‹ Mission archéologique en Arabie (volume 3)Chapitre 72 sur 136 · et sa consécration et [ses) inscriptions · texte numérisé non relu

et sa consécration et [ses) inscriptions

L. 1. — On ne saurait dire si le verbe est immédiatement précédé de la

(1) Felt admet, clans ZD31G., liv, p. 231 ss., que les mots qui, sous une forme nominale, se trouvent immédiatement après un nom divin, peuvent être regardés comme des épithètes. Au lieu de traduire, par exmple, □D'il AsTI par « Ta’lab de Riyam », on dira de préférence : « Ta’lab l’élevé », considérant □0''7 non comme une appellation géographique, mais comme une épithète de la racine □Y’I « être élevé ». D'après ce système, DH "H serait regardé comme un adjectif exprimant une qualité de Wadd Faudrait-il le rapprocher de l’éthiopien tft « frotter » ou bien

supposer une racine syriaque 1$ = Ui, signifiant « effrayer »? On donnerait alors à DJYH le sens de « redoutable ». D’autres supppsilions seraient aussi possibles.

MISSION AliOHEOl.OdlyUE EN ARABIE.

barre de séparation ou d’une lettre. — 'p'ain « a été pieux, a fait acte de piété »; le verbe Tl 2 signifie « séparer » et « purifier » (1). Le mot suivant est mutilé; peut-être pourrait-on lire (n)oir, comme à la ligne 8. en

arabe signifie « disposer, marcher dans la bonne voie ».

L. 2. — « Et contre quiconque l'enlèvera ou l’écartera »; la phrase fait selon toute vraisemblance allusion, à l’objet consacré à la divinité ou bien à l’inscription elle-même. Le document étant lacuneux, il est difficile de déterminer le substantif auquel se rapporte le pronom il*.

L. 3. — '“Sn est un nom propre cpii reparaît à la ligue suivante et qu’il faut rétablira la fin de laligne cinquième. Pour l'explication qu’en a donnée Millier, voir ZDMG., XXXVII, p. 351 . Ce mot est sur le même type que 2i:Sn, neiSn, inySa, etc. — - jiOb se trouve déjà dans Epig. Denkm., XVII, 2; dans XXIII, 3, est un duel, et dans XXIV, 1, 2, nxiS est féminin. Notre mot

pourrait être au singulier, et, sous sa forme déterminée, se rapporter à El az, le prêtre; mais il n’est pas impossible de le regarder comme un pluriel qualifiant les trois personnages de la ligne quatrième (2). A la fin de la ligne, on lit an, à restituer peut-être en nnan.

L. 4. — *m est un nom propre; cf. Epig. Denkm., XXII. 2. Il répond à la forme -Vj ou de l’arabe. Le mot suivant, înn, est encore un nom propre; peut-être est-il mentionné dans Epig. Denkm., V, 4; en tout cas on le reconnaîtra dans nnycn « Afat protège » ou « protection de Afat ». ( GUI ., 191 ; 242). — Le dernier mot sera aisément complété vjhx.

L. 5. — Les trois personnages mentionnés à la ligne précédente reparaissent ici dans le même ordre. C’est à peine si on remarque la partie supérieure du n, mais on ne fera aucune difficulté de le restaurer dans ce contexte.

L. 6. — ilb... Peut-être un 1 2 3 est-il en partie visible avant le ir; faudrait-il supposer iT'OS? — ni « à Wadd » ; l’emploi de 3 pour S n’offre pas de difficulté. Il n’en est pas de même pour le mot cnil qui vient après. Voir l’explication au n" 1, 1. 7. Le dernier mot parait être t"j « faire, consacrer ».

L. 7. — - in nous semble représenter la dernière partie d’un mot. iinrum « et son pèlerinage (ses pèlerinages) ». Nous rapprochons ce mot de l’arabe voir n° 1, 1. 4. La fin de la ligne, Si « contre quiconque »; à la ligne deuxième, nous avions San.

L. 8. — tj; si le mot est complet, il représente la conjonction. Le verbe jTniro se trouve déjà à la ligne première. Pour nair, nous proposons de le

(1) Cf. Nielsen, Neue Kat. Inschr., p. 5.

(2) Sur l’ulilisation historique de ce terme, voir Ho uni ne, Die altisr. Überlieferung, p. 27S.

(3) Cf. Hommel, Sücl-Arab. Chrest., S 77.

INSCRIPTIONS M1NÉENNES ET CHAFEITES LIHVA.MTES. 255

comparer à l’arabe à moins qu’il ne faille le compléter en yrrair =

« faire jouir, conserver ».

L- 9. — La lecture ne souffre pas de difficulté. Pour ürrap'ir, voir Hommel, SihI-Arab. dirent., p. 127. — - L'inscription comprenait encore au moins un début de ligue; elle est donc tronquée de trois côtés.

Inscription du château de Médâin-Sâieli, sur une pierre d’appareil encastrée dans la construction, à l’extérieur, à l'ouest, presque au ras de terre. Le bloc mesure Qm,46 sur 0m ,20 ; 7 lignes incomplètes; hauteur moyenne des lettres : 0m,03. Estampage (pl. X) et copie (fig. 105).

Cette inscription, estampée par Euling, a été publiée par i\I. Millier dans

Fig. 10 S. — Médâin-S.u.fj.i. Inscription minccime, nu 3.

Epir/raphische Denkmâler ans Arabieh, Wien, 1889, n° XXV. Elle a été étudiée par Hommel dans Aufsâtze und Abhandlung . , p. 12, sous le titre à' Inscription d’el-Oela (1), et par Mordtmann dans Beitràge. Nous ne connaissons le travail d’IIalévy que par les citations de Mordtmann.

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mn:. . 7

2. ... * Ahirhân cl Bakalân cl ont consacre les enfants de Wadd...

(1) Voir aussi, du même auteur, Süd-Arab. Clirest., p. 113.

il. ... el l'on! protégé 1rs dieux de Ma în sur mer ci sur la rouir des caravanes...

4. ... Iscarel, Seigneur de Hism, et si (?) il s’éloigne de...

o. ... el Adbar reine de ce . pour secourir...

6. ... tous ceux gui donneront leurs ornements el les ornements de...

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