‹ Mission archéologique en Arabie (volume 2)Chapitre 93 sur 156 · Marâr · texte numérisé non relu

Marâr

4/5. Murrârali et Hubblah 5/6. et Nu as.

L. 1. — 37770. Mtiller a lu nb7Q, prenant pour un b la troisième consonne. Mais ce signe est de tout point semblable à celui qui précède. La lecture nb70 doit donc céder la place à 17770, nom propre qui pourra être comparé à l’arabe ,!JJ! [Kit. el-Ag., II, 135; V, 109, etc.; Yaqut, Register..., ad verbum). L’arabe connaît aussi \y [Kit. el-Ag., XY, 43; y;

Yaqut, Register...; Kit. el-Ag., Tables...; Ibn Dor., 14, 19); en safaïtique, 3770 (DM., Mission..., 840); en nabatéen (JS., Mission..., p. 183); sur le nom propre 70, v. n° 77, 2. — msm. Toutes les lettres sont certaines, excepté la seconde à laquelle cependant nous avons déjà reconnu la valeur de ÿ, nos 52, 2; 55, 3; 59,2. ,773337 serait à rapprocher de l’hébreu

rhïn ( Gen . 46, 9; Ex. 6, 14, etc.). L’arabe connait^^L comme nom propre (Ibn Dor., 263, 14); le Lisân, ad verbum, nous avertit qu’on peut s’appeler indifféremment j-oLv, yo l=s^ ou^-^^. — ua. Le a signalé comme douteux par Millier est sûr d’après notre estampage et notre copie; le trait marqué au-dessus du jambage de gauche sur la copie d'Euting n’existe pas. En cet endroit, on aperçoit seulement un défaut du rocher qui se poursuit assez haut sur l’estampage. Euting a été induit en erreur par cette éraflure. Après Ua, ce n’est pas une simple barre de séparation qui existe, mais la grande ligne ininterrompue dont nous avons déjà parlé. Et cette ligne a pour but de séparer, non deux mots de la même inscription mais deux inscriptions juxtaposées. Par conséquent, le complément de 131 n’est pas à chercher à la suite de la barre, mais au commencement de la ligne suivante.

L. 2. — iïj. Le second signe est lu i comme dans msn, malgré l’inflexion, vers la gauche, de l’extrémité inférieure de la grande haste. Millier n’a pas transcrit ce signe, est à comparer au nom propre arabe yeiï\ (Ibn Dor., 18, 1; Kit. el-Ag., I, 10; 1Y, 21 etc.; al-Hamàsah, 437). — ririR, certain comme lecture, a le même sens qu’au n° 43, 2.

L. 2-3. — ni I npn « ce tombeau ». Au lieu d’un p, Euting a dessiné un le n de ni est aussi mal copié. Nous avons ici la preuve manifeste qu’une grande barre sépare cette inscription d’un autre document juxtaposé. Nous voyons en effet à la fin de la ligne 2 les lettres ipn et au commencement de la ligne suivante le n suivi d’une barre et de ni. Impossible de mettre en doute cette lecture qui donne le meilleur sens du monde.

L. 3. — an « eux ». C’est le pronom personnel séparé, employé ici parce qu’on veut introduire un autre sujet. Dans les inscriptions nabatéennes on trouve souvent la formule : Un tel a fait le tombeau 'pour lui-même et pour... — ornnRl « et leurs frères ». Le mot a été lu par Millier qui, trompé par une copie inexacte, a émis un doute sur la valeur de la lettre n ; mais notre estampage fait cesser tout scrupule à ce sujet. Après le mot □mnN se trouve une barre de séparation et ensuite un s auquel on donnera la valeur de waw. On sait qu’en tamoudéen très souvent les noms propres sont précédés de s : ce serait le cas ici, puisque l’inscription se continue par un nom propre.

L. 4. — «na„ Ce mot n’a pas été transcrit par Euting qui a passé immédiatement à la ligne 5. Le nom est pourtant assez net, sauf le a un peu plus petit, mais certain cependant, et il s’explique par l’arabe^ et

INSCRIPTIONS LIHYANITES.

y, v. 1. 1. Mais on notera qu’un peu au-dessous de rra, se trouve une autre ligne commençant par min comme le début de l’inscription — non nbin suivant la lecture de Müller. On pourrait se demander s’il ne laudrait pas chercher ici la suite régulière et rationnelle du texte. De cette façon, le mot onirm aurait comme déterminatif les trois noms piopies de la ligne 5, min, nbnn et Et le nom nn serait considéré comme le nom d’un autre personnage, ou bien comme étant déterminé par nnn qui continuerait simplement la ligne 4. — nbnm. Lecture certaine. Le n a un grand développement : la dernière barre est très accentuée et un défaut de la pierre, h côté, pourrait le faire prendre pour un n, mais cependant la forme du n ne saurait être révoquée en doute. Du reste le mot s’explique aisément : an répond à l’arabe « aimer,

amour » et nb est pour nbx. En safaïtique, on a trouvé bain (DM., Mission..., 672). L’arabe connaît d’autres noms propres ïLs., XL, qui vraisemblablement supposent une autre étymologie.

L. 5. — ümn « et Nu’âs ». La lecture ne saurait soulever une difficulté

sérieuse, bien que le ù? final soit un peu penché; mais l’écriture n’est pas tellement soignée qu’on ait lieu de se laisser arrêter par ce détail, ùrs; nous parait être le même nom que à?Njn, moins l’.irlicle, ce qui est digne de remarque.

Müller, Epigr. Denkrn., 34.

A gauche du n° 79, séparé de ce dernier par une ligne dont nous avons parlé au n° précédent. Le graffite est assez mal gravé et ne parait pas avoir été jamais complet; longueur Om, 22; largeur 0m,21; hauteur moyenne des lettres 0m,04. Estampage et copie (pi. LXXXV et CX).

Nous lisons :

I ’sjn .1 mai | i .2 nu? | ib .3

b I rrr .4

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