‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 71 sur 87 · K)M\I\ ET LAOS ORIENTAL · texte numérisé non relu

K)M\I\ ET LAOS ORIENTAL

bang proprement dit, les régions des Hua panh et du Ïra-Ninh. Il traça ses itinéraires entre celui que nous venions de parcourir et la vallée du Song-Ka, cours d'eau par lequel il désirait terminer son travail, et rentrer en Annam après avoir relié son levé topographique au mien et à celui de la colonne Pernot. C'étaient cinq reconnaissances à exécuter dont il venait d'accomplir les quatre premières dans l'intervalle entre notre séparation et notre rencontre, sans qu'aucun incident en fût venu rompre la régularité.

DE TAK KHOA A LUANG-PRABANG

793 kilomètres de levé nouveau.

Ce voyage fut presque complètement effectué dans un pays semblable à celui que nous avions visité en venant de Luang-Prabang à la Rivière Noire. — En partie inhabité ou dévasté par la piraterie chinoise, il n'offrait guère pour les gîtes que la forêt ou le sol détrempé de cultures abandonnées. C'était en pleine saison des pluies ; sous les averses torrentielles, les sentiers des vallées y étaient transformés en ruisseaux, ceux des ravins en torrents, ceux sur les pentes en glissoires dangereuses.

En quittant Tak-Khoa le jour même de mon départ, Cupel s'était dirigé sur Muong-llang, sortant du bassin de la Rivière Noire par un plateau d'une altitude moyenne de 950 mètres sur lequel, près des villages de Pou-Bo. Logni et Peng-Lao, se rencontrent des gisements aurifères exploités par les indigènes. Entrant alors dans le bassin du Nam-Ma, puis dans celui du Nam-Neun (Songka des Annamites), il avait gagné le Tra-Ninh en longeant pendant près de iOO kilomètres, le revers oriental de la chaîne de partage entre le Mékhong et le golfe du Tonkin. où le benjoin se recueille abondamment, dont les crêtes varient de 1 200 à I 600 mètres et qui est peuplé de Pou-thaïs el de Pou Euns dans les vallées et sur les plateaux, de Méos et de Khas sur les hauteurs.

Il trouva Muong-IIang occupé par la bande chinoise au chef de laquelle j'avais précédemment l'ail demander sa soumission. Muni de la lettre du

MISSION PAME

Ong-Ba le capitaine avait reçu bon accueil, mais il n'avait pu décider cet aventurier à la démarche qui ne s'effectua qu à mon retour avec Pennequin.

Marchant vers Xieng-Khouang, capitale du Tra-Ninh, il passa à

Muong-Ven, et à Sam-taï, nœuds de plusieurs routes conduisant au Tonkin, au Laos et en Arinam, et dont les habitants réussissaient à vivre tranquilles en payantunlourd impôt au chef de la bande chinoise.

A Hat -Ko. sur le Xam- Neun, Cupét entra en pays Pou Eun (nom des habitants du Tra-Ninh) . Les points intéressants qu'il y rencontra sont : Xieng-Kham, autre nœud important de communication ; Muong-thé, sur le cours d'eau le plus riche en or de cette région où les gisements aurifères sont nombreux, et Xieng-Khouang, sur un plateau élevé de 1 200 mètres dont la superficie est d'environ 1 800 kilomètres, et qui jadis florissant, se trouvait complètement ruiné parles Siamois (1875). puis par les Chinois.

De là à Luang-Prabang, on il arriva le i juillet, il suivit un chemin passant par les bassins très accidentés du Nam-Khane et du \am-Seuang où les difficultés de parcours sont excessives, et qui a, Muong-You pour principal lieu de halte.

125. — La rivière Nain-Khan près de son confluent à Luang-Prabang.

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