niR ’Arali fils de ' Abd
rrus* est à comparer au nom propre hébreu rnx (Néh. 7, 10; Esdr . 2, 5). — ]3 : la forme du nûn est à noter.
Nu 138. — Un peu au sud du précédent. Sur la face ouest d’un rocher,
(1) HH pourrait-il être considéré comme le féminin du dieu “J?
dans un petit enfoncement. Estampage et copies; le graffite est sur une seule ligne; caractères trèsnets et très réguliers; longueur 2m,50; hauteur moyenne des lettres 0m,07 (pl. LXXXVIII et CXXX).
“touw I ns | dvj | iini | pi rjba | b«sma p | bima | *|na
Grotte de Kabir'il fils de MatcV’il roi de Dedan ; ont souhaité la grâce [le bonheur ) sur lui les Naarmadd.
'l'ID « grotte ». A l’endroit où se trouve ce graffite, il n’existe aucune caverne; il n’y a qu’un simple enfoncement formé par les rochers tombés de la montagne. Cela suffit-il pour justifier l’appellation de epa « grotte, asile »? Peut-être le mot, qui signifie aussi « refuge et lieu escarpé », pourrait-il s’appliquer à une tombe creusée au pied de la roche. On sait que les Arabes actuels aiment à ensevelir leurs morts dans une fosse préparée en terre, mais appuyée contre un grand rocher, cf. RB., 1906, p. 451. — Il ne semble guère possible de prendre ici spa pour un nom propre.
« El est grand »; en minéen, on trouve surtout Sn‘373. — bayna « bonté ou jouissance de El ». yn d, qui est un nom propre en sabéen, est à rapprocher de l’arabe ^ « jouir », « jouissance, bien ». — p~ ^jbn
« roi de Dedan ». Il n’y pas de barre de séparation entre ifra et pi comme il n’en existe pas non plus entre p et bxyna.il semble qu’on n’en mettait pas entre les mots, à l’état construit, qui paraissaient former un tout. Cela n’empêche nullement, croyons-nous, de considérer pi “Sa comme désignant réellement le roi de Dedan appelé bayno. Sur la localisation de Dedan, v. p. 75. — 17111 « ont souhaité », on peut comparer uni à l’arabe de la racine qui signifie « être doux, marcher doucement », mais qui, d’après le sens de la dixième forme « désirer beaucoup de choses », peut vouloir dire « souhaiter » à la deuxième forme. Le sujet de ce verbe au pluriel serait le dernier mot, 7aiyj, nom de famille ou de clan. Le régime serait constitué par nyj « grâce, bonheur ».
Il ne serait pas impossible d’essayer une autre explication de cette dernière partie du graffite. nni pourrait être considéré comme répondant à la particule j « et » suivie de ^y « abondance ». Le waw serait pris dans un sens optatif et on traduirait : « que l’abondance de la grâce soit sur lui : Na armadd ». Dans cette interprétation 7aiyj serait regardé comme la signature de celui qui a écrit le graffite. Cette interprétation est moins naturelle que la précédente, qui sera préférée bien qu elle ne satisfasse pas complètement.
N° 139. — Copie; caractères nets; vingt-cinq mètres plus à l’ouest (pl. CXXX).
iyi | ■p | rUQ-py ' Aydmanât fis de Salârn Ray.
runTy, nom propre composé du nom divin n:n et de “py répondant à l’arabe jjlc « se réfugiant auprès de quelqu’un ». ioU est un nom propre en arabe (Ibn Dor., 112, 5). — Tl peut être un nom propre; cf. l'hébreu T (I Reg. 1, 8) et l’arabe gr!^' (Yaqüt, III, 868). Ou encore t peut être un simple qualificatif à traduire par « berger ».
N° 140. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
T nSan Taymlah Ra y (le berger).
N° 141. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
bai Râkil.
Cf. minéen n° 161. En hébreu, une ville s’appelle bai (I Sam. 30, 29).
N° 142. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
yrpT Ra' anyaia .
Sur le premier élément du nom, v. n°116. — yru est très fréquent en himyarite dans les noms composés.
N° 143. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
itfpXTïb Par ‘ Adabqaws .
sr;, dont la lecture est certaine, doit être rapproché de la racine arabe « sable fin»; « généreux ». — my serait-il pour îny?
Sur iyp qui revient assez fréquemment dans les noms composés, v. n° 332, minéen n° 117.
N° 144. — Copie; au même endroit; caractères très développés et nets (pl. CXXX).
"OTN p □bxuax ’Absalâm fils de ’Absâkir.
Les mim sont tournés à l’envers. — -pühKî au nu 136, on a trouvé natti.
N° 145. — Copie; à un quart d’heure au sud des précédents (pl. CXXX).
2?H Diyâ\
VH est à expliquer par 1 arabe « être divulgué », plo « divulgateur ». O"
N° 146. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
nSnn pa Marân fils de Taymlah.
est fréquent en minéen.
N° 147. — Copie; au même endroit (pl. CXXX).
Vpn Taqîd
nvi Ba 'ît.
vpn est un nom nouveau. En arabe, on ne connaît ni la racine jau ni la racine J*»’.}, mais on trouve j»li, o « détruire, séparer », et jJi, i « briser,
donner, assimiler, etc. ». vpn pourrait être assimilé à qui serait de
la même forme que le nom propre — nn est à comparer à l’arabe
^*JI « l’envoyé », nom propre d’homme (Ibn Dor., 147, 20).
X ' 148. — Copie ; au même endroit (pl. CXXX).
(n)bsN ’Aftl.
(n)b3N. Le dernier signe est marqué comme douteux sur notre carnet ; il représente plutôt un wasem qu’une lettre, bsx rappellerait l’arabe Jjj « jeune chameau ».
N° 149. Copie; au même endroit, dans un cartouche (pl. CXXXI).
ïbviv èiladd
ïpnv et (?) Taqîd.
vSvü; pourrait être regardé comme un nom composé de ytf =
« appartenant à; serviteur» et de vS qui devait être un nom de Dieu ou^de héros. L’arabe JJ signifie « rejeté de tous côtés » en parlant d’un homme. — ÿpnir Le premier signe est un y, mais on restaurera un waw à cause de la difficulté d’interpréter vpny et surtout à cause de vpn qui se
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
présente maintes fois comme un nom complet et indépendant; y. n° 147.
N° 150. — Copie; au même endroit, près du n° 36 minéen (pl. CXXXI).
□by ' Alab ( fis de)
□yDay ' Abmïamm .
nby se rencontre en hébreu sous la forme püby, dans le nom propre
pby-pN (II Sam. 23, 31); cf. l’arabe *lL (Ibn üor., 200, 18) et di (Ibn
Dor.,264, 10). La racine arabe signifie « faire une impression, lais¬
ser une empreinte ». — oymy semble être composé de ny pour “ny;
cf- (Kit- el-Ag., XVI, 159) et de oyn qui pourrait être comparé à
l’arabe ^ « qui a beaucoup d’ancêtres, qui renferme tout ».
N° 151. — Copie; tout à côté du précédent (pl. CXXXI).
□ban Taymlâm
b... T71 Wadad... La-
nabl ND mâ’ et Labivat.
□ban (1) se lit de gauche à droite; ce nom doit répondre à l’arabe 1*^ « serviteur de Lâm ». Les sont mentionnés dans Ibn Dor.,
229, 10; 233, 8, et Kit. el-Ag ., XI, 132; XVI, 56. — Tri. Le mot est peutêtre incomplet; en tout cas, il manque une ou deux lettres avant le b de la fin de la ligne. Ce b se rattache probablement aux deux lettres qui commencent la ligne 3, pour constituer un nom propre Nob, à rapprocher de l’arabe Qj « mettre la tnaiu sur quelque chose ». Sur rub, v. n° 313. Le mot peut se rapprocher de ïyj « lionne ».
N° 152. — Copie; cinq minutes plus au sud (pl. CXXXI).
p | TON3 Par ’Asad fils de...
tù?n « lion » est un nom fréquent.
N° 153. — Copie; a six minutes au sud du n° 149 sur un bloc. lnO~ Zamîlu.
1HD7 peut être rapproché de l’arabe «jp/; « puissant, honorable ». (l)Le S se lirait plutôt j d'après uos copies; nous restituons un S.
N° 154. — Copie; à côté du précédent, sur un autre bloc de pierre (pl. CXXXI).
nynï Du Ma ’t.
nyn a été trouvé en safaïtique (DM., Mission..., 6, 293). En arabe signifie « frotter ».
N° 155. — Copie; à l’ouest du n° 144 (pl. CXXXI).
nmp ‘tS'iSoS Par .... Qaramal.
Le commencement du graffite nous échappe; peut-être faut-il restaurer ... Sanb. — nmp peut être un nom propre; cf. l’arabe , nom propre
d’homme (Yaqüt, III, 897). L’arabe signifie le chameau uniquement réservé à l'élevage.
N° 156. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
Dnurn ha-Saldm.
n devant les noms lihyanites répond à l’article arabe qui se trouve parfois devant les noms propres. — anttr peut être un nom propre; cf.
(Ibn Dor., 119, l); la racine signifie « insulter ». nmrn pourrait être lu aussi Smirn.
N° 157. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
Sx | Qttib Par Sammu’il.
Nom composé de Dur qui peut être comparé à l’arabe ^>A « sentir, être orgueilleux », p*A « hauteur » ou bien à la racine hébraïque oear « dévaster, détruire ». — Le second membre Sx est séparé par une barre. Peut-être pourrait-on rapprocher ce nom de l’hébreu SxiGtÿ (?).
N° 158. — Auprès du précédent. Estampage et copies; caractères mal gravés et difficiles à lire; longueur 0m,06 (pl. CXXXI).
itfrDTiîh ponSn Le jardin de légumes et son puits d’ arrosage ■’nnSn 771 et l'enceinte du hima ( appartiennent )
bxnntfb « Sumat'il.
panSn pourrait être considéré comme un nom propre, en arabe ' ,
INSCRIPTIONS LIHYANITES.
qui signifie « barbe courte et rare » et qui devint un surnom ; cf. Lisan..., ad verbum. Mais l’ensemble du graffite paraît plus clair si pnnbn est pris pour un nom commun, d’après la signification de l’arabe « les légumes et les plantes qui croissent au bord de l’eau ». On notera que le n initial est un peu indécis sur l’estampage, mais il est tracé d’une façon assez ferme sur une de nos copies. — iynxiuh. Le dernier signe est un itf minéen dont les traits réguliers contrastent avec ceux des signes lihyanites. On fera la même remarque sur le n. Ce mélange de caractères pourrait bien ramener le graffite à une époque tardive, et cela expliquerait peut-être la présence de iy, comme pronom suffixe à la fin du mot, au lieu du n ordinaire en lihyanite. nxitti sera rapproché de l’arabe « puits pour arrosage ». — 777. Le troisième signe est indécis; mais il peut représenter un 7. Le mot 77 rappellerait l’arabe ,P et l’hébreu 77“
« enceinte ». — innbn doit être comparé à l’arabe « le lieu sacré ».
D’après l’estampage le S de bn ne saurait guère être douteux. La grande haste ne s’infléchit pas à gauche comme pour les 7 de ce graffite. — bxnnurb « à Sumat’il »; sur ce mot v. n° 250. Si l’interprétation de ce graffite était exacte, on aurait un renseignement sur la propriété de Sumat’il, propriété consistant en un jardin de légumes, en un puits d’arrosage et en une enceinte. Sur les jardins et l’arrosage à el-'Ela, v. p. 41 ; sur le droit d’arrosage dans les oasis, cf. JS., Mission..., I p. 459 et
N° 159. — Copies; au-dessus du précédent (pi. CXXXI). boa pb Par le fis de ’Aviil.
Le b initial et le n sont incertains. En arabe J-d signifie « espérance ».
N° 160. — Copies; au même endroit (pl. CXXXI).
□î?bR p | jDu? Êayi ' fils de ’ EVamm .
yuy « partisan », cf. n° 104. — ayhn « El est oncle »; cf. aanba,
N° 161. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
...R uhab Par ’Ars...
Sur UH N v. n° 132. La fin du graffite est détériorée.
N° 162. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
^ p. brmbynb Par TaaVahel fils de Yafa\
nom nouveau composé de J*ï « être abondant » et de brm « tente, famille ». Le nom pourrait donc être traduit par « richesse de la tente ». ygi est un nom fréquent dans les inscriptions himyarites sous la forme psi.
N° 163. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
b-Tiî p vnrn Par lm-Haiju fils de ffadal.
b~n, dont le b est un peu douteux, peut être comparé au nom propre hébreu ’bin. L arabe Jaa signifie « être épais et rond ».
N° 164. — Copie; un peu à l’ouest du précédent, sur la paroi de la montagne (pl. CXXXI).
7HH N37 Hàni’ [des) du Yahar.
*on. Le troisième caractère a quelque apparence de n; mais danscegraffîte les caractères ont tous une allure assez libre qui modifie un peu la forme ordinaire des lettres lihyanites : par exemple le b est minéen, le n
est tamoudéen. irp~ est un nom de famille qui existe en himyarite (Hartmann, Ar. Frag., p. 270).
Dans CIH., 348, 4, 4aha[ru]m est mentionné comme étant des p“ tn.
N° 165- Copie; à côté, sur un grand rocher, près de la représentation d’un chameau (pl. CXXXI).
p ruai* Zaydmanat fis de
blDtlf êamrad ( §dmir ).
noiy est un nom nouveau. Le 7 est douteux; on pourrait lire simplement rencontré ailleurs.
N" 166. — Copie; sur un autre rocher, à quelques pas plus loin (pl. CXXXI).
p | ]b. v 73.7 Hanar (?) . fils.
Le graffîte, mal gravé, résiste à toute interprétation.
INSCRIPTIONS LIHYAN1TES.
N° 167. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
bin I nm I Sbuin Ha-èulayl et Bava Lba ' al
b7’2?7 [des) du ' Aydal .
Sburn, cf. n° 250. — ni est une lecture qui parait naturelle si on considère que le 7 est à cheval sur le 1. Malgré la petite barre qui se trouve après m, on pourrait regarder ce mot et le suivant comme formant un tout : Syiini « la beaute, la supériorité de Ba al ». — b"PSn est un nom nouveau de famille. La racine jÂc signifie « l’eprendre; accuser ». Il serait possible de donner une autre interprétation de ce graffite en considérant la lettre tracée au milieu du 1 comme appartenant à la ligne d’en bas, on lirait alors : ibïijn bin | jni | SSxrn. Le second mot ini pourrait s’analyser par « et la hauteur, l’honneur » et on traduirait bin | in par « honneur de Ba'al ». Le dernier mot 7bi'<5? échapperait à l’interprétation à cause du dernier élément -|b.
N° 168. — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).
nblîTl I rvrirj Nasrah ( fils de) Wahablah.
rnû?3 est à rapprocher du nonij^J « aigle » (Wüstenfeld, Regisle?'. ..) ; v. aussi les J yj [Kit. el-Ag., VIII, 187).
N° 169. - — Copie; au même endroit (pl. CXXXI).