‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 43 sur 87 · PL MIL · texte numérisé non relu

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Son sol, généralemenl pauvre en dehors des ri\csdu Stung Chinit, est couvert de forêts clairsemées d'arbres, parmi lesquels le pin domine. Vers son centre, se rencontre, allant du Nord au Sud et sur une largeur de plusieurs kilomètres, une bande de terrain occupée par un arbuste nommé dans le pays « poivre de lièvre », sorte de thym, très parfumé, qui atteint plusieurs mètres de bailleur.

A Prec Sangkè l'inclinaison pour gagner le plateau csl raide, le chemin des chais ne commence que lorsqu'elle est gravie : il se poursuit sur un sol, riche d'abord, au milieu d'une forêt exubérante qui, peu à peu, s'appauvrit sur du sable et sur du roc. et amène par une pente insensible, à vingt kilomètres du Mékhong, au bord du Stung Chinit.

Cette voie se continue alors vers l'Ouest parallèlement à la rivière jusqu'à la rencontre du Stung Trang-Kassan. Les obstacles créés sur son parcours par les forêts et les eaux y étant les mêmes que sur l'itinénéraire plus au Sud, je me décidai, sur l'avis des chefs du pays, à remonter un peu au Nord où je trouvai, dans la région entre le Stung Chinit et les sources de ses affluents de droite, un chemin moins boisé et plus sec dans la saison des pluies.

Dans le trajet de ce dernier, le pays reste aussi inculte, à peine y renconlre-t-on quelques hameaux dont les habitants vivent des produits de la forêt; ce n'est qu'avec le délia du Slung-Sen que commencent les rizières cl aussi la plaine d'herbe, soumise à l'inondation du Lac. continuée jusqu'au delà de Kompong Thom.

DE KOMPONG THOM A SAMBOll l^ii kilomètres de levé nouveau.

De Kompong Thom à Sainbor, on emprunte d'abord pendant il) Kilomètres la roule précédente, je profitai de ce que celle fraction n'avail plus d intérêt pour moi. pour relever le Stung Sen dans la partie qui lui csl parallèle el qui a pour limite le petit village de Ban Haki.

MISSION l'VVIE

La rivière pleine à moitié de son lit, se montre à celte époque sous un très bel aspect; accessible aux petits vapeurs elle est une voie précieuse pour le commerce de la région.

A partir du point où le chemin de Sambor se détache de celui vers Prec Sangkè, le terrain s'élève; c'est la ligne des sources de la plupart des affluents de droite du Stung Ghinit presque tous nés dans des petits étangs. La végétation offre ce point particulier que, dans une partie importante de la forêt, les pins sont remplacés par des melaleuca cacheputi

que, jusqu'ici j'avais seulement rencontrés dans les terres humides des approches de la mer.

Le Stung Ghinit y est, comme sur les itinéraires précédents , l'obstacle principal aux communications. Pour toucher Baroung, ancien centre administratif, et chercher ensuite le gué où le chemin franchit la rivière, il faut suivre le bord de celle-ci pendant une assez grande dislance sur un sol qu'elle noie fréquemment. Après son voisinage on trouve des terres plus élevées cl les sources de plusieurs de ses affluents de gauche, puis, la route entre dans le bassin du Mékhong.

Pour atteindre le fleuve, elle descend le plateau en longeant de loin un gros ruisseau, le Au Gruoh, jusqu'à son confluent devant la grande lie de Kâ Lognéou, de l'autre côté de laquelle se trouve, sur la rive gauche du fleuve, le petit centre de Sambor où un poste militaire venait d'être installé, en raison de l'occupation récente par le Siam, d'un point rapproché sur la même rive du fleuve.

Fig. 73. — Groupe de travailleurs pendant les constructions télégraphiques.

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