et en audition
1. On n aperçoit que l’extrémité inférieure de quelques lettres.
L* 2. La fin du premier mot est douteuse. Peut-être pourrait-on prendre ces premiers signes pour un i — lecture très plausible, car le 2, qui est très effacé, a laissé des vestiges de son existence. Pu Yafa'an
est un mot fort connu en minéen, et en lihyanite on trouve ygi, n° 162.
•jn^nN. Le y reste un peu douteux : il est traversé par une ligne qui ressemble à la barre caractéristique du waw, bien qu’elle ne soit probablement qu'un défaut de la pierre. Le mot ne paraît pas être d’une racine 5HN qui n’existe pas; on le regardera soit comme un pluriel brisé de la forme Jbi', *Le3l « invocations »; soit comme la première
personne du verbe : « j’invoque ». pi, le pronom suffixe féminin plu¬
riel, se rapporterait peut-être à des divinités nommées dans la partie détériorée. — Le signe suivant a quelques apparences de i Irès développé. Le n qui vient après reste douteux.
L. 3. — nain. Le î n’est pas très visible, mais il se restitue aisément. — bbm. Au n° 346, on trouve nbbn comme nom propre. On serait tenté de lire Sam, n° 72, 6. Mais le signe qui vient après le n a plutôt les apparences d’un b; cependant, comme les caractères ont souffert beaucoup, le 2 reste possible.
L- — nj/n parait être la fin d’un mot, peut-être une 8e ou une 10e forme; le signe qui précède le premier n est trop effacé pour être déterminé. Si c’était simplement la barre, nÿn aurait quelque probabilité de s’expliquer par l’arabe ^%‘S « être content ». — Le mot suivant reste douteux, n, 13; même le premier signe pourrait être un n.
L. 5. qbxbrn. Le waw est certain. — qbN'biî « l’oncle est familier », est un excellent nom sémitique.
L. 6. — bnaün. Le n final peut être restitué d’après les vestiges laissés sur l’estampage. Dj/nû? pourrait être un nom propre. En safaïtique on a trouvé *?cir (Vogué, 241) et nynir (DM., Mission..., 790). U est possible
aussi de le regarder comme un nom commun; on traduit nynitf par « en audition, en renommée ».
Texte inédit.
Au-dessus de la fenêtre d’une maison bâtie à cheval sur la rue appelée Seqeiq; fragment tronqué de tous côtés; les caractères sont régulièrement tracés, en relief, sur des lignes séparées par un large bandeau, mais ils ont souffert et sont en partie illisibles; longueur 0m,47 ; largeur 0m,24; hauteur moyenne des lettres 0œ,04 ; neuf lignes (pl. LXXXI et CV).
Nous lisons :
...nb.ii ... .1 ...bn | iby ... .2 ...W? | bn ... .3 ...hbrn | =] ... .4 ...i | qaa ... .5
...ans ... .6
...brtnb ... .7 ...un | an ... .8 ...ira ... .9