TON K IN ET LAOS ORIENTAL
jouir enfin du repos el devenir prospères. Nous ('•lions 1res émus, el nous n'ajoutâmes rien à ses paroles, laissant ceux qui l'écoutaient et qui avaienl tant soulier!, sous l'impression que celui qui les quittait avait aussi eu la pensée de taire leur bonheur.
Mes compagnons. Massie, Vacle et Garanger avaient abandonné la Rivière Noire à ïakian, pour prendre la voie de terre, ils m'avaient rejoint après un séjour prolongé à Sonia et à Tuangiao,- nécessité par la marche des bagages, el l'obligation d'attendre le règlement des questions qui me retenaient dans le pays. Ils partirent pour Luang-Prabang le "21. avec M. Nicolon.
Le même jour, le capitaine Gupet, achevant une importante exploration, arriva à Theng pour regagner le Laos avec moi.
Les territoires, pour la pacification desquels j'avais été mis à la disposition du général en chef, étaient définitivement organisés cl le calme le plus absolu y régnait. Dans M. Pennequin ds avaient un chef éclairé et un protecteur résolu qui commençait à bien connaître le sol et en aimait les habitants. Mon rôle \ était terminé.
Je ne me séparai pas sans émotion du commandant, j'éprouvais un sentiment d'affection fraternelle pour cet homme d'un tempérament réfléchi et calme, d'un caractère hardi et aventureux à qui ces qualités donnaient une véritable puissance d'attraction sur les indigènes dont il gagnait le cœur au premier contact. Je l'aimais pour ce que nous avions fait ensemble, et pour le bien qu'il allait encore faire à des populations qui avaient reconnu que notre venue dans leur pays marquait le terme des mauvais jours. En nous embrassant nous nous souhaitâmes de nous retrouver pour travailler encore en d'autres lieux.
Le 26 décembre je me mis en route avec Cupet. Le Phya Surrissack était parti la veille. Le 2 janvier 18<S'J nous étions à Luang-Prabang.
Fig. 124. — Femmes Pou-thaïs de-^ Hua panb lang ha tang oc.
M CU PET 8 mai au 21 décembre 1888
En me séparant à Tak khoa, le 8 mai, du capitaine Cupet pour gagner Hanoï, j'avais laissé à mon compagnon le soin de choisir le terrain de ses premières études dans ces immenses territoires encore inconnus de 1 est du Mékhong comprenant, en dehors du pays de Luang-Pra-