‹ Mission archéologique en ArabieChapitre 15 sur 25 · et dans l’autre · texte numérisé non relu

et dans l’autre

L. 1-2. — Ce début parait être une paraphrase du Qoran XLVIII, 2.

L. 3, 4 et 5. — Le mot d)lj c’est toi que , qui se trouve deux fois dans Qoran I, 3, est répété ici trois fois, à des intervalles presque égaux, introduisant ainsi un certain rythme dans la phrase. Il commençait vraisemblablement des invocations religieuses.

L. 6 7. — Les quelques mots traduits sont suffisamment certains. L’expression rabb el-'alamin est consacrée par le Qoran.

L. 8. — 'Abd el-Mélik ben 'Obayd doit être le même personnage que celui qui est mentionné à la 1. 1. Dans cette dernière ligne, le mot reste cependant d’une lecture douteuse. , " ' i j

L. 9. — On a ici la partie la plus importante du graffite ; c’est aussi par extraordinaire la ligne la mieux conservée. La date, déjà lue par M. Moritz, paraît indubitable pour le quantième de l’année, et c’est là l’essentiel. Le mot au début de la ligne est certain. On lit en¬

suite Adi', pour L>y^, trois (nuits). Le mot suivant semble devoir être

interprété de préférence elles restent , au lieu de elles sont

passées. Il y avait donc trois nuits avant la fin de qa'adah. Le mois de qa'adah commençait en 92 de l’hégire un jeudi et se terminait un vendredi. L’inscription est datée du lundi avant la fin du mois et il y est dit qu’il restait trois nuits avant cette fin. Mais du lundi au vendredi on a quatre nuits! La concordance n’est donc pas absolue. M. van Berchem nous fait remarquer que pareille chose n’est pas rare dans l’épigraphie arabe et qu’il existe assez souvent des différences d’un et même deux jours entre les fériés données par les textes et celles qui sont établies par les computs. Il n’y a donc pas à s’inquiéter outre mesure du désaccord que nous constatons ici.

Au lieu de M. Moritz a lu et cette fois les fériés

coïncideraient parfaitement. Cependant au point de vue épigraphique la lecture is-UâJI nous paraît beaucoup plus sûre, et nous l’avons adoptée

de préférence à malgré la petite difficulté qu’elle soulève, diffi¬

culté en somme plus apparente que réelle.

L’année 92 de l’hégire commençait le 29 octobre 710 de l’ère vulgaire. L’inscription a donc été tracée au mois de septembre 711 et nous avons là un argument de première valeur pour prouver que le château de Harâneh ne peut pas être postérieur au début du vme siècle.

N° 9. — A droite du graffite précédent. Trois lignes à l’encre et de la même écriture que le n° 8. Calque (pl. LVIII).

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