PLUIES
Lorsque nous avons parlé des saison», nous avons déjà eu occasion d'insister iW|«riiuim sur la répartition des pluies dans les différentes parties de l'année, et nous J»n»
avons vu que, si, dans certains cas, l'hiver est absolument sec et l'été seul .^^^i „.
pluvieux, dans d'autres, la saison sèche n'est pas entièrement privée de chutes de pluies. Nous savons que l'altitude a une influence remarquable sur cette répartition , et qu'on peut la formuler de la manière suivante :
En terre chaude, il pleut beaucoup en saison des pluies, et, pour ainsi dire, pas du tout en saison sèche; — à la base des terres tempérées, il pleut énormément en saison des pluies et souvent en saison sèche ; — à la partie supérieure des terres tempérées, il pleut beaucoup en saison des pluies et assez souvent en saison sèche; — dans les terres froides, il pleut assez abondamment en saison des pluies et pas du tout en saison sèche.
Nous allons tâcher d'accompagner ces notions générales de quelques données plus précises.
Il serait intéressant d'étudier l'état de saturation de l'atmosphère et la force éu< 4élaslique de la vapeur d'eau qui y est contenue, aux diverses altitudes et pendant les différentes périodes de l'année. Malheureusement les observations font défaut pour la presque totalité des points. Pour les terres chaudes, nous savons seulement que la haute température qui y règne toujours permet à l'air de contenir une quantité considérable de vapeur d'eau. Aussi le vent du nord, qui part saturé des régions glacées de l'Amérique septentrionale, mais saturé à une basse température, reste-t-il relativement sec lorsqu'il arrive sous les tropiques, quoique", en avançant vers le sud , il ail continué à se charger de vapeurs. Pour qu'il se produise un refroidissement suffisant pour amener la saturation et la condensation, il faut des causes spéciales, telles que celles qui sont dues à la végétation. H arrive quelquefois, en effet, qu'il pleut en hiver en terre chaude, dans les endroits où d'épaisses forêts exercent une notable action réfrigérante en arrêtant les rayons du soleil et empêchant ainsi le sol de se réchauffer, en augmentant la superficie susceptible de se refroidir par rayonnement, et enfin en déterminant à la surface des feuilles
une évaporation constante qui consomme de la chaleur. Mais c'est surtout à la base de la terre tempérée, là où les premiers versants des montagnes opposent une barrière à la marche des vents, que l'air se refroidit au contact des rochers et des forêts, que la saturation s'opère, et que la précipitation de la vapeur d'eau amène des averses plus ou moins abondantes pendant l'hiver. KMt-ukiratiM A Guatemala, il pleut aussi quelquefois pendant la saison sèche, pour des raidi !*!™3u" sons à peu près analogues. Mais la condensation se produit plus rarement et requiert pour cela des causes plus intenses, car l'air amené par le vent du nord, qui règne pendant presque tout l'hiver, s'est déjà débarrassé de la majeure partie de sa vapeur d'eau en passant au-dessus des terres tempérées du versant de l'Atlan-' tique. Le tableau suivant (tableau n" 3) fait connaître les fractions de saturation de l'air par moyennes mensuelles, à différentes heures de la journée, pendant cinq années consécutives.
TABLEAU iV J.