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L. 1 . — On disting ue sur l’estampage l’extrémité inférieure d’une douzaine de lettres; mais leur état de mutilation ne permet guère une restauration satisfaisante. A la fin de la ligne, la restitution de Müller et de Mordtmann parait plausible, ’l'n | an (1); notre estampage, peut-être trop court, ne porte pas trace de p final (Hommel). Mordtmann propose on(n) | 712(3). ’ITT.
L. 2. — ]mny, complété en Mu'âhirhên par Millier; la restitution d’un n paraît difficile à Mordtmann. S’il s’agit d’un nom propre d’homme, on pourrait comparer l’arabe ou mieux = gôl, « démon ». Dans le mot
suivant, la troisième lettre est presque totalement effacée. On aperçoit cependant un trait fortement incliné de droite à gauche et rappelant la barre supérieure du kaf qui viendrait se greffer sur le deuxième jambage. On est donc assez porté à lire, avec Millier : psi. En sabéen, le mot se rencontre fréquemment. CI H., 102, 1. 4; (]l 2 3 4>33n), 127, 1. !J; 147, 1. 2; 143, 1.3 ; 282, 1. 2 (Dlsn), et on l’a rapproché de la puissante tribu des Bakil dans le Yémen (2). Médâin-Sâleh est loin de Sana'a, auprès de laquelle se trouvaient les Bakil; mais le développement de la tribu nous est inconnu. Toutefois, le mot pourrait aussi être un nom propre d’homme, irn « consacrer ». Nous ne croyons pas qu’il faille s’écarter de la signification généralement reconnue à ce mot. n | rnSlN a été traduit par Millier « les enfants de Wadd », en prenant Wadd comme nom propre de personne ou même de dieu (3). Toutefois, après le terme si connu de -ni, le mot Wadd signifie aisément le dieu de ce nom. De plus, il nous semble qu’ici, comme en d autres passages (4), le verbe -ni peut prendre directement a 1 accusatif ses deux régimes: « a consacré les (ses) enfants à Wadd ». Mais cette traduction doit être écartée (avec Millier), parce que « n, en mineen, ne saurait être le suffixe de la 3° personne du singulier ». En effet, le suffixe minéen est iir ou w, tandis qu’en sabéen on a in, et n pour le féminin. Dans le cas présent, le n ne peut donc pas être considéré comme
(1) Dans Hommel, DSI.
(2) Yaqut, I, 700; H am dan v, 66 , 20; lli, 1-16, etc.
(3) Cette interprétation est en soi possible; on pourrait prendre comme apposition aux
trois noms qui précèdent, si mi était un nom propre.