ÉTUDE ENTRE LE MÉKHONG ET IA LIMITE DE LA COCHINCHINE
Cette étude comporte trois reconnaissances joignant au Mékhong, Spéan-Kiam, le point, sur la frontière de Cochinchine, fixé pour la jonction des lignes télégraphiques.
Depuis Chlong, où le Mékhong commence le coude arrêté à Crauchmar. un hras nommé Tonlé Tauch (petit fleuve), considéré comme son ancien lit, s'en détache et le suit parallèlement ayant jusqu'en Cochinchine de nombreuses communications avec lui. A l'Est, un petit plateau de 30 à 'i0 mètres de hauteur, nommé Péan Chang, étendu \ord-Sud sur une longueur de 80 kilomètres sépare, depuis Crauchmar jusqu'à Baphnom, le hassin du Mékhong de celui du Vaïco oriental.
A l'époque de la saison des pluies, l'inondation du fleuve s'étend jusqu'à la hase du plateau, noyant le terrain sous plusieurs mètres d'eau, et c'est seulement à partir de cette limite, que les chemins peuvent être parcourus à pied sec.
DE PEAM-PKAI-MORECK A SPEAN-KIAM
63 kilomètres de levé nouveau.
A Spéan Kiam, ahoutissait anciennement le meilleur chemin de la Cochinchine vers le Mékhong. Venu de ïayninh, il était indiqué comme la seule voie stratégique pratique dans le pays. Lors de leur occupation du Cambodge et de leurs guerres avec le Siam, les Annamites avaient tracé plusieurs voies unissant Spéan-Kiam au Mékhong, un fort, établi au centre de la région, à Pô Prahan, était destiné à assurer la sécurité à ceux qui les parcouraient. Plus récemment, en 18G7, pendant les troubles suscités au Cambodge par le rebelle Pou Combo, ce chef avait