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plus des voies terrestres que j'allais utiliser ou tracer, une partie du coins du fleuve dans le bassin duquel se trouve presque entière la région à parcourir, une exploration sui\anle devait me permettre de terminer L'étude de l'ensemble.
DE LA LIGNE DE PARTAGE DES EAUX A BANGKOK 238 kilomètres dont 8!! <le levé nouveau.
En dépassant le Au Rang, j'entrais dans le bassin du fleuve de Pétriou le tributaire le plus important de celle partie du golfe de Siam après le Ménam.
Ce n'est qu'en pleine saison pluvieuse qu'on peut juger du débit des ruisseaux sillonnant le pays: quoiqu'il eut déjà plu quelquefois, tous étaient encore à sec et il fallait creuser souvent à un pied de profondeur dans leur lit pour trouver l'eau indispensable.
La chaussée, entreprise en 1842 et commencée à Teuc-tla avec .") ou 6,000 travailleurs, avait été terminée en cinq ans. Elle tomba dans un tel état d'abandon quand le Cambodge cessa d'être tributaire du Siam et que les communications entre ces pays furent devenues presque nulles, qu il est la plupart du temps difficile d'en reconnaître la trace au cours de son développement qui atteignait 140 kilomètres.
Sa première partie, dans ce bassin, offre celte particularité qu'elle est tracée entre deux rivières qui se réunissent après un cours parallèle de 'i0 kilomètres.
Ses 20 derniers kilomètres ont servi de voie à un petit chemin de fer abandonne desservant, jusqu'au fleuve, une mine d'or exploitée dans le pays de (Cabine, cl qui avec celle de Vatana, semble former comme la soudure au continent de la presqu'île préhistorique dont les monts Krevanb étaient le noyau.
La chaussée se terminait au bord du Klong Packnam, près de son confluenl avec le fleuve, limite de la navigation à vapeur et jusqu'où la marée se fait sentir.
98" 30' Est de paris
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\ ce point de sa rencontre avec une \<>ie navigable en toute saison, la roule terrestre directe, s'arrête ; je dus fane, pour Le télégraphe, un tracé de 83 kilomètres longeant à petite distance le fleuve jusqu'à sa jonction avec le canal de Bangkanal qui l'unit au Ménam.
Dans ce trajet, d'abord en terrain sablonneux puis en plaines de hautes herbes fortemenl inondées par le fleuve lois des crues, se trouve Chantakam dernier canton, habité par des Laotiens transportés de Vieng-chang. La région de Pékim «|iu se présente ensuite est peuplée de Siamois, el de
l.o canal do Bangkanal à Bangkok.
Cambodgiens, cl jusqu'à Bangkok, on ne rencontre plus (pie des villages formés de yens enlevés au Cambodge. Les bords des cours d'eau \ sont particulièrement bien cultivés.
Le canal de Bangkanal a élé creusé à l'époque où la chaussée a élé construite el dans le même but de communication avec le Cambodge. A peu près envasé il ne permet la circulation aux barques de petite grandeur qu'à marée haute surtoul au dos d'âne créé par la rencontre des eaux des <leu\ fleuves. Il traverse des plaines qui commencent à i« Strie — I. 17
être mises en culture el où, lors de mon passage, circulaient encore des troupeaux d'éléphants sauvages. Vers Le milieu de son parcours, un canal plus récent, l'unit une seconde lois au fleuve de Pétriou et vient aboutira Sasong-Sao (ou Pétriou) le centre administratif et commercial de la région.
La ligne télégraphique suil le grand canal jusqu'à la capitale siamoise, Bangkok, fondée, après La destruction d'Ajuthia( I7(S\)) parles Birmans, sur les bords du Ménam et autour des anciens forts élevés un siècle avant par les soldats de Louis XI\ .
RECONNAISSANCE DE PARTIES DES RIVIERES DE PATRANG ET DE CHANTAKAM ET DU FLEUVE DE PETRIOU
75 kilomètres de levé nouveau.
Le fleuve de Pétriou est formé |>ar la réunion des stungs, Srakéo venu de l'extrémité Nord-Ouest des monls Krevanb, et Patrang descendu des monls Dangreek. Il est successivement grossi sur sa rive droite par les klongs, Packnam, Ghantakam et Nakôn Naiok, nés dans les monts Dangreek dont les contreforts sont peu éloignés et, sur sa rive gauche, par les klongs Takien et Louang sortis des dernières ramifications des Krevanh.
J'ai, dans cette mission, relevé la fin du cours de chacun des klongs, Patrang el Ghantakam et celui du fleuve depuis le confluent du klong Chantakam jusqu à la rencontre du canal de Bangkanat; je devais dans un voyage ultérieur en relever d'autres parties.
Le klong Patrang. navigable aux basses eaux pour une petite pirogue, coule sur le sable dans un lit, large de 100 mètres, au milieu d'une épaisse forêt. En plus de son lit principal, deux petits bras le joignent au stung Srakéo.
Le klong Ghantakam est remonté par la marée jusqu'au centre important du même nom. Il coule, sinueux et profond, dans la plaine d'herbes, n'ayant que deux ou trois hameaux sur ses rives jusqu'à son confluent avec le fleuve.