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fertiles ; quoique, dans le commencement, elles soient quelque fois moins vigoureuses. Mais c’est une chroni-" * güe religieuse avant tout, que je vous avait promise, * MM. les Associés ; je reviens donc à ma mission.
De St. Jean-Baptiste de Roxton, où toute la populution catholique participa aux sacremens, l’évêque se rendit à Ste. Cécile de Milton, autre townshin en pleine cnlture et qui est déjà si populeux, que l’on y formera probablement bientôt comme une seconde paroisse, L’établissement actuel, en grande partie le fruit des efforts et des secours charitables Dim deux Messieurs Crevier, curés de St.Hyacinthe et de St.Pie, est situé sur la pente orientale de la montagne d’Yamaska, à une élévation suffisante pour y jouir de la beauté des campagnes environnantes. Les habitants de ce township sont maintenarit, en majorité, Canadiens et pur conséquent catholiques. Les Américains, qui d’abord y avaient plusieurs terres, semblent se retirer l’un après l’autre et laisser le champ libre aux colons du pays. C’était effectivement un pen trop hardi de lu part de ces voisins, de venir exploiter des terres qui sont, pour ainsi dire, à nos portes: espérons que notre population agricole comprendra cela, désormais mieux que par le temps passé, et qu’elle refoulera activement ces étrangers dans leurs propres limites.
Les exercices spirituels de la visite furent suivis avec un empressement et une assiduité qui rappelaient aux huit prêtres employés à y entendre les confessions, que cette. population était aussi avide de grâces qu’ancune de nos bonnes paroisses du fleuve. Le nombre de communions y fut, pendant les deux jours, de plus de 700 ; 43 reçurent la confirmation ; 3 protestans demandèrent à se faire instruire dans la religion catholique, et une protestante, qui se préparait depuis quelque temos à abjurer l’hérésie, eut le bonheur, à la suite de sa profession de foi, de recevoir les sacremens de l’Eglise.
La mission de Granby, qui comme celles de Roxton et de Milton est sous les soins de M. Leblond, se trouve à huit milles de cette dernière et est sir le penchant sud de cette même montagne. Cette place a des allures un peu américaines et ést habitée par une popul:-
tion mixte d’otigine et de religion. Quent à la partiu
entheïique d'environ 500 sommuniants, ells est muitié sanadienne et moitié irlandaise. Il y a là une chapelle en bois, à laquelle on ajoute, en ce moment, une allon« ge qui doit servir de sacristie et de logement pour le Missionnaire, Les dispositions des catholiques m’y ont paru aussi bonnes que partout ailleurs et la visite pastopale a dû y produire des fruits abondants et durables. La tempérance totale y est.en grand honneur,et je pense que tous les fidèles, à peu près, en sont rnembres. Au reste, partout duns ces towuships où l’évêque de Martyropolis invita, ses auditeurs à s’enroler dans cette association, on est accouru, en foule, embrasser la croix
que ce pustour porte sur sa poitrine, et qu’il offrait à
baiser, comme, marque d’aggrégation et comme gage du bon souvenir qu’il porterait, dans son cœur, à tous ceux qui s’associeraient avec lui à cette œuvre ré génératrice des bonnes mœurs et de la prospérité du pays. La taission de Granby se termina le 23; le soir du mô« me jour, l’évêque avec sa suite serendit à Stukeley, en passant par Sheflord, Ces deux townships, tout montagneux qu'ils soient, sont déjà bien habités et m’ont paru contenir d'excellentes fermes. À Shefford, la population catholique esten petite minorité, et ces pauvres eompatriotes n’ont pas encore pu se procurer l’avantage d’une chapelle,quoiïquils soient àunoe très-grande distan . ce des églises catholiques.fl est bien à désirer que ceux qui ont eu le courage d’aller défricher, dans la montagne,des terrains que les arpenteurs provinciaux avaient eru. inaccessibles, obtiennent du gouvernement des titres légaux et gratuits pour les lots qu’ils ont ouverts assurément à la sueur de leurs fronts. On me dit qu’ils ont une pétition, à cette fin, devant l'Exécutif. Stukeley a deux parties, le Vieux Stukeley qui est presque tout américain, et le Vouveau qui se peuple de cultivateurs et de commerçants canadiens. C’est à ceux-oi que l’évêque à fuit visite pastorale, dans la chapass neuve qu'ils viennent de finir et qui est un assez on bâtiment de 63 pieds sur 36, avec une augmentation de -31 pieds sur 24, pour servir de sacristie et de logement au prêtre. Cette église érigée à Dieu, sous l’invocation de Notre-Dame de Bon-Secours, a été bépite solennellement, ls 24 mnvier, par Mgr. Prinee qui
est moitié » chapelle nne allon« t pour le es m°y ont site pastodurables, tJe pense res, Au de Marcette a3la croix offrait à me gage r, à tous ‘régéné- L pays.
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g a aussi fuit la translation d’une fort belle statue de 1m très-sainte Vierge. Comme cette cérémonie.était nou velle dans l’endroit, on y mit tont l’ordre et tonte la s0-+ Jennité possible. On avait pu réunir un nombre suffisant de clercs,en surplis;qui marchaient en procession, à la suite de la croix ; quatre prêtres soutenaient la statue. que les syndics et marguilliersportaient sur un brancard; l'évêque, en ornements pontificaux, fermait la marche. On cheminait ainsi vers le temple, en chantant J”.4ve Maris Stella, et les serviteurs de Marie se pressaient
“sur le passage. Arrivé sur la plate-forme par laquelle
on se rend à l’église, l’évêque fit poser sur une estrade le brancard sur lequel était placée la statue de la Vierge. Adressant alors la parole à tout ce peuple fidèle, il le félicita sur le bonheur qu’il avait d’être sous la protection spéciale de la Reine des anges et des hommes ; d’avoir le premier temple du township consacré sous le nom de Notre-Dame de Bon-Secours, à l’imitation des religieux fondateurs de la Ville de Marie. Puis, se tournant vers l’image de l’auguste Vierge, il la prie de garder ce penpege le conduire dans le laborieux pélerinage de la vie et de l’introduire un jour au ciel, comme lui-même va l’introniser dans son pieux sanctuaire, etc... Pendant que le cortége était encore prosterné sur la place de l’église, autour de la statue de Marie, l’évêque récita les prières du rituel, pour demander les bénédictions de Dieu sur les terres et les maisons de tous les chrétiens qui iraient défricher -et habiter ce township. Ce fut à la suite de ces pieuses invocations, que toute la foule entra dans le temple, au chant de plus en plus animé des hymnes de l’Eglise. La statue de la Vierge fut religieusement placée dans le chœur, en attendant qu’on lui ait dressé un piédestal au-dessus du maître-autel, où elle sera comme l’orne: ment principalet l’objet le plus vénéré, après Jésus, dans la maison du Seigneur.
A la suite de ces attendrissants préliminaires,la mission ne pouvait manquer de produire les fruits les plus heureux ; aussi toutes les dissentions existantes furent éteintes, tous les partis apnisés ; et les prêtres de la visite purent à peinesuffire à entendre les confessions.à réeoncilier les pécheurs,à rontenter l'empressement pieux
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hage de Roxton et de Stukeley, ainsi que celui d'Upton
où l'Hon. Drummond fuit aétuellément des améliora-
tions considérables.
En laissant la mission de Notre-Dame de Stukeley, l’évêque alla visiter la soixantaine de familles catholiques qui sont établies dans Boulton. C’est un étab.issement prèsque tout canadien et qui promet un accroissement assez rapide. Le-centre du défrichement est ce que l’on appelle Grass pond, ou Etang-de-Gazon. Entre deux jolis monticules, qui sont eux-mêmes appüyés surle versant de plusieurs antres montognes.on aperçoit le désert que ces colons pionniers. aggrandissent chaque jour. Le chemin qui y conduit est sans doute encore bien âpre et bien ardu ; mais on le franchit sans danger ; et quoique ce fût par une pluie battante, st seulement avec quelques pouces de neige qui couvrait à peine les racines d2s arbres et les pierresde la montagne,que nous le parcourrions, mes compagnons et moi, le 26 janvier dernier, nous nous en retirames néanmoins sains et saufs ; il n’y eut qne nos voitures qui reçurent quelques avaries. En retour, si nous eûmes un peu de peine à nous reudre auprès de ces chers Canadiens, nous en fûmesampiement dédommagés par la Joie que leur procura notre arrivée et par les fruits qu'ils retirèrent de l1 visite du pasteur. C'était pour Ja première fois qu’ils voyaient un évêque, au milieu de leur bois ; plusieurs même, quoiqu’âgés, n'avaient jamais vu d’évêque, ni là ni ailleurs. Aussi, comme les cœurs du prêtre et du fidèle sont contents à ces heu reuses rencontres ! Comme leurs joies sont pures, et leurs émotions saintes et durables !
Les exercices de cette mission commencèrent de grand matin et se firent dans une des maisons de la lo. calité. Les catholiques de Grass-pond n’ont point encore de chapelle ; celle qu’ils construisent avec leurs faïbles ressources n’est pas même couverte. Ce fut donc ‘dafñi$ la pauvre chaumière de l’un d’eux que le culte
catholique eut à déployer toutes *es pompes. Or tout s’y passa comme duns l’étable de Bethléem, et le même Dieu incarné, qui appela dans sa première demeure terrestre les rois et les bergers, voulut aussi amener dans ee nouveau temple les princés de son sanctuaire et les
peer arr PANNE x LE tuto 26 SE ES
dé de TERRES
eufunts de son Eglise, Tous l'y adorèrent, ce ma semble, avec autant de foi qu’au premier jour .de sa naissance, En réalité, c'était le même Agneau de Dieu qui. y effaçait 1es péchés du monde. Là, j= vis des pénitents attendris jusqu'aux larmes, non pas se jetter dans les bras de leurs confesseurs, mais bien plutôt et trés-véritablement se précipiter amoureusement vers leurs confesseurs, les serrer eux-mêmes dans leurs bras et les presser sur leurs cœurs. La grâce du repentit, quoique partout la même, s’exprime quelquefois d’une mamière plus attendrissante. Là aussi, je vis quelques Arnéricains flegmatiques, de ceux qui attendent toujours la vérité, comme les Juifs attendent le Messie.
Témoins de toutes ces démonstrations religieuses,ils*paraissaient prendre quelqu’intérêt aux rites catholiques. L’évêque en profita pour leur ndresser des explications sur nos cérémonies, sur les sacremenuts et surtout sur l’unité et la nécessité de la foi. Ces silencieux penseurs parurent trouver meilleure la religion de; papistes ; et en forme de conclusion, ils répétaient ensuite : “ Bien, si tous les catholiques croient et agissent de même, au fond ils ne sont pus aussi noirs qu'on le dit.” Ilen est bien d’autres comme eux, qui croient à la vérité de notre sainte religian et qui cepeudant n’ont pas le courage de l’embrasser. Quant à nos braves cathoiiques de Grass-pond, ils surent et croire et pratiquer: plus de 300 approchèrent de la communion et 55 furent confirmés. Avant de laisser le poste, Mgr. Prince visita la chapelle en construction et y donna des-secours, pour en continuer les travaux. Cette mission, sous l’invocation de St. Etienne, premier martyr, est actuellement desservie par M. le missionnaire de Stukeley.
De Boulton l’évêque se rendit à Stanstead, en passant par Georgeville. Les sites sont trésibeaux dans toute l'étendue de cette route: ce sont des côtes, des lacs, des baies, des rivières entreconpés de cale de montagnes d'un aspect tout à fait pittoresque. : Le défrichement est presqu’entièrement fini dans plusieurs endroits, .et lu culture doit y être très-avancée, à en ju- &er par les grandes maisons des habitants, par les lon- &ues granges des fermierset par les nombreuxtrou eaux de bétail qui nous ont paru d’une espèce supérieure.
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Aves lesAmérieains,toutes ges choses doivent être prus: pères ; mais ce n’était pas la considération de ces objets qui faisait le but principal de notre voyage : aussi nou$ hatâämes-nous d'arriver à la Plaine où la mission devait avoir lieu. On y attendait l’évêque, et des Canadiens y étaïent déjà rendus, venant de 20, 30 et même 40 milles, c’est-à-dire, de 10, de 12 lieues et plus, pour pros fiter des grâces dé la visite. Avec de telles dispositions, on comprend combien cette mission dut être fruc:ueuse. Pendant trois jours qu’elle dura, l’évêque et les cinq prêtres qui l’accompagnaient ne purent satisfaire à l’empressement de la foule, qu’en prolongeant bien tard, dans la soirée, les travaux de leur consolant ministère, 11 y eut, tout Je temps, deux exercices publics par jour, et dans les deux langues, vu que la population catholique se compose d’un nombre à peu près égal de Canadiens et d’Irlandais et peut se monter approximetivement à 1,000 communiants. Ce chiffre serait encore plus élevé, si l’on 2omptait les catholiques de l’Etat voisin qui s’adressent au missionaaire de Stanstead pour leurs devoirs religieux. On en vit qui venaient de trèsloin ; c'était des engagés qui couraient risque de perdre ou leurs piaces ou.leurs gages, en assistant aux exercices de la mission ; c'était des filles en service, peu vêlues, mal noufries qui résistaient aux fâtigues du voyage, à la longueur des offices ; c’était mème de pauvres mères de famille qui y venaient avec leurs petits ‘enfants dansles bras, et qui surmontaient la rigueur de la saison, la distance des lieux, pour se procurer du moins au milieu des misères de la vie, les douceurs de Jeur sainte religion. La foi catholique est bien toujours la même ; en tout temps et partout, elle donne à ceux qui en sont animés, un courage surhumain.
La mission du Sacré-Cœur de Jésus, dans le township de Stanstead, est sons le soin de M. Champeau ; qui a aussi plusieurs autres postes à visiter, principalement Ontlet qui est un joli village,à la sortie Ést du beau lao de Memphremagog ; Georgeville, autre place très-agréablement situé sur le même lac, cn face de Ja baie ; Potton, du coté-ouest de la baie et dans le township de même nom, on se trouve nne nouvelle colonie de Uanadiens; Hatley, dans la direction de Sherbrooke ;
indulgences de la visite et k3 y reçurent la confirma-
enfin, quelques autres places dans l’état de Vermout, où les catholiques sont peut-être plus en souffrance que nulle part ailleurs. Dans toutes ces localités, il faudrait des chapelles et des logemens pour les mission nairos ; mais les catholiques y sont encore trop payvres ; jusqu’à présent, ce sont des particuliers qui prêtent leurs maisons pour les exercices de lu religion et supportent en partie les dépenses du culte. La Propagation de la Foi fournit le reste. |
Il fallait pourtant se séparer des bons chrétiens de Stanstead dont plus de 900 avaient participé aux grâces de la visite ; où 71 avaient été confirmés ; où une pro testante avait fait publiquement et avec beaucoup d’impression, son abjuratton del’hérésie et sa profession ds foi catholique ; où les protestants eux-mêmes avaient pu voir de plus près quelles sont les vérités catholiques auxquelles ils répugnaient tant. Avec ces résultats, la tâche des missionnaires paraissait remplie; ils laissèrent donc la Plaine,le 31 au matin et eurent à parcourir une route montagneuse de 21 lieues, pour se rendre à la mission de Farnham. Le froid excessif de la saison, l’âpreté des chemins,tout faisait craindre qu’ils ne pussent s’y rendre le même jour; cependant, à force dé gravir desinontagnes, de franchir des forêts, de parcourir de longues routes resserrées entre des collines grouppées les unes à côté des autres, ils abordèrent les belles plaines de Farnham, sur les 10 heures du soir. |
L’excès de fatigue ne permit pas à quelques uns des missionnaires de prendre leur souper ; le lit était préférable à la table. D'ailleurs, tous avaient besoin de repos pour soutenir les travaux du léndemain, que Îles catholiques de l’endroit, heureusement, ne leur éparguèrent pas. ‘Très à bonne heure le matin, ilsse pressaient dans les diverses maisons où les prêtres s’étaient distribués, afin d’y entendre plus aisément les confessions. Les deux jours de retraite furent libéralement un exercice non interrompu de prières, d’instructions, de messes, d'administration et de réception des sacremens. La mission de Farnham, qui sera sous la pro: tection de St. Romuald, abbé, renferme déjà près de 1,000 communiants. Or presque tous participèrent aux
Vermout, anCce qué 8, il fau mission.
payvres ;
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tiens de X grâceg ine pro 1p d’imssion da avaient Loliques ltats, la ssérent rir une re à 14 Saison, 1e pusrce de le parollines ent les oir.
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tion, : En un mot, les mêmes prodiges de lu grâce, que l’on avait adrmirés: dunus les autres missions, (et. qui étuient sans doute le, fruit des prières qui.se faisaient à Montréal, dans les différentes communautés. à l’Archiconfrérie, autant que la récompense des efforts de l’é, vêque et de ses zélés collaborateurs,) se reproduisirent complètement àFarnham,et semblèrent couronner la fin de cette longue et salutaire tournée pastorale. C'était, en eflet, à Farnham que l’évêque terminait sa visite des Townships, et en finissant, il disait à la population du lieu,que,pour monument des fruits de la mission, il espéruit voir s'élever rapidement,sur les bords de leur belle rivière ,une église qui ne le cèderait en rien à celles que leurs frères séparés dans la foi avaient déjà pu construire sous leurs yeux. Il ne se trompait point ; les catholiques de ce township, encouragés par le succès de la visite et répondant à l’appel de, M. Pelletier, curé de Ste, Brigide et leur missionnaire, souserivirent £130, pour commencer immédiatement une chapelle en brique, sur un plan très-couvenable. Essérons que la Propogation. de la Foi leur pourra aussi venir en aide, Décidément donc, le catholicisme gagne du terrain dans les townships, et même,comme on l'1 vu, dans les villages tout. protestants do Stanstead, de Rock- Island et de Georgeville. Danses lieux où, ily a dix ans, on ne put obtenir achat d’un pouce de terre pour y bâtir une chapelle, aujourd’hui on, a fait à l’évêque des .offres très-gracieuses d’emplacements, lorsqu'on sut qu’il désirait y construire une église. Bien, plus, les protestants eux-mêmes sont venus de l'avant, avec une souscription généreuse, pour aider les catholiques duns.cette entreprise ;, et l’encouragement est tel, que l’on va. abandonner la petite chapelle qu’on fut obligé de placer autrefois, à 36 arpents du village, pour en élever une et plus grande et plus centrale dans le, village même. de la Plaine, A Farnham, mêmes dispoaitions envers les catlioliques : une Dame protestante y a donné quatre açres d’un superbe terrain pour y bâtir la chapelle catholique actuellement en construction, Cette intelligente, personne a porté la délicatesse jusu’à na vouloir concéder d’emplacements auprès de l’église, qu'à des propriétaires catholiques ; et parmi
les éonditions qu’elle appose dans les contrats, elle fuentionne qué l’acquéreur ne poutra point y laisset vuvrir de cantines où d’auberges ; il n’y aura dans ce village que des hotelleries, tout au plus Certes, voilà ve que l’on appelle de la philantropie morale et de !u meilleure espèce, assutément, Sars doute qu’au milieu de ce beau mouvemetit, parmi ces rhanifestations religieuses, il ÿ a bien dans la masse une partie inerte, insensible, une portion encore malade, paralysée. Ta vomme ailleurs, le mal est à côté du bien : et C’est ainsi que, tandis qu’on se féjouit de la conversion de plusieurs protesiauts, l’on a à géntir sur l’apostusie de quelques mauvais cutlioliqués ; qué, tandis que le repentir ramène un grand nombre de pécheurs, l’obstination, l’abus des grâces en aveugle, en endurcit d’autres ; mais du moins, la religion ÿ fait solidement son œuvre, ét beaucoup d’âmes s’y sanctifient, à la consolas tion du Pasteur et à lu plus grande gloire de Dieu et de son Eglise. J’ajouterai, en preuves, le récit de qtielques faits dont je fus moi-même le témoin.
Dans une localité, un pauvre Canadien, en voyageant aux Etats-Unis et ailleurs, avait à jeu près perdu la Foi et refusait absolument depuis quelques arinées de prendre part aux exercices de la religion. Cependant il avait donné quelques arpents de terrain pour y placer une chapelles Ce don paraît lui avoir valu la grâce de conversion ; car ayant assisté à un des exercices de la :nission, là grâce le toucha telléement que, fundant-en larmes, il vint aux pieds d’un cohfesseur déplorer ses égaremenis ; et on le vit plüs tard participer à la divine Eucharistie avec émotion qui attestait son tepentir.
Dans un autre towniship, un pauvre Sauvag», à lu suite de bien des pérégrinationsçqui ne le rapprochaïent guère du royaume des cieux, fuyait absolument toute rencontre avec le mission:itiie. La visite pastorale était déja bien avancée qu’il ne paraissait point encore, quuiqu’il eut été vivement invité à s’y rendre. Aniné d’un beau zèle, l’un des prêtres, accompagné d’un bon Canadien de Montréal, qui se trouvait à la mission, se met en marche au milieu des bois, pour retrouver cette brebis tagabonde. Airivé à la cabans de la famille infôrtunée,
rate, elle y laissei dans ce ttes, voilà » et de !u qu’au miifestations tie inerte, ysée. Là c’est ainsi na de plustusie de ue le res, l’obstircit d’aument son a consolas Dieu et de t de qtiel-
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| à lu suite ent guère e renconétait déjà quuiqu’il d’un beau Canadien se met en te brebis fortunéeé,
ilaperçoit une pauvre femme que l'indigence, la misère et le froid ont presque réduite à In mort, f'lle presse sur son sein un petit enfant qui gémit et en réchauffe un autre dans les pans de sa converte. A cc spectacle, tous sont attendris; le prêtre l’est davantage de Ja donble infortune de ses ouailles, et les ouailles le sont du zèle, du dévouement qui ont conduit l’homme de Dien jusqu’à elles. Dans de semblables moments, la grâce est puissante ; elle inspire tont ce que le cœur doit dire, explique tout ce que l’âme doit comprendre et fait faire tout. ce que le Seigneur demande, Anssi l’éloquent missionnuire n’eut pas de peine à décider le père et la mère à venir à la chapelle ; la difficulté n'était plus que de transporter leurs enfans, et de les soustraire,pendant le trajet, à la rigueur excessive du froid. Mais voilà que troubles ct embarras cessent ; le compagnon du missionnaire se dépouille, le premier, de quelque harde your en couvrir leurs petits membres. Le prêtre luimême en fait autant, ou plutôt prend dans ses bras et enveloppe anns son manteau le petit infortuné dont il voulait faire un chrétien. À travers les bois, la neige, ils sont bientôt à la chapelle ; et l’évêque a la consolation de voir repentants, à ses pieds, ces deux malheureux qui jusque là avaient fui devant le pasteur, et que maintenant réclamaient, avec instance, les grâces de son consolant migistère. Effectivernent, tous deux participérent aux sacrements, et leur enfant reçut le sain’ baptême. Les nombreux témoins de ce fait en ver- -snient des larmes d’attendrissement, et lheureux com. pagnon du missionnaire répétait que, de sa vie, ik w’a« vait éprouvé un aussi sensible bonheur. 4 Un dernier trait,qui montre bien le cousage de la “oi, est celui d’une jeune fille qui, voyant qu'elle ñe pouvait point revenir, le Jour suivant, pour Pratt ciper à la sainte communion, attendit depuis le Ynatin jusqu'au soir, afin d’avoir ce bonheur, Elle demeura uinsi à jeûn, jusqu'à quatre heures et deinie de l'après-midi pour nou voir se nourrir du pain des anges. Cette honne en ant,qui donnait un tel exemple à tout le monde,n°a. vait que seize à dix-sept ans.
Il me reste à terminer, eu invitant tous mes compa- (
triotes à seconder, pur leurs prières et leur aminônes, un élan si éminemiment con adien et religieux, Mais c’est à vous, MM. les Associés de la Propagation de Ja Foi, les amis et les s promoteurs de la Colonisation, c’est à vous surtout que je m'adresse, en ce moment; et c’est pour vous répéter combien il est pressant, pôur le succès des deux œuvres qui nous occupent, de venir de avant ; de faire un nouvel appel à vos amis, à tous vos frères; de donner enfin une iinpulsion décisive à toutes les volontés, pour,que nous n’ayons plus qu’un seul cœur et qu'une save âme, à la lonange de Dieu ct à l’affermwissement de sa sainte religion, dans notre chère patrie.
J’ai l'honneur d’être,
Messiours les Associés, Ux MissioxNaiRE, Montréal, 22 février 1649.
D TS ES à A ne
Erat des souscriptions pour l'Association de La Pronpagation de la Foi, pour le diocèse de Montréal, reçues par le Receveur- Général, depuis le 1er. décembre 1847 jus-
qu'au ler. décembre 1848,
a. fe mel
PAROISSES. MONTANT. | PAROISSES, MONTANT: Montréal, Æ£256 0 5 St. Valeutin, 15 17 6 Laprairie, 41 8 lilSte. Rose, 15 10 10!
St.Jacques Maj. 41 0 : St. Timothée, 15 9 4} St.Vincent de P.32 18 4:IN.D. des Anges, 15 0 0 Longueuil, 31 15 1 |Lavaltrie, 12 18 11 Slt. au Récollet, 39 O0 O {Lachenaie, 14: «00 Boucherviile, 30 0 O |St. Henri, 19.15:18, L'Assomption, 25 4 61]Pte.aux"Tremb 11 13 64 Belæil, 23 3 9 |5t. Roch, 11.0 4 &t. Clément, 20 5 3 |Coteau du Lae, 10 17 1 St. Isidore, 20 O0 O |M. Coffin, 10 16 8 Terrebonne, 18 6 9 St, Esprit, 10 15 0 L’Acadie, 16 18 4 |St. Martin, 10 14 44 Lachine, 16 12 O |Sorel, :, 19.2. 1 St. Denis, 16 3 9 |St. Césuire, 9 18 4 St. ii 16 1 3 Lac 2 Montagnes, 8 17 O4 at, Hyacinthe, 16 O0 111: Verchères, S 13 8 St. Rémi. 16 0 O0 'St. Sulpice, 8 9 4
thnônes, Mais on de Ja on, c’est ent; et
pour le venir de tous vos à toutes ‘ul cœur
l’afferce patrie.
AÏRE,
"ropa gaques par 47 jus-
Ste. Elizabeth, 8 Ste, Mario, £S Répeutigny, 8 St, Paul, 8 M, Poitras, 8 St. Laurent, 7 L'Industrie, | Chamb!y, 6 St, Benoit, 6 St. Polycarpe, 6 Riv. des Pruirics, 6 Varennes, 6 Contrecœur, 5 Rigaud, 5 Hôtel-Dicu, 4 Chatcauguay, 4 Longue Pointe, 4 St, Charles, 4
Pointe Claire, 4 St. Bruno, 8
pt et
es tea 1LDDONM IIS O Ds mé LA
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7 Fsault St, Louis, 1 |llne rente cons.
8,! tituée donnée 9! par feu M. P.
9,! Beaudry, de 0 Montréal, O0 St. Ambroise, 64, St, Georges, 114) St. Hugues, 241Les Cédres, ? ISt. Philippe, Berthier, x It, Simon, 6 ISt. Lin, 8 |Ste. Philomène, 64!/St. Cuthbert, 5 St. Jean Bupt.
104/Sto. Se holastique,
9 La Passe, (1) Q
œmvenne constant esse 0000-mmrnens cosmcnennge tango: enr nee te nee np ee oO Can
(1) Plusieurs paroisses s seront peut- “étre étonnées de voir le chiffre de leurs souscriptions si peu élevé ; c’est que la balance de leuts souscriptions n’a été reçue qu'après le ler, décembre 1848 ; ainsi elle ne paraître
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qu'avec les souscriptions de la présente année,
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