‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 17 sur 87 · Voir page · texte numérisé non relu

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Celui-ci, le prec Kompong-Som, reçoit par plusieurs affluents, le Tap Kiéang entre autres, les eaux d'une partie du versanl méridional des inouïs Krevanh. Son bassin est peu habité, d'immenses espaces y sont déserts, il s'élargit considérablement aux approches de la mer qu'il trouve an fond (rune vaste baie presque comblée par les alluvions.

Kompong-Som ou Sré-I mbell, à quelques kilomètres de son embouchure, est un petit port en relations avec les points rapprochés de la côte.

DE KOMPONG-SOM V OUDONG 200 kilomètres de levé nouveau.

Le Tap Kiéang descendant du Nord, il était intéressant de l'utiliser pour gagner Oudong.

Cette marche permettait de -relever la partie navigable de la rivière, de reconnaître ses sources el, celles du Pree Tlmoll et de traverser les monts Vorvong-Saurivong, légendaires au Cambodge.

Le Tap kiéang se remonte difficilement dans la sécheresse, il est presque impraticable dans la saison des pluies. Sa vallée, élroile d'abord, s'élargit à Kompong-Roun , point où d cesse d'être navigable cl d'où un sentier qu'on ne peut parcourir qu'à pied, la végétation l'encombrant la plupart du temps, permet de franchir les montagnes en deux jours.

L'extrémité Sud de la chaîne des Krevanh déterminée par la reconnaissance, est inhabitée, elle n est parcourue que par les piétons et dans de rares directions. Le Cardamome que les Cambodgiens nomment Krevanh et auquel la chaîne doit son nom. ne s'y rencontre que rarement, ses autres produits ne sont exploités qu'à sa hase. Y part un sommet des Kamchay qui atteint 1 ,200 mètres, les fortes altitudes ne paraissent pas y dépasser 500 mètres.

En rentrant dans le bassin du fleuve postérieur, le chemin d'Oudong longe le prec Thnott dont il coupe les principaux affluents. Traversant de nombreux villages dans les rizières, il entre, aux approches d'Oudong,

sur la (lune sablonneuse signalée à la sorlie de Pnom-Penh et au delà de laquelle, de même qu'aux abords de celle ville, les eaux s'écoulenl vers le canal du Lac.

Oudong, paxs riche el bien cultivé, avail quelque importance alors ipie la résidence royale y était fixée. Il formait encore un centre de douze mille habitants il y a quarante ans. il n'en compte guère que quatre mille aujourd'hui, dispersés par groupes dans les rizières autour de vingt pagodes, cl dans les deux grandes enceintes qui contenaient les habitations royales. Kompong-Luong et Pinhalu, ses anciens faubourgs, sont devenus des agglomérations séparées.

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