‹ Mission archéologique en ArabieChapitre 22 sur 25 · huit cent soixante-trois Aly Mohammed · texte numérisé non relu

huit cent soixante-trois Aly Mohammed

La troisième ligne est trop détériorée pour permettre une lecture certaine. La date 863 inviterait à dater le graffite précédent de l’an 870, pure hypothèse ! En tout cas il est intéressant de trouver encore des habitants à Harâneh au début du xvie siècle. Ce château ne fut donc pas une demeure ou une forteresse d’un jour. Il a été construit vraisemblablement pour une raison utilitaire et non par un simple caprice de prince. Si on y plaçait un gardien ou des soldats, c’est qu’on avait intérêt à l’occuper malgré sa situation qui parait si excentrique au premier abord. C’était un poste avancé dans le désert pour tenir les bédouins en respect, probablement pour surveiller une voie gagnant l’intérieur de l’Arabie ou même les villes saintes par l’ouâdy Sirhân et Teima. Par son plan, son site et ce que nous apprennent les quelques graffites passés en revue (1), Harâneh nous rappelle les qala'ah bâtis le long du derb el-Hagg. Il est plus grand et mieux soigné que ces derniers, mais sa destination paraît avoir été la même. On l’aurait abandonné le jour où on délaissa la voie qui passait près de ses murs pour suivre le derb el-Hagg actuel. 11 a été habité jusqu’au xvie siècle ; or c’est précisément vers cette époque, ou peu après, qu’ont été construits nombre des châteaux qui sont sur le chemin des pèlerins de Médine et de la Mecque (2).

(1) Nous n’avons déchiffré qu’un certain nombre — les mieux conservées — de ces inscriptions grossièrement tracées sur les murs du château. Peut-être que si on les relevait toutes avec méthode, on aboutirait à fixer encore d’une manière plus précise la durée de l’occupation de Harâneh.

(2) Le château d’el-Ahdar est daté de l’an 938 = 1531 (J. S., Mission..., I, p. 294 ; celui de Dal el-Hagg de l'an 971 (Moritz, Mélanges de la Fac. or.de Beyrouth , III, 1, p. 433).

Nu 15. — Sur un des montants de la porte qui conduit de la cour dans la chambre 23, à droite en entrant. Caractères coufiques légèrement gravés et dont la forme rappelle ceux des graffites écrits à l’encre dans la salle 51. Les trois premières lignes sont d’une écriture un peu différente et il parait y avoir plusieurs inscriptions. Photographie (pl. L\ II, 3) et

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Fig. 19. — Qasr Harâneh. Inscription N° 15.

copie (fig. 19). En combinant les deux documents, nous proposons de lire, non sans quelque hésitation :

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