‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 151 sur 161 · I.oiijrnfiir du m · texte numérisé non relu

I.oiijrnfiir du m

l'.ir l'ensemble de sa physionomie, ce chien se rapproche du renard. Sa tete esl, d'ailleurs, liés intéressante : cile rentre dans lo lyjic à museau pointu. I.c fronl est largo, les oreilles (liantes li.iiit sont droites, l'ouverture le plus souvent dirigée en avant, très mobiles. Les yeux légèrement obliques, caractère harmonique de l'acuminntion de la lêle. sont |K»lil* et xif*. Immédiatement uu-dessous des ycu\. la tele s effile, les naseaux se rapprochent et la mâchoire inférieure fuyante laisse voir les incisives rapprochées el pointues.

L'ensemble de ces traits diurne, a la physionomie une grande ressemblance avec relie du eliien des Esquimaux et même relie du chacal.

I.c corps est gros, hien que porté par de* meiulires grêles, le cou eourl el fort, lo |ioiliail largo, la poitrine ronde, le ventre légèrement levrette, les fesses descendues. Le liain postérieur est de quelques centimètres moins élevé, que le train antérieur : sur le «ujet dont nous venons de donner les principales mensurations, la différence est de 1'" ; mit un autre, elle est de 3"". Celle conformation, très exagérée chei l'hyène, semble donc être celle des animaux qui vivent de proies dérobées et qui oui fréquemment une allure oblique et prés de terre.

I.a robe esl pie noir, tivs envahie par le blanc qui remonte des extrémités postérieures comme en hautes balzanes chaussées repoussant le unir sur la croupe et sur les cotés du ventre; au train antérieur, le blanc remonte au-dessus du poitrail el jusque sous la gorge où il se confond par une teinteardoisée, nuancée de lueurs fauves très curieuses, au noir du front, des oreille* et de l'encolure. Au-dessus des sourcils, comme les marques de feu des Setters Gordon, deux taches blanches mélangées de quelques poils fauves, queue est touffue, portée haut.

l.o pelage esl intermédiaire entre la fourrure et le poil proprement dit. On y distingue deux sortes de poils : l'extérieur droit, raide, dur. el celui de la base, plus fin. d'un as|M?cl laineux, avec une légère tendance à la frisure, ou plutôt avec de très longues ondulations qui le rendent soveux. Celle fourrure est très épaisse et conslilue un excellent manteau protecteur Hn arrière des fesses, le poil esl plus long el plus rude.

Cet aspect |iarticulier du poil, la grande mobilité des oreilles pointues, la souplesse des mouvements, l'ampleur, surtout, de ceux des membres postérieurs, dunnent à l'animal une physionomie sauvage: néanmoins, il a toutes les allures, toutes les habitudes extérieures du chien domestiqué.

Ce qu'il présente de plus particulièrement intéressant esl cette robe pie noir nuancée de fauve en quelques poin'.s de la téte. Ce n'esl plus, vraisemblablement, la robe d'un animal sauvage: on est donc porté a croire que les chiens préexistant lors de la conquête de l'Amérique, ayant, par hvpothèse. une robe fauve on isabelle charbonné. dont on ne retrouve plus, par atavisme, que quelques poils, nul du être mélangés avec les chiens déjà domestiqués amenés par le-, envahisseurs, pour former un type qui. dans l'ensemble «les caractères fusionnés, a |>ourlanl sa cohérence.

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