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des tributaires du Lac et de son canal dont les plus importants sont jusqu'à Pursat, les stungs : Cherei-bac, Serap-enkam, Babaur et Tléa-moham. Comme lui, tous ont leur origine dans le rameau de la chaîne des krevanh, nommé Ivhe Kioul. Point navigables pendanl la sécheresse, ils peuvent, à l'époque des hautes eaux, être remontés dans la dernière partie de leur cours et rendent ainsi les relations commerciales faciles avec les villages de la roule « liasse ». Les nombreux torrents ou ruisseaux intermédiaires viennent (\i's pelils groupes de collines soulevées en ligne presque régulière en avant de la chaîne.
Pour les transports de toutes sortes cl même les voyages dont le but est un peu éloigné, la voie fluviale est depuis longtemps préférée, tous les centres importants du Cambodge étanl en communication avec le lac ou son canal. Les routes restent donc pour les relations intérieures.
Le pays parcouru parla roule basse est très habité el bien cultivé. Au point du changement de direction vers celle « du milieu », les villages d'une vaste plaine toute en rizières, ont la spécialité de la fabrication de la poterie qu'ils fournissent au Cambodge entier; de là le nom de Kompong- Chhnang (rivage des marmites), donné au port voisin sur le canal du Lac. où elle esl embarquée.
La roule « du milieu » xisilc un pays moins peuplé, quelquefois désert où se rencontrent des troupes de cerfs el de bœufs sauvages.
Pursat s'entendait à celle époque bien plutôt de la nombreuse série de villages sur la rivière de ce nom, un des plus forts affluents du Grand- Lac, que de l'endroit presque isolé où résidait le chef du pays.
C'était le point d'où partaient annuellement les convois pour la cueillette du Cardamome dans la partie centrale des monts Krevanh.
La rivière de Puisai vient des monts Krevanh, son bassin a une superficie considérable mais il n'est peuplé qu'après la réunion des trois grandes branches qui la forment. Entre elle et la rivière de Battambang, deux autres coins d'eau intéressants vont au Lac le stung Kompong- Prac marquant la frontière avec le Siam et le Stung Dontri.donl les bords sont très habiles, tous deux sortent des petites hauteurs en avant des monts Kiev anh.
La campagne que montre la roule « basse » entre Pursat et Baltambang est loin d'avoir un aspect agréable: in culte sauf aux abords des villages, elle a de longues forêts clairières, aux arbres maigres, légèrement noyées aux baules eaux alternant avec d'immenses plaines <lc grandes herbes, véritables mers àl'horizon desquelles le guide cherche le bouquet d'arbres qui lui servira de point de repère. Chaque année le feu dénude la route, seul moyen employé par les habitants peu nombreux pour vaincre la végétation envahissante, sa trace donne à quelques endroits où il a dépassé le bul un aspecl d inimaginable désolation.
Baltambang, au bord du Stung Sangké, crosse rivière v
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Le prec Sangké à Battambang,
inouïs Krevanh el ([in avanl sou arrivée au Lac reçoil des allluenls considérables, est le centre le plus peuplé el le plus importanl de la région cambodgienne dépendant du Siani.
En relation par terre avec Ghantaboun et Bangkok, par le Lac avec Pnom-Penh ,[ fréquenté la plus grande partie de l'année par les vapeurs
venus du Cambodge et de la Cochinchine, il est l'entrepôt du commerce du pays.
I n peu avant d'y arriver, le chemin passe un ancien canal nommé Au Dombang el aussi, « vieille rivière », creusé dans les temps anciens pour abréger le trajet de Battambang au Lac. Le courant de la rivière n'avait pas tardé a 1 agrandir el la population s'était transportée sur ses rives lorsqu'il arriva, comme conséquence, que l'eau manqua bientôt en saison sèche dans la partie de la rivière entre le commencement du canal et les affluents du Stung Sangké et que les relations devinrent difficiles avec les régions parcourues par ce dernier cours d'eau. On vit alors avantage à barrer le Au Dombang. Le fait eut lieu vers 1835, époque à partir de laquelle la population réuni aux bords du Stung Sangké.
DE BATTAMBANG A ANGKOB
137 kilomètres.
La campagne entre Battambang el Angkor est une des mieux cultivées du Cambodge tant qu'on reste près des cours d'eau, mais dès qu'on quitte leurs abords, la plaine des bautes berbes se continue allant jusque tort loin à l'Ouest, coupée à quarante kilomètres au Nord par la rivière de Mongkol-borey.
Dans la partie qu'il faudrait traverser pour aller directement de Battambang à \ngkor et que l'inondation du Lac convie chaque année de plusieurs mètres d'eau, la fange, même au plus fort de la sécheresse, ne durcit pas par endroits toujours assez pour permettre aux charrettes d'arriver au but et c'est par le Grand-Lac que les affaires se l'ont entre les deux villes.
Voulanl néanmoins parcourir le terrain afin de circonscrire sur la carte la partie impraticable, je dus aller à Teucthio, au Nord, passer le Stung Sreng el joindre la roule de Bangkok à Angkor qui nie permit d'achever facilement ma course.
( )ulre de vastes nuirais (pi il l'aul contourner cl un certain nombre de
ruisseaux coulant vers le Stung Sangké, dillicilcs à franchir à cause de leurs >ascs, trois cours d'eau importants barrent le chemin, ce sont 1rs Stungs ; Mongkol-borey, Sreng et Plang, tous trois affluents de la rivière de Battambang dans sa dernière partie.
Le Stung Mongkol-borey, de même que la rivière de Battambang, sort des monts Krevanh donl il porte les dernières eaux vers le Grand- Lac, le Stung Sreng a son origine dans les monts Dangreck au Nord,
il. — l'or le de
ceinlc île Bultaïuban".
tous trois ont de nombreux affluents et déservent un bassin immense. Le Stung Plang venu des ramifications des Dangreck a beaucoup moins d'importance.
Les vapeurs de Cochinchine ne remontent la rivière de Battambang que jusqu au confluent de celle de Mongkol-borey, ses sinuosités sans nombre el son peu de largeur n'en permettant au-dessus de ce point guère 1 accès qu'aux chaloupes à vapeur.
Siemréap, le centre qui a succédé à Angkov dans l'administration de son district, mieux connu des touristes européens que Battambang, grâce aux admirables ruines qui l'environnent, esl loin d'avoir son importance au poinl de vue commercial surtout.
Sortie du plateau desDangreck, la rivière, en saison sèche, coule rapide el abondante. Les vapeurs qui font le service de Battambang s'arrêtent h son embouchure pour débarquer les voyageurs qu une chaloupe à vapeur conduil à Siemréap, el pour charger les produits du pays.
Si\ kilomètres séparent Siemréap du temple el des grandes ruines d Vngkor.
I n chemin, en dehors des terres fortement inondées, praticable aux charrettes et aux éléphants, conduil de Siemréap à Kompong-Thom, le premier centre important en territoire cambodgien, comme il était déjà connu, je lui préferai la traversée du Lac jusqu'à Kompong-Hao.
D AXGKOK \ KOMPOXG-IIAO 205 kilomètres.
Du sommet du petit mont Krom à l'embouchure de la rivière d'Angkor, on peut embrasser les contours du Lac réduil à celle époque (fin février) à ses plus petites dimensions.
Le TonléSap. immense réservoir où s'accumulent pendant la mousson pluvieuse les eaux de nombreux affluents cl partie de celles du Mékhong, atteint à cette époque de l'année jusqu'à 100 kilomètres de largeur sur 250 de longueur avec une profondeur moyenne de dix mètres dans son lil ordinaire. Au fort de la sécheresse, le lac n'a plus qu'une centaine de kilomètres de long sur trente dans sa plus grande largeur, el conserve à peine de soixante-dix centimètres à un mètre de profondeur. Sans berges, il a ses abords boueux el presque partout inabordables. I ne ceinture de grands arbres garni) ses contours des l>a>ses eaux : leurs branches extrêmes dans l'autre saison dépassent la nappe liquide marquant l'emplacement du Lac propremenl dit.
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A ce moment de mon passage, le Lac était si bas qu'il ne pouvait être question d autre moyen de marche (pic de celui des barbues liés légères. C'était, au reste, le seul mode de transport pouvant me permettre de remonter les tributaires importants de la rive gauche pour reconnaître les relais habituels des barques et les lieux de ravitaillement pour les pécheurs, peu éloignés du Lac.
La course avec une barque à deux avirons demande cinquante heures de l'embouchure de la rivière d'Angkor à Kompong-Hao, déduction l'aile des arrêts.
Les affluents sont nombreux sur celle rive, on remonte d'abord, pour les redescendre après avoir changé de rameurs, les precs Roluos et Ixompong-Kiam, jusqu aux villages du même nom. La population à ce moment de l année est assez nombreuse sur leurs bords, surtoul sur ceux du second, plus important et frontière entre le Cambodge et le Siam. Vient ensuite le Stung Chefou avec le relai du même nom et qu'un canal naturel relie au prec Stung au bord duquel se trouve Péam Rang village de ravitaillement pour les pêcheurs. Le prec Stung débouche dans un étang de \ à 5 kilomètres de large, le Tonlé China, d'où un canal naturel conduit au prec Béang par lequel se fait la rentrée dans le Grand-Lac.
Le Stung Sen sorti des monts Dangreûk, esl un des affluents les plus considérables du Tonlé-Sap; il y arrive par trois embouchures après avoir parcouru le pays de Kompong-Soai où on le retrouvera dans la reconnaissance suivante. Trois gros Alliages marquent ses entrées dans le Lac.
C'était l'époque active de la pèche, de tous cotés des villages lloltants s'installaient sur les eaux ou près des bords. Beaucoup de pécheurs n'ayant ni cases, ni barques, campaient sur des Ilots ou des bancs de sable à sec.
Pour atteindre en dernier lieu Kompong-Hao, il reste à traverser le Véal phoc (plaine île houe) qui termine le lac. La profondeur y est moindre encore et quand arrive la lin delà sécheresse, force est de faire glisser barques et pirogues sur la boue demi-liquide.
Kompong-Hao, au bord du canal du Lac, esl une forte agglomération
et le chef-lieu de ^arrondissement de Kompong-Leng. On s'y occupe surtout de pêche cl du commerce qui en découle.