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Les monuments funéraires qui sortent des jardins de Saïda sont trèsnombreux. Nous avons déjà parlé des grottes du jardin Mékhédé. Beaucoup de petites stèles étaient autrefois revêtues de mortier et de pemtures. Voir pl. XL, n° 3, hi, 5, 6,7,8,9. Les figures 7, 8, 9 présentent les détails d'un sarcophage en grès calcaire, recouvert de stuc. Le trou placé au-dessus de la stèle n° 5 était sans doute destiné à recevoir une lampe.
Quant aux sarcophages seupliés, la représentation la plus ordinaire qu'ils offrent, en particulier dans le petit tympan de l'extrémité, est une Psyché pensive, la figure appuyée sur une main, l'autre main aban-
donnée. On voit deux jolis fragments de ce genre dans le jardin de Hoss.
Nous retrouverons la même représentation sur les sarcophages en plomb et sur les peintures des grottes de Halalié. (CF. Corpus inser. gr. n° 6934, monument sidonien. )
Simple stèle :
ZHNUWN
AFOAAO AWPOY
Observez combien ce nom de Zénon est particulier à la Phénicie : Zénon de CGittium, Znvwr Naoÿuou Âpados (Corpus, n 6); Waddington, n° 1999, ® 556; Zénon
Cotylas dans Josèphe; six Zénon dans la liste de noms nabatéens de Memphis, récem-
CAMPAGNE DE SIDON. 381 ment publiée par M. Miller (Rev. arch. févr. 1870, p. 115, 116). Notez surtout Znvon Adôykov, Znvor Âcddou. Le nom de Znvœvts ne se trouve qu'à Sidon : cf. ci-dessous, p. 387, et Corpus inscr. gr. n° 6934, monument sidonien, comme le prouvent la formule ypnoîe xai &Aure et la représentation de Psyché.
Les petits cippes en marbre ou en calcaire, avec la formule xpnoÎe nai ve, yaipe', sont très-nombreux à Saïda et sont le trait caractéristique des humbles sépultures sidoniennes ?. Les Sidoniens qui meurent loin de leur patrie emploient aussi ladite formule. Le petit cippe a une forme bien caractérisée. (Voir notre planche XXIT, 3 et 13, et Sauley, premier Voyage, pl. IV, V.) L'espèce de couronne de fleurs et de rosace qui le surmonte était de tradition phénicienne*. Très-souvent ces cippes sont anépigraphes. Je donne ici la figure de deux des plus curieux de ces petits
monuments :
Derrière le premier de ces cippes est un trou qui prouve qu'il était fixé à un autre monument, d'une manière analogue à ce que nous voyons dans le monument de Julianus. La représentalion de l'âme par un papillon (Vuy#) est ordinaire.
Cinq des inscriptions offrant la formule xpnoîé xai dure portent des dates.
1 CP Franz, Elementa epior. gr. p. 339 et 34.
2 Voir Sauley, premier Voy. pl. IV, V; Le Bas, I, n®1851,1853,18b4,1866 d, 1867, 1868, 1869, 1870; Corpus, n° Ah, 4539, 4534, 1536 D, 6990 ; Musée Parent, 1, p. 37 etsuiv. Le Louvre et plusieurs collections particulières possèdent de ces cippes inédits. Au Corpus inser. pr. le n° 6934 est un monument sidonien (voir ci-dessus). Observons contre M. Frœhner, que &Auros ne doit pas être traduit ici
par «[maintenant|sans chagrin ,» mais par «qui n’a causé de chagrin à personne. » Ce qui le prouve, c'est la formule Gras d\ÿrws. (Voir ci-dessus, p. 203.)
5% Sauley, premier Voy. IE, p. 616 (pl. LIT, 10; Le Bas, III, 889). Gette formule est fréquente à Délos, où il y avait beaucoup de Phéniciens. ÉQnuspis dpxao- Xoyue de Pittakis, 1849, n° 1002, p. 77.
: Comparez la colonne de Beyrouth, rapportée par M. de Sauley, premier Voy. pl. IV.
° Celle du marbrier Julianus (voir ci-après, ch. 1), qui est de l'an 299; °° celle l I
d'Alious {ci-après, p. 385), qui est de l'an 261: 3° celle d'Achoristus, à Berja (c-
après), qui est de l'an 238: 4° celle d'Ammious, à Deir Zaharani (ci-après), qui est de l'an 445: 5° celle de Titianus (Sauley, premier Voyage, pl. IV), qui est de l'an 9:0!. En calculant selon l'ère des Séleucides, ces monuments seraient de l'an 20 avant J. C., 54 avant J. C., 74 avant J. C., 133 après J. G., 2 avant J. C. Cela est impossible. Tous ces monuments sont du second, du troisième et du quatrième siècle de notre ère. Le style des monuments et la forme des lettres ne laissent aucun doute à cet égard. Il semble done que toutes ces dates doivent être calculées selon l'ère d'Antioche, dont le point initial est A8 ans avant J. C.2, ou mieux selon l'ère de Sidon, dont le point initial est 111 avant J. C. En tout cas, les petits cippes dont nous parlons sont des premiers siècles de l'ère chrétienne; quelques-uns peuvent descendre jusqu'au v° siècle. Souvent, du reste, la formule et le nom propre ne sont pas de la même main, par exemple dans le cippe AMMUNIE (ci-après, p. 385). Ges pelits monuments se vendaient tout faits chez les marbriers, et on se contentait d'ajouter le nom du défunt ou de la défunte. C'est ce qui explique le retour perpétuel de la formule. Je vais donner ici toutes les inscriptions des cippes sidoniens que J'ai pu recueillir à Saïda et qui n'ont pas déjà été publiés. Les originaux sont, pour la plupart, au Louvre
ou au khan de Saïda.
IOYAIEAOMNE AOMETIEXPHE XPHCTEKAIA TEKAIANYTIE AYMEXAIPE XAIPEZHECAE LRATIE : ; $ ; ETH MT (Voir ci-dessus, p. 310.) Gette inscrip- ; 4 . ; A] À lion ne peut être que de la premiere moltié du rm siècle. (Voir ci-dessus, p. 381.) Très-mal gravé : Très-fruste :
AOMETIEXP ATIOA ASIE HCZHCAC XPHCTEKAIA MB AYTIEXAIPE ZHCACETH Le mot XpnoÎÉ esttrès-difficile à suivre. TH 1 Ce cippe est au Louvre; je lis la dernière ligne : l'ère des Séleucides. Waddington, dans la Revue arch. KBETOYCIT. La lecture de M. de Sauley donnerait avril 1865, p. 268. 303. Une inscription portant une formule analogue, 2? M. Frœhner, se servant de l'ère d'Antioche,
et trouvée du côté de Homs (Kremer, Mitelsyrien und arrive aussi à un bon résultat pour une autre ins- Damascus, Vienne, 1853; Waddington, n° 2570 e) cription de Sidon. Musée Parent, 1, p. 38. porte érous nv, c'est-à-dire 438. L'ère d'Emèse était
AEIONY MNACEAC CIXPHCTE XPHCTE KEAAYTIE XEPE XEPEZHCAC ZHCACETH ETH É 1Z — — —— Notez les formes Atoyÿois, l'dis, pour Chez Anton Clat. Très-bien gravée : Dore comme jaroudpie ( &e JASUN après, p. 390), Amoluwdpis, ele. (Cf. XPHCTE Corpus, n° 4765, 8841; Waddington, KAIAAYNE n° 2h61.) XAIPE AIONYCIE ETOSPAXPH IEPEY CTEKAIAAY XAIPEZH ficope HA CACETH | .
ëy V. pl. ALL. Sur le nom d'Éro@pas.
" voy. Pape.
KE NAVAULA Bien gravée :
IOYAITTA XAPIE XPHCTHKAI XPHETH AAOITIEXAI KAIAQPE PEZHCAETH XAIPE NO . | | Awpos — + mort avant le temps.» Compa- | E;. F NE , rez vnso2 de l'inscription d'Eschmounazar. ZWEIAA = cé ” M XPHCTH KAÏIAAY Chez Catafago :
F2C AC TIPOKAA XPHERE : : at KAIAOPEXAIPE M. Krœhner a lu à tort ZWCIAA=Zowciua (Inser. du Louvre, n° 198). Le nom — TC ATRSER = de Zoile était affectionné des Syriens hel- EPMIONH lénisés. Nous en avons vu plusieurs exem- XPHCTH ° ples, et nous en trouverons encore. (GE. ZHACAC
Rev. arch. fév. 1870, p. 116.) ETH 6
Al ÿ
OEYAW PAZHCACA €ETH NB
M APKEAAA XPHCTE KAIAAYNE XAIPAI
CE. pl. XXII, “13.
XAPITO YXPHCTHK AIAAYTIE ZHCACETH
enI NE
Notez ce vocatif Xaproÿ; comparez Âwmoÿ dans l'inscription de Deir Zaharâni, craprès. Cela semble supposer des nominatifs XæpiToÿs, Amos; cf. eidessous Maroÿs(?). KAaudtoÿs, Auos.
Comp. Mæpboÿs, Epiph.. Ado. heær., zr, 1; anacephal., loc. parall. — Nous attri-
buons à ét le sens de +environ.»
AIOTEIMA XPHCTHKAI AWPEXAIPE
Au-dessus d’une femme couchée, copie de Durighello :
EAAPA XPHECTHKAIA AYMEXAIPE
TPYÉEPA XPHECTHIKAF## XAIPE
Plus grandes lettres que de coutume :
NIKAPIN XPHECTH KAÏAAY NEXAIPE
Nucdpw pour Nedpiov, \oyez Pape, p. 1001 (2° édition): cf. Waddington,
jien gravée :
CATOPNIAA XPHETHKAIA AYME:XAIPE PLAN NIBNIENRI AB Important à rapprocher du nom de l'hérétique Satornile. Inseription de Larisse (Miller, Acad. des inser. 1° juillet 1870):
SarTpuivos — Saturninus.
Entre la troisième et la quatrième ligne,
un petit Z isolé, ce semble.
TITIA XPHC THXEPE
KAAYAIOYC XPHCTHKAI AAYTEZH CYAMCIENTNI A À