‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 83 sur 87 · RETOUR EN FI! V\CK :J · texte numérisé non relu

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de cette limite telle qu'elle a été indiquée par des bornes, ce premier point établi, la question des droits sur le Laos resterait intacte el rien n'empêcherait que je prépare avec le commissaire siamois les bases d'un accord qui permettrait au Siam d'exercer son autorité sur une partie <le la vallée du Mékhong tandis que la nôtre s'étendrait sur l'autre, dette solution, nous ne paraissions avoir chance de la faire prévaloir sans démonstration militaire, qu'en procédant comme il vient d'être indiqué. Par ailleurs, la délimitation de la frontière entre le Cambodge et le Siam. commencée en 1 86*7 «'lait restée inachevée, il semblait à propos de tenter de mener à bon résultat celle importante question, et de l'entreprendre à la suite du règlement des accords en projet dans la vallée du Mékhong.

La conduite de ces négociations et règlements, en même temps (pie l'exploration des régions inconnues, était le but de la campagne que j'allais entreprendre.

Le programme el la composition de ma nouvelle mission furent arrêtés parle ministre des Affaires étrangères, M. Spuller, et parle soussecrétaire d'Etat des colonies. M. Etienne.

Je devais toul d'abord me rendre à Bangkok, là. je serais juge de rechercher, avec l'autorité siamoise, le moyen pratique de faire fonctionner ma mission el de tirer le meilleur parti de la situation.

Les points sur lesquels j'aurais à opérer se trouvant compris dans l'immense étendue de territoire entre le Yunnam el le Cambodge, un certain nombre de collaborateurs qui parla suite pourraient être appelés à nous représenter dans les régions qui leur seraient devenues familières, pris dans les différents départements ministériels, devaienl être placés sous ma direction pour recevoir suivanl leur qualité de topographes, (I hydrographes, de naturalistes ou d'agents politiques la destination qui sérail la plus convenable.

Sur le terrain, jamais à exercer mon influence cl mon action auprès du commissaire nommé par le Siam pour prévenir les conflits qui pourraient se produire dan- le- diverses régions.

Au fur et, à mesure que notre autorité aurait été reconnue sur les points où il s'agissait de prévenir ou de repousser les empiétements siamois, je préparerais le fonctionnement d'une organisation qui, une fois établie, passerait sous la haute direction du gouverneur général de l'Indo-Chine.

C'est dans ces vues que d'une part, la direction des négociations visà-vis du Siam m'était confiée (le consulat général de Bangkok devant èlre géré par un intérimaire pendant ma mission), et que d'autre part, j'avais, vis-à-vis du gouverneur général de l'Indo-Chine, la responsabilité de l'organisation des territoires contestés.

Mon séjour en France avait duré cinq mois. Je m'embarquai à Marseille le 17 novembre 1889.

1. Les figures des deux premières périodes ont été exécutées d'après des photographies de MAI. Pavic, 39, 12. 18, 49, 53, 56, .Y7. 58, 61, 64, 65, 68. 69, 70, 71. 72, 73. 7i, 75. 76. 77. 78, 80, 82, 83, 87, SU. 90. 91. 92, 93. 95. 96, l.>7. 98. 99, 100, 101. IO-2. 103. lu.-), 106, 107, 108, 112. 113, lli. 123, 125. 127. 128. 137. 138; Fai'aut, 40,79, 84,86; de Coulgeans, membre de la mission, il. 52, 59; Guesdon, ii; Brien, inspecteur des télégraphes, 15, if>. 17. 50, 51. 07: Bel, ingénieur des mines. 60, 62, 63, 60 : D1' Lefèvre, membre de la mission, 88. 94, 111, 115. 117. 118, 120. 124, 126, 129, 130; Capitaine Rivière, membre de la mission, 109, 116; Macey, membre de la mission. 110. 121. 122; Brière, résident supérieur en Annam. 139: et de Mme Lemire. 119, 133, 134, 135.

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