KI
t)i- iiovctxibn' à
atril
[)•• mu 4 oclo-
bm
On y voit aisément que les heures du matin et du soir, où la température est relativement très-basse, correspondent toujours à une élévation du degré de saturation, tandis que, pendant le milieu du jour, l'accumulation de la chaleur permettant à l'air de contenir plus de vapeur, la Traction de saturation s'abaisse notablement.
La différence entre les extrêmes est beaucoup plus considérable en hiver qu'en été, et cela s'explique aisément. En effet, pendant l'hiver, la quantité de ivuide" vapeur contenue dans l'air restant sensiblement la même, celui-ci est plus ou "^JS?** moins saturé, suivant que sa température est plus ou moins élevée: mais, pendant '* w"""1 *K>~ l'été, au moment où le pouvoir dissolvant augmente au milieu du jour avec l'ac- i»»»"» *» pi»iw. cumulation de la chaleur, il se produit un afflux constant de vapeur d'eau pompée par le soleil, qui est presque au zénith, et l'air tend à rester à peu près complètement saturé. Aussi, dès que la température baisse, se produit-il une condensation qui précipite un énorme volume d'eau sur le sol, tout en laissant l'atmosphère encore presque à saturation dans la soirée.
Ainsi, pendant la saison sèche, aux heures froides du matin, la fraction de saturation est de 0,90 à 0,91 en moyenne, c'est-à-dire que 1 air renferme a peu près tout ce qu'il peut contenir de vapeur d'eau ; à 9 heures , au moment du maximum de température, elle n'est souvent plus que de o,4o, et l'atmosphère est relativement sèche, quoique le même volume de vapeur y soit demeuré; à 9 heures du soir, on se rapproche de la saturation à mesure que la température baisse, mais en restant encore à 0,81 ou 0,82, parce qu'il ne fait pas aussi froid que le matin.
Au contraire, pendant la saison des pluies, l'air étant toujours presque absolument saturé pendant la matinée (fraction de saturation = 0,96 à 0,97), il contient encore, pendant le milieu du jour, une énorme proportion de vapeur d'eau, telle que la fraction de saturation peut aller jusqu'à 0,76, malgré l'augmentation considérable du pouvoir dissolvant produit par la grande élévation de température. Et le soir, à 9 heures, quoiqu'il ne fasse pas encore bien froid, la saturation est presque complète encore (fraction de saturation — 0,90 à 0,95), parce que, avec l'abaissement de température, il ne s'est précipité de vapeur d'eau que ce que l'air ne pouvait absolument plus renfermer.
Quoique moins instructives que les chiffres que nous venons de citer, les moyennes peuvent aussi servir à montrer d'une manière assez précise la différence qui existe entre l'état de saturation de l'atmosphère pendant les diverses parties de l'année. On voit ainsi que les quantités moyennes de vapeur d'eau contenues dans l'air pendant l'hiver et l'été sont entre elles à peu près comme 7 est à 8. On peut aussi constater qu'il y a presque toujours un abaissement de la moyenne vers le milieu de la saison des pluies, et cela correspond à un l'ait sur lequel nous aurons occasion de revenir un peu plus loin. km .1» Mtuntioci Pour les hautes altitudes, nous n'avons que peu de renseignements en ce qui concerne l'état hygrométrique de l'atmosphère, mais il est probable que les écarts que nous venons de signaler pour Guatemala doivent s'y manifester d'une manière plus nette encore, puisque les extrêmes de la température s'éloijrnent davantage. Le degré de saturation doit aussi être très-faihle en hiver, puisque l'air amené par le vent du nord a déjà abandonné la presque totalité de son humidité aux régions inférieures.
Voici quelques chiffres obtenus pendant des ascensions sur des montagnes assez élevées; ils montrent que, même dans ces hautes régions, l'air, à cause de la température peu élevée, renferme encore une assez forte proportion de la quantité de vapeur d'eau qu'il pourrait contenir.
SOMMET DU VOIXi* DE PiCtt». J,55o"\ 1
Thermomètre *ee i3\ Thermomètre humide io'5. Différence Tension de h vapeur d'eau 8""33.
Fraction de .saturation o."3.
volcaîi D'icti a 3,33o*. 'i novemiee, 10 «nus 3o mn-ris du «um : Thermomètre sec <f. Thermomètre humide 0*5. Différence a*5. Tension de la vapeur d'eau 6"™,»o.
Fraction de saturation o.Gy,
SOMMET Dti V0LCHS D'Mjlt, 3,703", <4 KOtEMIDE. ï UEl HE» Dr SOI»;
Thermomètre sec 8°. Thermomètre humide 6". 5. Différence t*.5o. Tension de la vapeur d'eau 6-",87.
Fraction de .saturation o,8i.
80% v i »r volc«h rirai, 4 m vue», i hum iS mi m.i es m Mit :
Thermomètre sec 6*, 5. Thermomètre humide ;»\a. Différence i*.3. Tension de la vapeur d'eau 6"".n7.
Fraction de saturation 0,77.
in.NS LES RÉPUBLIQUES DE GUATEMALA ET DE SUAADOK. 145 ■
.SOUMIT VI VM6M B'ICU, 30 Mil, 9 HEIIIS Dt IUTM :
Thermomètre se<- 3*,îo. Thermomètre humide 3°,qo. Différence o*,o. Tension de la vapeur d'eau 6*",! 7.
Il résulte de ce qui vient d'être dit qu'on est amené à considérer deux ordres de pluies parfaitement distinctes, et quant à leurs causes et quant à leur manière d'être, les pluies hivernales et les pluies estivales.
Les premières, qui ne tombent pas dans tout le pays, mais seulement dans i».™.) les localités qui présentent les conditions particulières indispensables, sont dues à la condensation, par les montagnes ou les forèls, des vapeurs contenues dans l'air «mené par les vents régnants, généralement par le vent du nord. Les caractères extérieurs de ces pluies sont assez nets, car elles ne sont que rarernenl orageuses et ne tombent presque jamais en gouttes volumineuses et pressées. A mesure que le courant d'air refroidi arrive au-dessus du sol, une sorte de balise répand sur le pays, un brouillard se forme peu à pu, s'épaissit progressivement en constituant un véritable nuage vésiculaire, puis finit par se résoudre en une pluie line, qui augmente d'intensité à mesure quelle gagne les régions inférieures. Il faut remarquer aussi que ces phénomènes se produisent presque aussi souvent le matin que le soir et durent parfois toute la journée. ^Néanmoins le volume d'eau déversé, quoique souvent considérable, n'est jamais comparable à celui que fournissent les pluies de l'été.
Les pluies estivales sont dues à une cause très-différente. Elles proviennent de l'évaporation active qui se produit au moment où, le soleil passant au zénith, ses rayons échauffent puissamment le sol et déterminent la formation dans l'atmosphère de puissants courants ascendants chargés de vapeur d'eau presque jusqu'à «duralion. Aussitôt que les couches d'air, ainsi imprégnées d'humidité pendant le moment de la plus haute température, commencent à se refroidir, lorsque le soleil tend à s'abaisser sur l'horizon, le pouvoir dissolvant diminue avec rapidité, le point de précipitation est bientôt atteint, et d'immenses volumes d'eau retournent à la terre en quelques instants.
Les choses se passent le plus souvent de la manière suivante. Le ciel restant fijHHWttlfu. 19
lifi VOUGE GEOLOGIQUE
parfaitement serein pendant loufc la matinée, on voit, entre a et 3 heures de l'après-midi, quelques petits nuages blancs s'accrocher aux sommités des pics les plus élevés; ce sont les premières vapeurs qui se condensent et s'accumulent peu a peu en volumineux cumulus blanchâtres qui enveloppent toutes les montagnes. Les nuages s'agglomèrent progressivement et envahissent tout le ciel en formant d'épais nimbus et des stratus gris ou noirâtres. Tout à coup l'éclair brille, le tonnerre gronde, el la pluie éclate avec une soudaineté et une violence inouïes, déversant des torrents d'eau en quelques heures sous la forme de gouttes épaisses el serrées. Tout rentre dans l'ordre au bout de peu de temps et la nuit est presque toujours claire et éloilée.
Les faits auxquels est due la formation des pluies estivales sont aussi la cause d'un phénomène sur lequel nous devons nous arrêter. Puisque l'accumulation des liiiUma vaPours dans l'atmosphère est produite par l'action puissante des rayons du soleil lorsque cet astre est très-voisin du zénith, il est naturel de penser que, lorsqu'il tend à s'incliner sur l'horizon, l'effet produit doit diminuer en raison directe de l'obliquité. Or on sait parfaitement bien que, pour les pays situés entre l'équaleur el le i ;">' degré de latitude, il y a deux saisons des pluies, déterminées pur les deux passages du soleil au zénith, et deux saisons sèches, qui correspondent aux époques où cet astre est le plus loin possible dans le nord et dans le sud.
La ville de Guatemala étant située par i 'j°3G' de latitude nord, on voit aisément que les deux passages du soleil au zénith sont très-rapprochés l'un de l'autre et que l'inclinaison de cet astre vers le non! est loin d'être aussi considérable (jue celle qui a lieu vers le sud. Néanmoins l'obliquité des rayons du soleil pendant les mois de juillet et d'août, quelque faible qu'elle soit, doit se manifester par une action directe sur l'allure des météores aqueux. En effet, quoiqu'il n'y ait pas deux saisons des pluies, on remarque deux périodes très-marquées d'intensité maximum, généralement en juin et à la fin de septembre, tandis qu'il y a une notable diminution, quelquefois même un arrêt de quelques jours (veruno de Agoxto dans la Boca Costa), à la lin de juillet ou dans la première moitié d'août. Quoique le phénomène ne se manifeste pas toujours avec la même netteté, on en trouve toujours une trace plus ou moins complète, et on peut affirmer que l'observation continue ainsi les inductions théoriques. 11 suflit de jeter
les yeux sur le tableau n* 4. et surtout sur les courbes graphiques de la planche IV, qui figurent la marche mensuelle des pluies pendant les années 1 8ôg-i 803, pour constater le fait, particulièrement en ce qui concerne les années iHiiq, i86t, i86a.
Relativement aux quantités de pluies, nous ne possédons malheureusement de Qualité h.- Piu«. renseignements précis que pour la ville de Guatemala. Les chiffres dont il sera fait mention ci-après nous montrent que la moyenne de pluie pour 5 années, dans cette ville, est de î ,n,3 7 1 . C'est un peu plus qu'à Tepic, au Mexique, où il ne tombe que 1 ",090 par an en moyenne; mais cette ville, située aussi sur l'océan Pacifique, est beaucoup plus près du bord de la mer, presque à la limite supérieure des terres chaudes. C'est beaucoup moins, par contre, qu'à Cordova, qui est située à la base des terres tempérées de l'Atlantique, et où il tombe en moyenne 2m,732 de pluie par an. On peut admettre que, dans la Boca Costa (San Agustin) où il pleut beaucoup plus qu'à Guatemala, il tombe au moins 1 mètres d'eau par an, et que les conditions des hydrométéores dans cette région se rapprochent beaucoup de ce qu'elles sont à Cordova. Dans les hauts pays, il est probable que les choses ont une certaine analogie avec ce qui se passe dans les plateaux élevés du Mexique, et que, à Quezaltenango et à Totouikapam, il ne tombe guère plus de o"',5oo de pluie par an. Cette faible quantité tient à deux causes; d'abord à la sécheresse presque complète de l'hiver, et ensuite à la nature même des pluies de l'été, qui ne sont ni aussi violentes, ni aussi prolongées que celles des terres tempérées. Les averses peuvent se comparer à celles de nos climats, et se composent de gouttes dont les dimensions n'ont rien de particulièrement remarquable. Cela tient probablement à ce que la précipitation n'est pas aussi soudaine et à ce que les gouttes tombant de moins haut n'ont pas à traverser, comme dans les terres tempérées, d'épaisses couches d'air saturées de vapeur «l'eau où elles s'agrandissent en accumulant autour d'elles l'eau formée par la condensation due au refroidissement que produit leur passage. 11 faut remarquer que les hautes régions du Guatemala ne constituent pas des plateaux aussi étendus que ceux du Mexique, et surtout qu'elles sont encore presque partout recouvertes d'une abondante végétation, de sorte qu'on ne peut pas comparer d'une façon précise les faits observés dans ces deux pays.
Qma6U i'ma A Guatemala, la moyenne d'eau tombée par an est, comme nous lavons dit, de Tr-Mid.*" i m,37 1 , fit correspond à 1 A 1 jours de pluie. Le tableau suivant (tableau n° tV) donne pour .Vannées (i85t)-i 803) les chiffres qui permettent d'établir celle moyenne.
tableau v *.