‹ Mission archéologique en ArabieChapitre 14 sur 25 · Moi j'ai accepté · texte numérisé non relu

Moi j'ai accepté

On dirait les remerciements d’un visiteur, pour quelque bienfait reçu; peut-être simplement pour une généreuse hospitalité.

L. 3. — Le premier mot lu par Moritz nous avait paru d’abord pouvoir répondre à « de toi ». Mais les deux premiers signes sont trèg

(1) Ce texte avait déjà été photographié par M. Moritz qui en a déchiffré aussi quelques mots, Mélanges de la Faculté orientale de Beyrouth, III, 1, p. 425. C’est la seule inscription que Moritz déclare avoir aperçue à Qeseir 'Amra,

douteux et le kaf est peut-être suivi d’une autre lettre. es^ un

nom propre arabe connu (yaqut, IV, 242).

L. 5. — Ce doit être un graffite distinct, car l’écriture diffère de celle des quatre premières lignes dont les caractères assez réguliers ont beaucoup d’analogie avec ceux des inscriptions peintes à 1 intérieur du château. Ce graffite aura été gravé à l’époque florissante de Qeseir Amra par un des nombreux solliciteurs qui venaient y faire la cour au prince.

N° 7. — Sur la face d’une grosse pierre qui gît à l’entrée de la salle H et a peut-être servi jadis de linteau (pl. XXXVIII, 3), nous lisons à l’aide d’une vue stéréoscopique :

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/I été présent en ce lieu ' Abd er-Rahmân el-Hârimy . Le dernier mot est un relatif. Il est possible que 'Abd er-Rabman fût originaire du château bien connu de Hârim situé auprès d’Antioche ou simplement de la contrée avoisinante qui portait aussi le même nom.

A en juger d’après l’écriture, ce graffite est de beaucoup postérieur au précédent.

N° 8. — Ce graffite et les numéros suivants proviennent de qasr Harâneh. Celui-ci, de beaucoup le plus important, est situé à l’étage, dans l’angle nord-ouest de la salle 51, au-dessus de la porte à gauche (v. p. 73). Il comprend onze lignes tracées à l’encre noire avec un très gros calame. Nous en avons fait un calque et pris une photographie directe (pl. LVII,2 et LVIII). Le déchiffrement de ce texte dont l’état de conservation laisse à désirer se heurte à de sérieuses difficultés (1). Le début paraît renfermer uniquement des invocations ou d’autres formules pieuses qu’on se console de ne pas pouvoir lire en entier. La fin est plus importante puisqu’elle renferme une date.

Nous donnons la transcription et la traduction des mots qui semblent certains, laissant de côté les suppositions qui pourraient s’échaffauder sur des vestiges de lettres plus ou moins sûres (2).

(1) M. Moritz a été le premier, à notre connaissance, à signaler ce graffite. Voir dans Mélanges de la Fac. or. de Beyrouth, III, 1, p. 422, la lecture qu’il a proposée de deux lignes.

(2) Nous aurions voulu pouvoir offrir ici nos remerciements les plus sincères à M. Max van Berchem qui a eu l’extrême obligeance de consacrer avec nous, à Jérusalem, de longs moments à la lecture de ce graffite et d’autres encore. La mort a trop tôt ravi à l'affection des siens et au monde savant cet illustre Maître dont le savoir rivalisait avec la complaisance, le dévouement et la modestie.

ÉPIGRAPHIE ET COUP D’ŒIL HISTORIQUE

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1. O Dieu, fais miséricorde à ' Ahd el-Melik eben 'Obayd et pardonnelui

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