‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 92 sur 156 · bravo à lui · texte numérisé non relu

bravo à lui

L. 1. — aroNJ.Tn, nom propre composé de trois éléments. Les deux derniers, anattan, forment un tout, v. n° 62, 5, devant lequel on a placé Tî, v. n° 45, 1.

L. 2. — m. Après le sujet, exprimé à la ligne précédente, on s’attend naturellement à rencontrer le verbe. Ce dernier est rendu par sni qui répond à l’arabe « placer » mais qui peut aussi être l’équivalent de à la seconde forme. Le verbe signifie également « placer » mais il a de plus, en sa qualité de verbe doublement transitif, la propriété de gouverner deux accusatifs : celui de la personne et celui de la chose. C’est précisément ce que nous allons constater. — tJl est le pluriel, à l’état construit, de p « fils ».

L. 3. — N"U, nom propre masculin, est à comparer avec le nom propre arabe Jjj (Ibn Dor., 244,8); l’arabe signifie « être pur ». — “iniinn « la chambre sépulcrale, la tombe », v. n° 45, 3. Ce nom est gouverné directement à 1 accusatif par le verbe sni — Il est donc superflu de supposer une préposition, n par exemple, devant le nom de lieu.

L. 4. — nbs « et à lui », répondant à l’arabe 'J' Le pronom suffixe n se rapporte au sujet exprimé à la ligne 1. — xn « bravo, voici ».

Auprès de cette inscription, nous n’avons remarqué aucune trace de tombe. Mais cette absence de tout monument n’infirme en aucune manière la traduction proposée; v. nos 72-77.

Müller, Epigr. Denkm 34.

Gravé sur un rocher isolé (pl. XX, 26) en face des ruines de Herei-

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

beh, à l’est, à quelques mètres au nord du numéro précédent. Ce rocher s’est détaché de la montagne, peut-être après avoir reçu le document qui nous occupe ; car il y est question d’un tombeau qui paraît réclamer un espace plus considérable que celui de la surface de ce bloc; voir cependant à ce sujet les remarques faites au n° 76. L'inscription contient quatre, cinq ou six lignes suivant la manière de l’interpréter. Les deux dernières lignes peuvent être considérées, en effet, comme complétant le document ou bien comme constituant un graffite à part, sans relation avec ce qui précède : on essaiera plus loin de résoudre cette difficulté.

Notons encore que la fin des lignes, à gauche, est marquée par un trait intentionnellement tracé, qui par ses contours sépare les mois de cette inscription de ceux d’un autre graffite juxtaposé, n° 80. Euting, dans sa copie, n’a point noté cette ligne de démarcation, et pourtant Muller a fort justement pressenti qu’il se trouvait en face de deux ou trois inscriptions différentes, mais il lui était impossible de les démêler, puisqu’il n’avait sous les yeux qu’une copie assez imparfaite. Longueur 0m,66; largeur (non compris les deux dernières lignes) 0m,27; avec les deux dernières lignes 0m,44; hauteur moyenne des lettres 0m,05; les caractères, sans être des plus soignés, sont assez nettement tracés; estampage et copie (pi. LXXXV et CX).

Nous lisons :

un | mxm | min .1 npn | ïbrrn | 7ïj .2 s | nmrm'i | on | ni | 7 .3

nbnm | ,7770 .5/4 .6/5

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