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DesRoches et Montauban, couvreur français en ardoise ; c'est lui qui a couvert l'église et a entrepris la dite baätisse”'—(Journal).
Dans l'analyse du Miscellureorum Liber, l'entrée qui suit celle du 26 décembre 1726, faite à Chicoutimi, est celle faite au même endroit le 20 janvier. Au mois d'avril, comme nous le verrons tout à l'heure, il était rendu aux Sept-Îles. Ce long voyage d'hiver a du se faire avec bien de la difficulté.
Le 27 juillet il confère le baptême à plusieurs adultes et enfants aux Ilets-de-Jérémie et ajoute : “ Ibidem antea, festis paschalibus [Pâque tombait en 1727 le 13 avril] baptisavi sub conditione Vitalem, filium Joanni Rasset et Mari-Annae Caron natum.”
Il hiverna, 1727-28, à Chicoutimi.
En effet deux actes qu’il y avait inscrits l’un du 20 décembre 1727 et le suivant le 8 février 1728 en font foi.
L'analyste du Miscellaneorum Liber, nous cite un acte de sépulture sans indiquer l'endroit où il fut fait, mais ce fut vraisemblement à Chicoutimi: “30 martii 1728, post longos et acerbissimos dolores, sacramentis munitus obiit Bertrandus Balaire, gallus.”
Le Père paraît être resté à Chicoutimi jusqu'en juin. Voici ce qui se rapporte à cette année dans le journal :
‘ La charpente [de la nouvelle maison du missionnaïre à Chicoutimi] « été levée le 20 avril 1728 par Pierre Montauban, excellent jeune homme rempli
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d'énergie. Ils'est fuit aider par LaSchinS, Mavatachk Pik8ar8ich, et nos autres Sauvages surtout Charles Peltier, et la livrée vers lu fin d'octobre ; j'ai fait presque tout l’intérieur de mes propres mains, pour l'avantage de mes successeurs, leur demandant de. prier pour mi, et leur souhaitant une vie plus tranquille. Amen” (Journal).
Au mois de juillet 1728 le Père Laure est aux Iletsde-Jérémie.
Je ne saurais dire si ce fut avant ou après son voyage aux Ilets que mourut Marie 8tchi8anich dont parle le Père tant dans sa relation que dans son journal, probablement avant. Ce fut bien dans le mois de juillet 1728 mais l’analyste n'indique pas le quantième : “ Au mois de juillet 1728 fut enterrée Marie Sauvagesse dont il fait un éloge remarquable (v. p. 118)” Le lecteur trouvera dans la Relation ce qui se rapporte à elle, voici en attendant ce qu’en dit l'auteur, de la notice de la Mission de Tadoussac dans le Rapport déjà cité des Missions du Diocèse de Québec :
“Dans une note le Père Laure fait l'éloge de Marie StchiSanich, femme de Nicolas Peltier qui mourut, comme elle avait vécu, en odeur de sainteté, après une maladie d'un an, munie de tous les sacrements. Elle a été regrettée de tous, dit le Père, et elle le sera toujours de moi en particulier qui ai appris d'elle la langue montagnaise et la traduction des prières. Elle m'’assista dans la rédaction d’une grammaire et d’un dictionnaire, et était digne d’une plus longue vie, s’il eût plu au Seigneur. Elle n'avait pas encore 50 ans, je
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crois, et en avait passé 17 chez M. Sauvage de Québec. Quand elle ressentit les premières atteintes de la maladie, le Père Crépieul était mort [+ 1702] et il ny avait pas de missionnaire au poste ; dans son inquiétude et sa ferveur elle se rendait souvent à la chapelle pour y faire ses prières et répandre d'abondantes larmes, apprenant ainsi à sa tribu la véritable componction, et n'ayant qu'un regret celui de ne pouvoir plus assister dans ses travaux son Père spirituel. Puisse-t-elle l’assister de ses prières dans le ciel.”
« J'inhumai ses restes précieux dans le cimetière de Chicoutimi avec tous les honneurs de l'Église.”
D'après la première entrée au registre des Sépultures il parait que le Père passa encore l'hiver de 1728- 29 à Chicoutimi.
Le journal, tel que nous le connaissons par le Rapport des Missions du Diocèse de Québec, est muet sur les années subséquentes à 1728 et jusqu'à 17353.
L'année 1729 ouvre avec une entrée au registre des sépultures: “12 Fev. 1729 Nicolas Peltier, gallus natione, sylvestris moribus, prope centenarius, &c. (v. p. 118)” c’est sans doute le même Nicolas Peltier mentionné plus haut, mari de Marie la Sauvagesse. M. Boucher nous assure dans son analyse que le Père passa l'hiver de 1729-30 à Chicoutimi, mais il ne cite aucun autre acte. La relation nous apprend que dans l'automne il revint d'un voyage à Québec; et par sa seule date elle rend certain son hivernement à Chicoutini.
Cette date de la relation est de Chicontimi le 13 mars.
Dans le mois de juillet 1730 le Père fait la mission des Ilets-de-Jérémie, et au 29 du même mois se trouve dans un endroit qu'il nomme Epechipitch, vulgo l'Esk8min, où il administre le baptême. Le dernier acte de cette année est du 14 août et le suivant est du 15 mai 1731, de sorte que par le registre il ne parait pas avoir hiverné en mission.
L'année de1731commence donc par un acte du 15 mai. Ce fut évidemment cet été que le Père Laure acheva sa carte autographe de la région au nord du Saguenay, puisque l’épitre dédicatoire au Dauphin est datée de
Chicoutimi le 23 août 1731.
Comme à l'ordinaire il est aux Ilets-de-Jérémie, le 22 juillet, et du fait qu'immédiatement après les baptômes fait aux Ilets suit un autre acte du 6 mars 1732, M. Boucher conclut qu'il a hiverné en mission, 1731-32.
Le printemps et l'été se passaient comme précédemment à Chicoutimi et aux Ilets-de-Jérémie. Il est évident qu'il n’y passa point l'hiver de 1732-33 par la remarque que fait le Père, mais dont M. Boucher ne cite que ces mots: “12 Nov. 1732, Quebeci, hac hyeme ubi, ob pravitatem, etc. etc. Vide Fol. 30.”
Le registre des sépultures porte cette entrée: “ Hoc anno, id est, a festivitate omnium Sanctorum anni
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præteriti ad Septembrem anni 17392, fato functi sunt -ex morbo in sylvis prope lacum Echetagama.” Suivent les noms de neuf sauvages.
Ad lacum Sti. Joannis : A suis sepulti Suivent les noms de onze forte artim (?) sauvages à la droite des- indigne relicti.
quels il écrit:
“ J'hivernai à Québec ” (Journal).
Le Journal parle évidémment de l'hiver de 1732-33 car d’après les registres le Père serait de retour à Tadoussac le 10 juin 1733 et à Chicoutimi le 17 du même mois. En juillet il est aux Ilets-de-Jérémie, au mois d'août à Chicoutimi, où il hiverne (1733-34), car il y inscrit un acte de baptême le 27 décembre, 1733.
H emploie l'été de 1734 à parcourir ses missions comme les années précédentes, et comme à la page 38 du registre perdu il entre un acte de baptême le 8 mars 1735 on conclut qu'il hiverna en mission (1734- 35).
Après l'entrée du 8 mars, tout se fait comme à l'ordinaire, c’est-à-dire, il passe le printemps et l'été à Tadoussac, Chicoutimi et aux Ilets. Les entrées dans le registre des mariages faits par le Père Laure s’étendant de 1720 jusqu'au 19 juillet de cette année 1735. Le premier mariage qui suit est fait par le P. Maurice
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cinq ans plus tard, c'est-à-dire, le 29 juillet 1740, ces actes se trouvaient à la page 79 du registre perdu. Cette année le P. Laure fit un voyage à Québec comme il constate par l'acte rapporté, comme de coutume d’une manière incomplète, par l'analyste : “ Kalendas Septembris Quebecum navigans, etc., (vid. Fol. 32)”.
Il y hiverna selon toute apparence, car après cette note il n'y a pas d'autre entrée jusqu'à l’année suivante.
Le premier baptême de cette année est du 3 juin. Il visita ses missions cet été comme à l'ordinaire. Rien, dit M. Boucher, n'indique qu'il hiverna, si ce n’est le seul acte fait dans le cours de l'hiver : “ Die Ga martii 1737. Rite baptisatus est a Patre Laure in prædio, etc., (Vide page 32)”.
L'Analyste ne dit pas si cette entrée est de la main du missionnoire.
Il n'y a absolument rien dans l'analyse qui ait trait à cette année à part l'entrée du 6 mars, la seule de l'hiver, et que je viens de citer. Elle nous donne a entendre qu'il hiverna en 1736-37 en mission.
Le Répertoire Général du Clergé, à la page 86, nous. assure que le Père fut nommé en 1737 curé des Éboulements, et qu'il y mourut le 22 novembre de l’année suivante à l’âge ,de 64ans ; mais comme il est né en 1688, à l'époque de sa mort il n'avait que 50 ans.
C’est la dernière année de notre missionnæire. Nous. le trouvons au mois de juillet à Tadoussac ayant fait.
Nous.
, fait.