de Lihyan
L. 1. — Tin. Il manque plusieurs lignes à cette inscription, qui ressemble de tous points aux précédentes trouvées également sur des bases, au même endroit. Tin est à comparer à l’hébreu TH, nom d’un roi de Madian (Nomb. 31, 8; Jos. 13, 21; cf. Ex. 17, 10); en arabe est aussi un nom propre (Ibn Dor., 228, 5; DM., Voyage..., 90, 305). — Tirnn
peut être rapproché de l’arabe (Kit. el-Ag., XVI, 80; XX, 120; Ibn Dor., 180, 23; cf. Müller, Epigr. Denkm., 10). Hûr (Hawwâr) et Musàd auraient été en rapport avec du Gâbat. Il semble difficile, sinon impossible, de regarder ces deux noms comme des noms communs. — 12 est à compléter en niais. Les deux lettres restituées prouvent qu’il manque très peu de chose à la tin des lignes. La formule ordinaire se retrouve complète, mais on remarquera que les mots ne sont pas toujours dans le même ordre.
L. 2. — n | ruiy « année neuvième »? Le n, assez effacé, doit être complété en yii?n.
L. 3. — ne. Le signe qui précède le n ressemble à un n renversé. On aurait un mot lu non; la racine CUa-â- n’est pas donnée dans les lexiques arabes. — U'ti'O est très probable comme lecture. Le second signe est seul un peu douteux, mais il sera pris pour un izi plutôt que pour un 3 à cause de l’extrémité inférieure de la barre qui s’infléchit et se prolonge vers la gauche ; sur düg v. n° 349. Les mots qui suivent sont presque certains comme déchiffrement. Si tel ou tel signe est douteux en particulier, il est aisé de le restaurer d’après le contexte. L’inscription elle-même se complète facilement dans son ensemble. Elle devait donner le nom du personnage auquel était érigé le monument, le nom des auteurs de la dédicace et la date de l’érection; peut-être contenait-elle aussi le nom du sculpteur et du graveur.
GrAFFITES LIHYANITES.
Ces graffiles sont donnés dans le même ordre que les graffites minéens suivant la place qu'ils occupent sur les rochers d’el-'Ela, de Hereibeh et de la vallée qui remonte jusqu’à Médâïn-Sâleh, en allant du sud au nord. Les groupes les plus importants seront localisés d’une façon précise.
Les numéros 86-177 ont été copiés ou estampés sur les rochers qui bordent la vallée, à l’ouest de la gare d’el-'Éla, en face des jardins du Mensiyeh.
N" 86. — Copies; caractères nets, sous le ventre d’un chameau, à côté d’animaux de fantaisie (pi. CXXIX).
Snïj Saal.
Snù? pourrait être rapproché de l’hébreu L’arabe jL signifie
« demander ».
N° 87. — Copies; sur un grand rocher détaché de la montagne.
iwïiy ' Aydnas .
xaivy est composé de -py répondant à ioL « se réfugiant vers quelqu’un » ou mieux à iUs « refuge » et de Ütj qui rappelle JJ! « les hommes », mais qui peut répondre aussi à , d’où est dérivé ^J J (lux Don.,
118, 7). De la racine ijc sont formés plusieurs noms propres en arabe,
(Ibn Dor., 169, 1; 314, 15; cf. Lidzbarski, Handbuch.
N° 88. — Copies; caractères clairs, au-dessus d’un cheval (pl. CXXIX).
iQI liamy.
Cf. l'hébreu rOm (Esdr. 10, 25); le safaïtique Smqi (DM., Voyage..., 77). 11 est vrai que ces derniers noms peuvent s’expliquer par l’hébreu m « être élevé » (Littmann, Serait, inscr., p. 123), tandis que nous avons ici une racine « jeter ».
N° 89. — Copies; caractères clairs; mots séparés par un point; au nordouest du précédent, sur un grand rocher.
ùroy.’p.nrmsr ' Abd Huit fils (le ' Unays .
nrvny « serviteur de Hutt ». nn, trouvé en safaïtique, a été rapproché de l’hébreu nnn (1 Chr. 4, 13). L’arabe connaît de la racine
« secouer, abattre ». Cf. Ibn Dor., 148, 11 où est donné, en note,
comme étant le nom d’un clan des Kindah. — iyoy répond à diminutif de fjJa, nom propre d’homme (Ibn Dor., 247, 20 et Abou’l-Fkda, Hist. a.ntéisl., p. 188, 1. 17); signifie « chamelle forte ».
N° 90. — Copies; à trois cents mètres environ au nord du numéro précédent (pl. CXXIX).
■jrin Bahan.
jna. peut être rapproché de l’hébreu ■jnn. « tour de garde » ou ]rû
« épreuve » ; on pourrait aussi penser à l’arabe « qui marche rapidement, mais à petits pas », « sorte de dattes ».
N° 91. — Copie; en face du précédent (pl. CXXIX).
nbnn Taymlah.
Sur la copie, le troisième signe ressemble plutôt à un a. qu’à un S, mais le nom ne paraît guère douteux; il est pour nb(N') dti; il se rencontre cinq ou six fois dans les graffites; cf. en nabatéen, inbon (JS., Mission..., I, p. 219).
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
Nü 92. — Copie; sur la même paroi (pl. CXXIX).
inrPD-in Harîmyatra\
Sur cnn, cf. n° 45, 1 . — m n\ Le second signe est pris pour un n d’après les remarques du n° 81 ; le troisième signe qui, à son sommet, se confond avec un défaut de la roche, peut représenter un i. La racine « être importun à ses proches par de trop fréquentes visites » peut servir de matière à un nom propre. On aimerait à lire yni, nom fréquent en minéen, mais cela ne parait pas possible; car il faut tenir compte du troisième signe.
N" 93. — Copie; sur la même paroi que le précédent, en allant un peu vers le nord (pl. CXXIX).
“lOy 'Omar.
Cf. l’arabe^ (Ibn Dor., 32, 3) et l’hébreu 'ney.
N" 94. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
Ipïjnny ' Abd'asqar .
myjmy serait un nom nouveau. La racine *ipyy pourrait exister; nous ne la trouvons pas dans les livres qui sont à notre disposition. On pourrait peut-être songer à corriger le y en ' en supposant une barre audessous du cercle. On lirait alors ipïi, imparfait du verbe ipy =
« frapper, nuire »; nombreux sont les noms propres sur la forme de l’imparfait.
N° 95. — Copie; sur la même paroi (pl. CXXIX).
m vj me | mï
Le y qui marque le début du troisième mot doit être corrigé vraisemblablement en waw. Ces trois mots peuvent être des noms propres, ni serait à comparer à l’arabe Lo (Ibn Dor., 278, 2) ; me rappellerait l’hébreu me « tribut »; mi est à comparer à l’arabe « mesurer avec
la coudée »; £-(i> « bras, puissance ».
Mais il ne serait pas impossible de voir dans ces graffites trois noms communs : mi répond à l’arabe « frapper, marquer etc. ». me peut être comparé à l’arabe sjs « son étendue, sa mesure ». — mi égale c.
« mesurer ». On aurait ainsi une phrase : « il a marqué son étendue et a mesuré », phrase qui s appliquerait peut-être à une prise de possession de la roche suivant un usage bien connu. Cependant cette interprétation est fort hypothétique.
N° 96. — Copie ; sur un grand rocher, en face des précédents.
iztn Hass.
irn peut être rapproché de l’arabe « sensation, perfidie » ou de 1 arabe « chercher du butin », « nourriture de dattes broyées ».
N° 97. — Copie; même endroit (pl. CXXIX).
ISrân : spl llabaf fils de Si V.
ïpi. Le second signe est certainement un 2. La racine «pi n’existe cependant ni en arabe ni en hébreu. Aurait-on oublié de marquer au-dessus du signe la petite barre caractéristique du tir ? Dans ce cas, on lirait à comparer avec 1 hebreu « flamme » et tpin des inscriptions phéniciennes de Sidon. — “lyiir rappelle le nom propre arabe j*~, (Ibn Dor., 328, 18) sans parler de l’hébreu ytyùr.
N° 98. — Copie; même endroit (pl. XXXIX). .
...n | vn Badie.
ns peut être comparé à l’arabe yJ « désert » ; cf. DM., Mission..., 174-
Maintes fois nous avons entendu les nomades s’appeler entré eux Bédû et non pas seulement Bédâwy.
A titre de spécimen, nous reproduisons (pl. X, 1) la photographie de la paroi de rocher sur laquelle se trouvent quelques-uns des graffites suivants. Sur la face à peine lisse de la roche, on aperçoit, cà droite de la photographie, une grande croix, très régulière et très bien gravée. Un peu audessus, se distingue une main surmontée de deux noms. Viennent ensuite les représentations plus ou moins burlesques de chameaux, de gazelles, et de personnages nus tenant à la main des objets indéterminés. C’est paimi ces dessins plus ou moins fantaisistes que se lisent les graffites lihyanites ou tamoudéens, souvent entrecoupés par les wasens des tribus.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
N° 99. — Copie; sur la paroi de rocher, en face de la gare, à l’ouest (pl. CXXIX).
bbû? Salûl.
bbir est à rapprocher du nom propre arabe (Ibn Dor., 271, 12). La racine J— signifie « tirer, dégainer ».
N° 100. — Copie.
Yabalan.
}blh lu de gauche à droite, ainsi que le suggèrent le b et le j, peut être rapproché de l’hébreu bii, le père des nomades [G en. 4, 20).
N° 101. — Copie.
rpx pna Mahnûn ’Ayah.
]:na s’analyse assez aisément par une forme de la racine
« être miséricordieux, avoir de la compassion ». — nus* aurait-il quelque rapport avec le nus* des inscriptions araméennes? cf. Lidzbarski, Handbuch..., p. 213.
N° 102. — Copie.
22XÙ p Fils de Sabâb.
Sur nnu; v. inscr. min. n° 206.
N° 103. — Copie.
ÿpn vnnN
’Umm Md 'y Taqid.
Le premier élément de ce nom composé pourrait se lire : j/nas* ’Umm May, à rapprocher de l’arabe L’arabe ’Lxj= est un nom propre
d’homme et de tribu (Kit. el-Ag ., XII, 129; VII, 47). Sur jjpn v. n° 147.
N° 104. — Copie (pl. CXXIX).
iuiN* ynÿ Sayia ' 'Aws.
ynir peut être rapproché de l’arabe aZi, « partisan »; cf. l’arabe £*pj| (Kit. el-Ag., XIII, 37; XVIII, 29, etc.), et le nom
(Kit. el-Ag., XI, 130); comparer le safaïtique yui (DM., Mission..., 220)
et 1JV dans Dpnytti 38, 2).
. En hébreu jnur est un nom propre (Gen.
N°105. — Copie; tout auprès de la grande croix (pl. CXXIX).
SnÙTini Ya’aws’il
ni Barân.
SnÜJIR’ estime forme intéressante à côté de la forme stéréotypée SrÙtin. — pi peut être rapproché de l’arabeji (Yaqut, I, 541).
N° 106. — Copie; au milieu de wasems (pl. CXXIX; v. photo., pl. X, 1). m T>1 Par la main de Watt.
m, qu’on aimerait à pouvoir lire n mais qui n’otfre aucun doute comme
lecture, rappelle ütj « ânesse sauvage ».
N° 107. — Copie; au-dessus d’une main (v. phot., pl. X, 1).
rPTR? 'Azaryah
n'i'tTN p fils de ’Ausyah.
nniy rappelle l’hébreu nnp. — ruins: fait penser immédiatement à « don » suivi de la terminaison n\ Évidemment, on a ici deux noms juifs écrits en caractères liliyanites.
N° 108. — Copie; les deux premiers signes sont écrits un peu en contre-bas (pl. CXXIX).
D2N pisS Par Fur An ’Amar.
pis répond au nom propre arabe « qui a une grande cheve¬
lure » [Kit . el-Ag., VI, 33; XIV, 46). — est également un nom propre (Hartmann, Ar. Frag., p. 165; cf. Lidzbarski, Ephemeris..., II, p. 387). En hébreu 1SR est un nom propre [Jér. 20, 1, etc.).
N" 109. — Copie et photo. ; en gros caractères de 0,n,15 de haut.
!NnbN ’llah’ab.
ishSr signifie « ’llah est père. » Le nom se lit de gauche à droite.
N° 110. — Copie ; en gros caractères très développés, de 0m,15 à 0’",20 de haut; au-dessous de la précédente (pl. CXXIX).
INSCRIPTIONS UH VANITES.
pn “ny ' Abdwasaq .
Le second élément de ce nom, pn, paraît être d’une lecture certaine; cependant la racine ne semble pas exister : faudrait-il la rapprocher de l’hébreu pn « répandre », ou bien serait-il possible de donner une autre valeur au second signe? Il a toutes les apparences d’un ï, comme au n° 94, mais on se demanderait volontiers si le lapicide, par symétrie ou pour une autre cause, n’aurait pas transposé au-dessous du cercle les deux barres latérales qui devaient être au-dessus, cf. n° 92. Dans ce cas,
on aurait un n et on lirait jplj (Kit. el-Ag ., 1, 3; III, 175, etc.), ou
O -3 (Kit. el-Ag., XI, 114), ou bien (Kit. el-Ag., XVII, 18). La racine veut dire « se confier à quelqu’un ».
N° 111. — Copie; en face de la précédente.
yrui Yalta'.
yraq d’après la racine arabe signifie « la lèvre rouge de sang » et constitue un excellent nom sémitique. On observera que le second signe pourrait aussi se lire b ou a. La leçon ynbi donnerait à peu près la même signification que ynii, mais ynni voudrait dire, d’après l’arabe « il marche d’une façon honteuse » ; et cela se dit spécialement de la femme. Pour cette dernière lettre, cf. n° 117.
N° 112. — Copie; au même endroit; caractères nets (pl. CXXIX).
*D7 Fils de Dukuw.
13Î est à rapprocher de l’arabe !^j> « brûler fortement, être intelligent, avoir toutes ses dents »; cf. l’arabe ,1 /b (Vaqut, II, 33, 97; III, 693; Ibn Dor., 275, 2).
N° 113. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
| vny | | pb | La ff fils de ' Adru .
r|S, nom nouveau, est à rapprocher de l’arabe waj « rouler, envelopper » ; wàl « une loule très mélangée ». — nîy a été trouvé en safaïtique
sous la forme *rô (DM., Mission..., 365, 376, etc.); en nabatéen my (JS., Mission..., I, p. 219, etc.).
N" 114. — Copie ; au même endroit (pl. CXXIX).
□ iiS Lahm.
nnS, nom propre d’homme, en arabe ^ (Ibn Dor., 225, 19) et nom de tribu (Kit. el-Ag., II, 125; XIX, 61, etc.; Caussin de Perceval, Essai.... I, 96, 326, etc.).
N° 115. — Copie; au même endroit (pi. CXXIX).
]b'J2 Ba’lân.
nom propre, trouvé en safaïticjue sous la forme h'jl ; cf. n° 167 (DM., Mission..., 214, 380).
N° 116. — Copie; au meme endroit (pl. CXXIX).
ton m
Ka'ân ’Amad.
nom de tribu en sabéen (Hartmann, Ar. Frac/., p. 296). L’arabe signifie « être doux, être mou, s’orner » ; « partie proéminente
d’une montagne ». TON rappelle l’arabe Jvd « fin, limite ». Si les signes n étaient pas traces avec lermete, on serait tente de lire comme
au n° 108, ou bien -iqn ™-|, n° 142.
N° 117. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
yiTOi Yamta\
Sur ce mot, cf. n" 111. Ici le second signe a toutes les apparences d’un n.
N° 118. — Copie; caractères nets; au même endroit (pl. CXXIX).
sSn | WW ’Ayas Ha,af
(fils de) Nusu’ .
fow répond à l’arabe ^b! (Ibn Dor., 229, 5); cf. minéen n° 123. — 2Sn, regardé comme nom propre, rappelle l’arabe (Ibn Dor., 132, 7); pris comme nom commun, il aurait le sens de « laisser après soi, comme
successeur ». — un peut être rapproché de l’arabe jü « prospérité, croissance », nom propre dansYAQUT, I, 775.
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
N° 119. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
ÿpronS Par Manâtqayd .
nno rappelle le nom de la divinité üL». — ÿp pourrait être comparé à La racine signifie tromper », mais à la deuxième forme, elle veut dire « envoyer à quelqu un » en parlant de Dieu. ÿpruD pourrait signifier « Menât a envoyé ». est un nom d’étoile (apud Freytag).
N° 120. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
IV 2 Badû.
L’éthiopien (\0(D signifie « délirer; être tardif ». Cf. l’arabe jL'; et le nom propre hébreu tïa (. Esdr . 2, 17).
N° 121. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
IpY p | Tÿi Yacud fils de Saqû iSv p I oVblNI et ’Absalâm fils de Daly.
Tji trouvé en safaïtique (DM., Mission..., 725), de la racine :>U « revenir »• — Ipï- Le premier signe a toutes les apparences d’un Y, à moins qu’il ne faille tenir compte de l’hypothèse émise au n° 110. IpY est un nom nouveau qui s’explique peut-être par la racine éthiopienne saqawa « frapper ». — nSira** rappelle l’hébreu aibuiaN (II Sam. 3, 3). Le waw du commencement est mis au-dessus de Y ale fi à droite. — ibŸ, nom nouveau, s’explique peut-être par la racine bL= « périr ».
N° 122. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
DJTŸ Dadanam.
D37Ÿ paraît être un nom propre avec le mim d’indétermination à la fin, suivant un usage assez fréquent en himyarite. D’après cette analogie le nom s’expliquerait aisément par la racine arabe « réparer, améliorer. ».
N° 123. — Copie; au même endroit (pl. CXXIX).
ITT | 171 Wazar (fils de) Wadad.
771. Le second signe n’est pas très bien tracé : la première barre supé-
MISSION EN ARABIE. — II, 30
rieure de droite est au milieu de la barre transversale au lieu de continuer directement la haste de droite. TT'i (qui pourrait aussi être restauré en tti) se trouve en arabe sous la forme , 0 « lieu de refuge », nom
propre (Ibn Dor., 236, 16). Le second signe pourrait être aussi un r;
on lirait INI qui répond à l’arabe ^ « effrayer ». Le nom composé de TrviRI voudrait dire : « Wadad effraie ». Mais TRI pourrait aussi être un nom propre.
TTl existe en minéen, il0 85, 3; cf. n° 151. Au lieu de lire m on pourrait aussi regarder le ivaw comme servant de copule et lire TT, sur lequel v. n° 52, 5. Il ne répugnerait pas non plus de traduire : « Wa’ar a salué », en prenant ttï dans un sens tamoudéen.
N° 124. — A deux mètres au nord du précédent, sur un grand rocher. Estampage et copies; caractères très réguliers et très nets; longueur O11', 90; hauteur moyenne des lettres 0m,07 (pl. LXXXIX et CXXIX).
TSya, : Grotte ( appartenant ) à ' Adrail , à 'Ulay.
qri3, rapproché de l’arabe signifie « grotte ». A l’endroit où se
trouve cette inscription, il n’y a pas de grotte proprement dite; à peine aperçoit-on quelques faibles enfoncements entre les rochers; cf. n° 138. — bR'rôb. Le S indique l’appartenance. bRTry répond à l’hébreu Sriti? (I Chr. 12, 6). Mais la lecture du ï est aussi certaine ici qu’au n° 128. La racine arabe à laquelle correspond -ny, renferme, parmi ses nombreuses significations, des sens qui conviennent parfaitement à un nom composé avec Sx, comme « victoire, succès etc. ». — ’bsn « à 'Ulay ». On serait fortement sollicité de reconnaître dans “’Si? le nom du village actuel de
En tout cas, il s’agit ici vraisemblablement d’un nom de lieu.
N° 125. —Copie; auprès du précédent (pl. CXXIX).
IDTTi | p | îïûn Basaclû fis de Yahadkir.
lÿiyy,, nom nouveau. La racine correspondante, n’existe pas en
arabe. Si le troisième signe avait la valeur d’un h, on lirait ; « étendre, ennoblir ». Le mot entre en composition dans des noms actuels, par exemple nom d’un officier, à Jérusalem. — izârp est un nom
propre d’une forme très usitée en himyarite, cf. Hartmann, Ar. Frag ., p. 646. lai répond à l’arabe
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
N° 126. — Copie; gravé à côté du n° 95 (pl. CXXX).
psrnyiy nour Samûl [fils de) SVrwâsiq.
nau;, retrouvé comme nom propre en safaïtique (DM., Mission..., 710); cf. l’arabe nom propre (Yaqut, III, 379); l’hébreu inouï (I Chr. 2,
53). La racine signifie « se réjouir du malheur d’autrui »; v. n° 250. — pmyiir parait ne faire qu’un seul mot, comme pyvny du n° 110, où l'on trouvera l’explication du second élément pn (1). Pour le premier composant, nsw, il sera rapproché de l’arabe^*- « prix d’une chose, exci-
tation » est un nom propre en arabe (Ibn Dor., 328, 18).
N° 127. — Copies; caractères nets; à cinquante mètres à l’ouest du n° 125, sur la paroi de la montagne (pl. CXXX).
TJ.V | TliinN ’Arîswadd serviteur de nnbïi | Sn | 1DS Famân’il Yadlamah.
TiÛnN est composé du nom divin 71 et de ùdn répondant à l’arabe « serviteur ». — Sn | ]02. Les deux mots, quoique séparés par une barre, vont ensemble. ]os sera rapproché du minéen p^KS. — nnSïi est un nom nouveau.
N° 128. — Copies; au même endroit (pl. CXXX).
njip I ürïba I msilfi I SnYIvS Par ’Adrà’il et Safrah, Mildis Qaynah.
SfcOÏy, v- n° 124. — msitf pourrait être rapproché de l’hébreu ms b (Né h. 7, 57). — ûliSo, nom nouveau. Il est possible de considérer le n comme étant pour jo, avec l’assimilation du nûn avec le lam. Mais ûrib est également inconnu. Si on lisait le second signe ta on obtiendrait la lecture iirob qui pourrait rappeler à la rigueur l’hébreu DttÏYuS (Gen. 25, 3) désigné comme étant une tribu dédanite. — naip. Le dernier signe est douteux. En arabe on connaît ^ et (jUJ.
N° 129. — Copie; à quatre mètres à l’ouest du précédent (pl. CXXX).
pamiS A Zaydhanâkan.
Le second, élément de ce nom peut être rapproché de l’hébreu pian,
(1) Le ï n’est pas absolument certain ici.
fils de Madian {G en. 25, 4). Au n° 71, 3, ro;n est écrit avec un n, non avec un iî.
N° 130. — Copie; un peu à l'ouest du précédent (pl. CXXX).
| “iCRïm'i | [ï]]îl3 Grotte de Yata’amar.
Sur ^ro v. n° 124. pourrait être pris aussi pour un nom propre. Le troisième signe est un V, mais nous croyons qu’il faut restituer un 2. — “îDRÿrp, nom très fréquent en minéen ; cf. Hartmann, Ar. Frag.,
N° 131. — Copie; à quelques mètres plus loin (pl. CXXX).
nvn Darawat.
rvm est un nom nouveau.
N° 132. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
UT1N ühR ’Ars ’Ars.
UHN est répété, mais pourrait ne former qu’un seul nom; il peut être comparé à l’arabe qui signifie « homme, créature, présent, etc. ». L’arabe possède ... j ] nom propre d’homme et de tribu (Yaqüt, III, 618; IV, 373; cf. n°24&)J ’
N° 133. — Copie; au même endroit; caractères assez développés, mais dont plusieurs restent incertains (pl. CXXX).
□nn 1 Tjyu ] Qïdn 5 Akdam Na aÆ(?) Hammam.
0ST3R serait un nom nouveau. Le second signe n’est pas absolument certain. Le Q final représente peut-être l’indétermination comme en himyarite. La racine jbx n’existe pas en arabe. — Tpn. Le second signe n’est pas certain. Si on lit Tjyj, le mot n’a de correspondant ni en arabe ni en hébreu. La lecture TjSJ serait possible et le mot serait comparé à l’hébreu TjSi « pierre précieuse ». Le second signe pourrait aussi être un yod dont la queue aurait disparu. On aurait alors Tjij à comparer avec
ou LL — Dan. Le dernier signe est incertain, onn répondrait à l’arabe nom propre (Yaqüt, IV, 1000).
N° 134. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
INSCRIPTIONS LIHYÀNITES.
...ITJ | p | 'jSni Wâ’ilan fils de...
pNT n’est qu’une autre forme de bai si fréquent dans nos inscriptions.
N° 135. — Copie; graffite en pointillé, coupé par un autre graffite écrit perpendiculairement (pl. CXXX).
rvmayb Par 'Abdgaddat.
’Alas.
maia;. Le premier signe est un peu développé, mais tel qu’il est tracé il ne saurait être qu’un V- Le second signe pourrait être lu a. On aurait alors à rapprocher de l’arabe « intention, décision » ou « colonne, appui ». Le second élément de ce nom composé est rm qui peut répondre à l’arabe « grand’mère »; ïlL est un nom propre (Ibn Dor., 248, 9); ïSjL signifie « ligne, sentier, signe » (1). — ù?Sr rappellerait l’arabe « trahison, vol ». Peut-être serait-il possible aussi de lire ,~îî, nom propre d’homme (Ibn Dor., 169, 7).
Le mot qui coupe les dernières lettres de ce graffite est V3 n, qui peut être un nom propre, comme l’arabe (Ibn Dor., 311, 14) considéré comme nom propre et comme nom de dignité.
N° 136. — Copie. Au-dessous du n° 138, sur un chameau (pl. CXXX).
33127 Sâkir.
“par répond à l’arabe « le reconnaissant », nom usité aujourd’hui; cf. Ibn Dor., 257, 17, v. n° 310.
N° 137. — A quelques pas à l’ouest du précédent, dans un petit enfoncement formé par deux rochers détachés de la montagne. Estampage et copies; caractères clairs et réguliers; longueur 0ra,84; la hauteur des lettres varie entre 0m,14 et 0"‘,04 (pl. LXXXIX et CXXX).