LU A X(C
Il manque dans ce texle les deux choses qui pourraient particulièrement nous intéresser; le nom propre du personnage et la date. Les deux épithètes eùcre6scrra-ou xai ayiaixàTou font penser à un évêque et il s'agit vraisemblablement de la dédicace d’un édifice religieux. On remarquera
lis. 112.
Tell Ma 'in. Deux fragments d’inscriptions grecques.
les deux signes d’abréviation, de forme spéciale, qui se trouvent à la ligne 3.
L. 4. — La première lettre est douteuse. ETI doit être un iotacisme pour stsi; il n’y a point de signe d’abréviation après le t et il parait impossible d’interpréter « l’an 10 ». — Kaxaff-uâffswç, le mot se lit en entier dans une épitaphe gréco-nabatéenne de Màdabà, malheureusement fort mutilée, et dont on n’a pas encore donné une interprétation complète (1). Il est fort possible que, dans cette dernière, il faille restaurer t r,q è-xapytac, au lieu de zyjç tzoasuç suggéré jusqu’ici, mais alors il y aurait lieu de vérifier encore une fois la lecture des dates.
L. 6. — Cette ligne ne devait comprendre que quatre lettres disposées deux par deux; le premier groupe luA se lisait de droite à gauche; les deux lettres du second sont l’abréviation du mot Xpurtôç. Si ces lettres
(1) RB., 1895, p. 590; Clekmont-Ganngau, Rec. d’arch. orient., II, p. 12.
étaient placées symétriquement par rapport au reste de l’inscription, ce qui est à croire, nous n’aurions guère que la partie centrale du texte primitif.
Au point de vue graphique, on remarquera l’emploi indifférent des s lunaires ou carrés, de même pour a et w. Les angles des B et des P sont arrondis. Ce texte ne doit guère être antérieur à la tin du ve siècle.
X" 2. fig. 111. — Estampé dans la même maison que le n° 1. La pierre, brisée sur tous les côtés, est de même nature que la précédente et paraît avoir eu la même épaisseur. Il ne semble pas cependant qu’on ait affaire à un seul et même texte, car, dans le second fragment, les caractères sont un peu plus petits que dans le premier. Le galbe des lettres est toujours le même et les deux inscriptions doivent dater de la même époque. La croix du début marque qu’il s’agit encore d’un monument chrétien.
N° 3, fig. 112. — Ce troisième morceau a été estampé au retour de Médâin-Sâleb par un de nos hommes qui nous a apporté l’estampage à Jérusalem. Les lettres, hautes à peine de trois centimètres, sont très régulières et gravées avec soin.