‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 150 sur 161 · AU · texte numérisé non relu

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La haie Orange n'est pas indiquée dans

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Kuégiens que nous y avons connus étaient, à l'époque du recensement, installés dans les localités environnantes : haies Tékénika el Ponsunhv. iles l'Hcnnitc et Wollaslon, etc.

Il faut tenir compte d'une cinquantaine d'orphelins et de jeunes enfants omis dans la liste ci-dessus, ce qui portait il 1000 en juin i88î le chill're total de la population yahgan { ' ».

A la lin de l'année 1 88 ) la rougeole a tait son apparition en Fuégie. "il elle a enlevé plus de la moitié de la population indigène. Sur les bords du canal du Rcaglc, des familles <[ui comptaient 11 personnes ont été réduites à (i en quelques mois. Les indigènes vivant à la baie Orange n'ont eu aucun cas de rougeole, mais celle maladie n'a pas

<'i South American Mn'ioiuirj Magazine, y. vu t : i88J.

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épargné un seul dos indigènes résidant près de la mission anglaise, sauf une petite fille fuégienne emmenée à Paris en 1881 et qui avait eu la rougeole à celte époque (').

La syphilis, la coqueluche, la fièvre typhoïde et la variole ont été importées plus récemment encore chez les Fuégiens du canal du Beagle, et en décemhre 1890 le nombre total des Yahgan ne s'élevait pas à 3no personnes, dont 100 aux îles Wollaston, Go à Downeast sur la propriété de M. Bridges, 40 à Ouchouava et les environs, le reste errant en pirogues. (Lettre inédite de M. Bridges, du u,j décemhre i8f)n).

On peut donc prévoir avec quelle facilité et quelle rapidité disparaîtra la malheureuse peuplade fuégienne, avant d'avoir eu le temps d'apprécier les bienfaits de la civilisation. Ce n'est pas l'effet d'une loi fatale et mystérieuse qui anéantirait, au contact des blancs, toutes les populations sauvages : celles-ci, dans ces conditions, périssent simplement à cause des maladies importées par les gens civilisés, et évoluant dans un terrain vierge avec une implacable violence.

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