‹ Mission archéologique en Arabie (volume 3)Chapitre 33 sur 136 · Halafallahi, sculpteur, a fait · texte numérisé non relu

Halafallahi, sculpteur, a fait

L. i. — nain, déjà soupçonné par Euting ( Nabat . Inschr., p. 41), se lit

clairement sur l’estampage; c'est naturellement la même personne que

celle de l’inscription précédente et les deux textes s’éclairent mutuellement.

Peut-être pourrait-on rapprocher ce nom de l’arabe sorte de cein¬

ture ornée que portent les femmes. On trouve dans Ibn Dor. (p. 300) une tribu appelée -PÎjjfp

L. 2. — naaaura, le a en avant du a, quoique un peu abimé, n’est guère douteux.

L. 3. — mpy, lecture certaine, malgré quelques lettres un peu détériorées; ce nom était connu ( CÏS ., II, 200 et infra, n° 30). — djn W, toutes les lettres se retrouvent assez facilement sur l’estampage; néanmoins on ne peut pas donner ce nom comme absolument sûr. Comparer

avec le nom propre masculin “my frequent clans les inscriptions sinaïtiques (Eoting, Sinaït. Inschr., n° 362, 604, etc.) et avec (\aqut, VI,

555). — nbySR, même observation qu’au sujet du mot précédent pour la lecture. Ce nom rappelle celui de la ville biblique de nbybx ( Num ., 32 37) écrit aussi nSvSk.

L. 4. — n(l)'üi, il faut sans doute rétablir un 1 après le ir, comme 1. 1, à moins que le nom ne puisse être écrit aussi clefective; la même orthographe se retrouve, en effet, au début de la ligne 6. — cnn; est d’une lecture assez assurée; comme forme, ce ne peut guère être qu un pluriel à 1 état construit, suivi du suffixe. Régulièrement, il semble qu’il faudrait donc cà la suite dhSd et non point “’m (1); peut-être ce dernier mot est-il pris distributive, comme 1. 2 et 3, quoiqu’il n'ait pas été répété, soit par distraction, soit intentionnellement. Le substantif doit être rapproché de l'hébreu 13 et de l’arabe j V « protégé, client ». Le mot s’est rencontré sous la forme 113, dans une dédicace en palmyrénien faite par un nabatéen (Clermont- Ganneau, Bec. d’arch. or., IV, p. 682 ss. — Cook, North-sem. Inscr., p. 304).

Ll. 5 et 6. — Bien que tout ce passage soit en assez mauvais état, la lecture proposée nous parait cependant plus que probable; le mot □ma doit être entendu, selon toute probabilité, collectivement et correspond en fait à onma de la ligne 4.

L. 7. — Nous croyons avoir déchiffré cette ligne en entier. Avec une attention persévérante on peut arriver à retrouver sur l’estampage à peu près toutes les lettres. — Rial; voir ci-dessus n° 11, 1. 2.

L. 8. — Cette ligne est en très mauvais état; la lecture proposée nous semble cependant assez bien fondée.

L. 9. — min ou irnn, mot très douteux, mais en tout casil parait impossible de lire avec le Corpus TiSr, quoique les deux dernières lettres semblent bien être m. Nous reconnaissons dans les deux premières un n et un 1 ou un 1 plutôt que toute autre chose. On pourrait songer à la déesse Tadah, ou Tarah (2), connue seulement par une inscription votive provenant de Teima ( CIS ., Il, 336). Comme les dames propriétaires du tombeau étaient originaires de cette localité, il serait naturel qu’elles eussent placé leur sépulture sous la protection d'une divinité qui semble avoir été honorée principalement dans leur ville natale.

L. 11. — La date a été lue par Euting 33 et par le Corpus 34. ll parait

(1) Peut-être la même irrégularité grammaticale se rencontre-t-elle dans l’inscription nabatéo-

arabe d'en-Némâra, 1. l : i1;3 “Sc; cf. Dussaud, Mission..., p. 316.

(2) Le final ne serait pas un obstacle absolu à cette identification. Ce peut être une simple voyelle de prononciation, comme dans IhSr, transcription de JJ!.

INSCRIPTIONS NABATÉENNES.

hôrs de doute, d’après l’estampage et les copies, que le dernier chiffre est à lire 3; les trois barres finales sont très nettes.

Quant aux signes qui précèdent, ils sont moins clairs et surtout moins faciles à expliquer, ne ressemblant guère à aucun de ceux qui figurent dans les tables dressées par Euting. Si le premier égale 20, le second aussi, car ils sont à peu près identiques. La barre qui court au-dessous des deux crochets doit sans doute compléter ces deux chiffres.

On obtient ainsi 3 H- 20 -+- 20, soit 43, ce qui est précisément la date fournie par l’inscription relevée à l’intérieur du tombeau.

L. 12. — - mbasSn se retrouve encore une fois dans la série des sculpteurs de Hégrâ (voir n° 19 10).

N° 13 (B 11, intérieur).

CIS., II, n° 226.

À l’intérieur d’un petit tombeau, au-dessus d’un loculussituéàl’angle S.-Ë.

de la chambre. La surface du rocher étant mal égalisée, il faut une cer-

Fig. 98. — Médâin-Çâleh. Inscription nabat. n° 13.

taine attention pour bien distinguer les lettres, quoique celles-ci soient

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Fig. 9T. — Médâin-Çâleh. Inscription nabat. n° 13 (Copie).

dans un parfait état de conservation et assez régulières; leur hauteur moyenne est de 0ra,04. Estampage (fig. 96) et copie (fîg. 97).

Nous lisons :

înbïnab nan rvny n «ma mn .1 nnsnt «S h nnbn mnnnSï mn« .2 abyb aniby .3

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