui fait

attention à une chose, qui s’applique ». Les renseignements tirés de la tradition arabe sur

JiCiî cadrent peu avec ces hypothèses. Inutile d’insister sur le fait qu’en arabe on écrit généra-

lement J-O'i!! « le ’afkal », comme si on voulait indiquer le prêtre connu de tous, « le grand prêtre ». Quant à l’étymologie du mot, on hésitera sans doute encore longtemps, avant de la déterminer. Mais dès maintenant deux voies paraissent ouvertes : rattacher boSN à une racine assyrienne, en cherchant dans ce domaine l’origine du nom et de la fonction, ou bien attribuer

à l’ancienne langue du sud de l’Arabie la propriété de ce terme. On reconnaîtra qu’au point de

vue arabe, J-.O! est un comparatif qui peut aisément être pris pour un superlatif.

INSCRIPTIONS LIIIYANITES.

... bbm | rajn ... .3 ... n .13 | nÿn f ... .4 ... | ^babni ... .5 ... nynûn ... .6

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