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78 VOYAGE GR0L0GIQ1 F.
{jîlnilf ouest. Il est à remarquer que cela est beaucoup plus vrai pour la côte du Pacifique que pour celle de l'Atlantique, où sont réunis presque tous les accidents brusques. La côte du Pacilique, abstraction faite du rentrant assez profond de Panama, peut être considérée comme composée de deux lignes presque droites se coupant au golfe de Fonseca , sous le i 3' degré de latitude. ta première rie ces lignes, courant au N. 0., forme les côtes du Costa-Rica et du Nicaragua, dentelées, il faut le reconnaître, par un certain nombre de golfes plus ou moins profonds; la seconde, s'inclinant un peu sur la précédente, se dirige vers l'ouest ao° nord, le long du Salvador et du Guatemala, et ne présente le plus souvent qu'une plage recliligne et continue, dont rien n'égale la monotone régularité.
Du côté de l'Atlantique, au contraire, la ligne des côtes est brisée dans tous les sens et projette vers le Y K. deux régions saillantes séparées par de profondes éc hancrures. Presque immédiatement après la baie de Mosquitos. dont la courbe profonde se combine avec le golfe de Panama pour déterminer le principal rétrécissement de l'islbine, les terres se développent au loin, vers le nord, pour former ces régions basses et insalubres , à peine babilées et à peine connues, dites Pat/» tien Ma*tjuitoit. Le cap Gracias a Dios termine l'avancée, que limite dans l'autre sens le < reu\ profond de la baie de Honduras. Vient ensuite la grande presqu'île du Yuralan, qui se prolonge fort avant dans le nord-est jusqu'au cap Galocbe, et dont les deux faces, presque parallèles entre elles, naissent, l'une au golfe d'Ainaliquc, au fond de la baie de Honduras, l'autre à la Laguna de Terminos, extrémité du golfe du Mexique. Il existe donc, en quelque sorte, trois étranglements successifs, comprenant entre eux des élargissements correspondants, élargissements qui ne sont pas seulement des accidents du dessin des côtes, mais qui dépendent du relief général de la contrée; car, si l'on y regarde de près, on verra que leur naissance, si l'on ose s'exprimer ainsi, correspond à de puissants nœuds montagneux vigoureusement accusés sur 1 arête saillante qui dessine l'ossature de l'Amérique centrale.
La région que nous nous proposons d'examiner a ver quelques détails correspond au plus considérable de ces élargissements , c'est-à-dire au point d'où diverge presque transversalement la grande presqu'île duYucalan, et comprend, avec une petite partie de la république de Honduras, les républiques de San Salvador et de Guatemala presque tout entières. C'est une zone remarquable à tous
égards, riche en promesses d'avenir, fertile en observations nouvelles, aussi intéressante pour l'économiste que pour le savant. Ses montagnes colossales et ses pn»fondes vallées, ses plaines fécondes et ses rochers ardus, ses pics glacés par le vent du nord et ses sables brûlés par le soleil des tropiques, tout y porte la vigoureuse empreinte d'une nature vierge encore et qui n'a point livré tous ses secrets. La géologie, nous le montrerons en son temps, y trouve une ample moisson de sujets d'études; la géographie physique, quelque peu complets que soient malheureusement encore les éléments du travail, ne doit pas négliger d'y porter son regard investigateur. Mais, nous devons l'avouer tout d'abord, il ne nous sera guère possible de présenter autre chose que des considérations générales, et par cela même un peu vagues, car les observations précises ont fait, jusqu'à présent, presque absolument défaut. S'il est vrai que le tracé des côtes a été établi avec une exactitude presque toujours suffisante, souvent même parfaite, grâce aux remarquables travaux hydrographiques des savants marins qui ont séjourné dans ces parages , il faut reconnaître, d'autre part, que nos connaissances géographiques relatives à l'intérieur des terres sont restées dans une déplorable infériorité. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter un coup d'œil sur les différentes caries qui ont été publiées, et dont quelques-unes jouissent même d'une grande notoriété; on y verra des différences inexplicables, relativement à la position des grandes chaînée de montagnes, à la direction des principaux cours d'eau, et même à la situai ion des villes les plus importantes. Il faudra bien admettre, pour s'en rendre compte, que ces cartes ont été composées au moyen d'observations imparfaites ou de renseignements vagues, cl y faire entrer, comme un des éléments les plus importants, l'appréciation personnelle des géographes sur des faits mal connus.
positions oé(m;h\piiioi KS.
En ce qui concerne l'étude des côtes, on esl surtout redevable de recherches a-ioi™,*., importantes aux marines des États-Unis, de l'Angleterre et de la France. MM. de ..J^,,, Lapelin et le comte de Gueydon, qui furent tous deux gouverneurs de la Martinique après avoir commandé nos stations navales du Pacifique, ont contribué, pour leur part, à fournir les premiers éléments d'une carte de l'Amérique cen-
Irale. Ainsi M. de Gueydon, entre autres observations, nous a laissé l'importante il<:tenninalion de la position de l'embouchure du Rio Lempa, qui se trouve, d'après lui, par i3° i a' 3o' de latitude nord, et 910 T de longitude ouest du méridien de Paris. De son côté, M. de Lapelin, étant en rade de San José de Guatemala, a pu déterminer approximativement de là la position de quelques-uns d«-s principaux volcans qui se dressent à quelque distance du rivage.
Il y a quelques années encore, on n'avait, sur les positions géographiques des pJL» points les plus importants de l'intérieur des terres, que des données entièrement vagues. Les éléments de la position de la ville de Guatemala n'avaient même pas élé fixés définitivement, ainsi que le prouve la liste suivante des différentes valeurs qu'on leur avait assignées depuis le commencement du siècle.
nord.
da méndjrn de l'arû.
là* 4o'