CAMBODGE ET SIAM
pouvait me fournir de nouveaux renseignements géographiques intéressants, mais le tracé général de la ligne qui la comprend entière avec son prolongement jusqu'à Battambang eut pour résultat d'indiquer sur la carte une voie praticable aux hautes eaux, au moins pour les voyages en éléphant.
I.i;\ K DE LA IU\ 1ERE DE l'I USAT 75 kilomètres de levé nouveau.
Il a déjà été parlé dans le voyage de 1881 de celle rivière dont la région des sources se trouve en partie déterminée par la reconnaissance de la roule haute. Elle commence à être navigable à partir de la jonction des trois Stungs : Knang-krepeuh, Aral cl Krevanh qui la forment. De ce point, à celui à une douzaine de kilomètres du Lac où, par ses proportions l'inondation rend le terrain inhabitable, elle n'a pas moins de 'iÔ villages ou hameaux sur ses rives. Son cours très sinueux dans l'allusion a environ 75 kilomètres. Le lit a une largeur ordinaire de suivante à quatre-vingts mètres, il en atteint même 200, mais se rétrécit considérablement à l'approche du Lac dont la crue précoce, en le faisant déborder dès le début de la mousson pluvieuse, empêche le gros courant dans cette saison de ronger et d'élargir ses berges. En temps sec le Stung Pursat n'a guère qu'un mètre d'eau, aussi les chaloupes à vapeur ne le remontent-elles qu'aux hautes eaux.
DE BATTAMBANG A MONGKOL-BORE"* ET A LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX 1 iii kilomètres dont G8,500 de levé nouveau.
A l'époque du maximum de l'inondation du Grand-Lac, l'immense plaine d'herbes qui entoure Battambang est, an Nord, noyée à plus de soixante-quinze kilomètres et son terrain n'y peut èlre parcouru qu'en barque. Le reste de l'année, les voyages vers Mongkol-borej s'accomplis-
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sent dans des directions variables suivant l'avancement de la saison et la fantaisie des gens, la plupart cherchant le terrain le plus sec après le retrait des eaux et au contraire le moins desséché lorsque la sécheresse est avancée.
Ayant à tracer du premier an second de ces points, une voie pour le télégraphe dans ce terrain alluvionnaire très uniforme, je parcourus un itinéraire direct, cpie je rectifiai ensuite, ne rompant la ligne choisie que pour éviter la partie trop marécageuse des bords du Stung Péha et ayant soin de longer les mares principales qui gardent un peu d eau au fort de la sécheresse. Je laissai ainsi à quelques kilomètres à 1 Est le chemin que j'avais visité deux ans auparavant pour aller à Angkor.
Mongkol-borey, sur la rivière du même nom. aliluenl du Stung Sangké, point extrême que les chaloupes à vapeur peuvent atteindre aux grandes eaux, est un chef-lieu d'arrondissement situé à douze kilomètres de Teuc-lla où finit l'ancienne roule du Siam vers le Cambodge.
Celle-ci, la première que je parcourais ayant mérité à une époque passée le nom de roule, csl une simple levée de terre de quelques mètres de largeur, en partie disparue, qui venue de l'Ouest en droite ligne. permettait dans la saison des pluies d'atteindre, du Siam. à pied sec Teuclla. point de séparation du chemin vers Angkor et vers Ballambang.
Teuc-tla est aujourd'hui inhabité, cl Sysophôn, chef-lieu d'arrondissement distant de cinq kilomètres csl le véritable relai vers Angkor comme Mongkol-borey csl celui vers Battambang.
La ebaussée longe à petite dislance la rive gauche du Stung Sysophôn. ( loupée par les petits affluents de ce cours d'eau, elle est rendue impraticable aux charrettes par le manque de ponts. Le fossé creusé pour l'élever étant commode aux barques jusqu'aux derniers jours de l'inondation est par suite devenu une voie meilleure qu'elle.
Il est intéressant de constater que le pays est jusqu'à ce point, atteint par l'inondation, qui l'\ couvre d'un mètre d'eau lorsque le Lac arrive à sa profondeur maximum ( II) mètres).
Tout en restant dans I ancien territoire du Cambodge on se trouve, à partir de Teuc-tla, chez des populations transportées du Laos, placées
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autrefois le long de la a oie pour son entretien et le service des relais cl avant comme centres administratifs, Aranh el Vatana.
Le Stung Sysophôn, affluent du Stung Mongkol-borey est navigable jusqu'à Sysophôn pour les chaloupes à \ apeur pendant la saison des hautes eaux. Sa source principale traverse la chaussée cinq kilomètres au delà d'Aranh. Venue des monts Dangreck sous le nom de Au Malio. (die recueille les dernières eaux destinées au Grand-Lac. Le Au Rang', le plus éloigné de ses tributaires, n'est séparé du premier ruisseau coulant vers le golfe de Siam que par une plaine sablonneuse d'à peine un kilomètre sommet du dos d'âne qui forme la ligne de partage des eaux.
Jusqu'ici le terrain s'élève 1res légèrement justifiant par sou peu de hauteur la continuation de la chaussée qui garantissait les voyageurs contre les inondations partielles des petits cours d eau.
Le sol dans celle région, comme Vont montré les nombreux sondages à I "..")(). faits pour le plantage des poteaux, est généralement un gravier rougeâlre, désagrégation d'une sorte de limonite très commune dans le pays, cl un grès grossier qui émerge fréquemment.
Si je n'avais pas généralement rencontré ce roc comme sous-sol j'aurais été porté à croire que les monts Krevanh étaient autrefois le centre d'une grande île.
A pende dislance de Vatana s 'élèvenl les petites collines à la base desquelles les indigènes cherchent de l'or dans le sable el dont il a été parlé précédemment.
•2. -- i: Il DE DANS LE I!\SSI\ Dl GOLFE DE SIAM1
Lors de mon premier voyage j'avais visité la partie la plus méridionale du bassin du golfe, dans celui-ci j 'allais commencer l'examen de sa partie septentrionale, cette étude allait me donner l'occasion de reconnaître, en