‹ Mission de la Colombie [microforme]Chapitre 1 sur 6 · Mission de la Colombie [microforme] · texte numérisé non relu

Mission de la Colombie [microforme]

Cette suite n’aura pas besoin de recommandation auprès de ceux qui ont lu le sourwaL (publié par nous en 1843) du voyage de M. Bozpuc et de son compagnon M. LanGrois autour du Cap Horn, de leur sé-

Jour au Chili, aux îles Gambier, Tahiti et Sandwich,

et de leurs premières courses sur le théâtre de leurs travaux apostoliques parmi les nations barbares du nord-ouest de ce continent. M. Bolduc est non seulement un zélé missionnaire, un apôtre dévoué, mais un observateur philosophe et un conteur aimable et spirituel. Pour un lecteur canadien surtout, le souvenir constant de la patrie et des amis qu’il ÿ a laissés répand sur la narration de M. Bolduc un charme inexprimable, Ses esquisses éthnographiques sont aussi de plus haut intérêt. Ce qu’il a écrit, par exemple, sur les îles de l'Océanie peut soutenir la comparaison avec ce qu’il y a de meilleure en ce genre. Ce qui ajoute un nouvel intérêt à la suite de son Journal, dont nous commençons aujourd’hui la publication, c’est qu’il nous apprend ce qui se passe dans ce territoire de lOrégon ou de la Colombie, sur lequel l’Europe et PAmérique ont maintenant les yeux fixés, et qui menace de devenir le théâtre d’une lutte entre les Etats-Unis et l’Angleterre.

Comme dans le premier Journal, nous n’avons rien voulu changer au ton familier qui règne dans cet écrit. Les lecteurs voudront bien ne point perdre de vue que cest un ami d'enfance qui parle à son ami, et que ce nest qu’à la demande réitérée de plusieurs amis de M. Bolduc que son correspondant à consenti à rendre publiques les lettres qui lui sont adressées.

ne 2 men MO

Il sera tiré un certain nombre d’exemplaires de louvrage en forme de pamphlet, et ceux qui désireraient y souscrire sont priés de nous en avertir sans délai, afin que nous sachions, quel nombre en faire tirer.

Il reste encore un petit nombre d'exemplaires du premier Journal de M. Bolduc ; ils seront réservés aux

premiers souscripteurs à la présente publication qui en tormeront la demande.

Le

Extrait d’une lettre de M. J. B. Bolduc, Prêtre, Missionnaire, à M. T...….

Cawlitz, "7 octobre 1843.

Bien aimé confrère,

Il se rencontre quelquefois dans la vie d’heureuses coïncidences, et celle qui vient d’avoir lieu est de ce nombre assurément. Au juste moment où je me mettais en frais de te donner quelques signes de vie, on m’a remis entre les mains la lettre que tu m’adressais l’an dernier au premier jour de novembre.— Je me réjouis en ce moment et rends grâce au Seigneur de ce qu’il m'a conservé tous les objets qui font sans cesse décliner mes pensées vers les lieux où chaque jour nous saluons le soleil levant... . esse.

J'avais oublié de joindre à mon journal (juillet 1842) quelques lettres traduites du tahitien qui peuvent donner une idée du style de cette langue. Je te les transmets aujourd’hui,

Papéti, 6 janvier 1842.

‘ Auni des missionnaires français, salut à vous.

‘ Je vous envoie la copie de la lettre écrite par la reine Pomaré au consul français. La parole contenue daris cette lettre concerne son désir de donner une terre aux “ missionnaires français pour y élever une maison de prière. Le consul français a renvoyé cette lettre à la reine. C’est pourquoi j’ai cru devoir vous faire connaître cette donation. ‘ de terrain, afin que vous sachiez que la reine a accompli son traité avec le roi des Froncçais.— Assez dit,

“Ami des missionnaires français, salut à vous.

PJ æ

(Signe) “ Le ministre secrétaire UATA, ?

Page 1