PLANCHES
Puxchr I. — Atlilinata lançant son harpon. Les mensurations de ce Fuégien sont inscrites au de noire Tableau III (v.ir p. 1 1 il; il a pris la pose habituelle pour lancer le harpon, toulcs les fois que l'on se sert de relie arme, que la pointe en soit lixc ou mobile. Athlinata (') élail un des indigènes
( • ) Mari de Yaéleng.m Mpa ( /'/. Mil, fy. a).
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les plus intelligents île l;i baie Orange. Nous avons essaye sur lui le moulage, eu pied, de tout le corps; malheureuseineni, le plâtre que nous avions reçu île France était en si mauvais élat que nous n'avons jamais pu en obtenir la «■lidificalion. Il nous a été impossible de nous rendre compte des causes de cette très fâcheuse avarie, toutes les précautions nécessaires avant été prises, à Paris, par l'expéditeur, ainsi que nous avons pu nous en convaincre.
Planche II. — l.e même Fuégien, au moment où il est occupé à ligaturer solidement la pointe en os barbelée sur le manche du harpon, avec une lanière en peau de phoque. C'est une des nombreuses circonstances dans lesquelles les indigènes se servent de leurs mâchoires comme d'un élan.
Planche III : fis;, i. — Ouratatékanentsis, petit garçon fuégien re*lé trop peu de temps à la baie Orange pour qu'il nous ait été possible rie prendre ses mensurations; il présente un développement considérable de l'abdomen, particularité commune chez les jeunes enfants indigènes et qui n'a rien de pathologique.
Fis. a. — Çclrnrinoulou ( Mensurations : Tableau III, n° l), mari de Ourouamoulou kipa (Tableau IV, n* PJ; /'/. .1 Mil, fig. caractère douv et triste, un peu morose.
Fis;. 3. — Yitknïf (Tableau III, n* SU Fuégien costumé en matelot, parce que le commandant Martial avait autorisé son embarquement sur la It'.manche en qualité d'interprète officieux (r,»ir t. I, Histoire du Voyagr, p.
Planche IV : fiç. i. — Ou/htarn/lèl.n (Tableau III. n* 11), représentant le plus typique parmi ceux qui sont figurés, de la race fuégienne, mari de Lapouch Kipa (dont le crâne et le squelette sont représentés aux /'/. 1.117, I TT// et .VA' VIII); le frère de celle-ci est représenté //>. m, sous le nom de Lnouyettrkentsis (Tableau 1, n° il ).
Planche V : /<>. i. — l'akmf (Tableau III, n u 16), homonyme du matelot fuégien de la Romanche, appelé aussi Bill William a la Mission d'Ouchouaya; il c-t frère de Ayamacaskenlsis (Tableau III, n 1 2V).
lus:. ■*. — Charmilenlsis (Tableau lit, n" 17), frère cadet de Lapouchounentsis (Tableau III, n* 18, Pl. A , fis:, i) et de Taparaoalentsis (Tableau III, n- -22).
Planche VI. — Nous n'avons pas vu ces deux Fuégicns; leurs photographies ont été prises dans la baie Ponsonby par M. Iloze, lieutenant de vaisseau à bord de la H<>m<uu he; M. Bridges a bien voulu nous communiquer sur eux, en décembre itiSti, des renseignements intéressants dont voici la traduction littérale :
explication nr.s m.\nciii:<. M~ /•<>. i. — Tchèlioulount. « pur Fuégien aux chemin Irisés, comme il n'est pas rare d'en renconlrer eu différents endroits de l'archipel; je me rappelle, en effet, des cas nombreux de semblables cheveux et de pareils Iraits. C'était un homme d'une force remarquable, très actif dans sa jeunesse. A l'époque où la photographie a élé prise, il ne devait pas avoir moins de 4'i ans. Il excellait à construire des pirogues et à fabriquer des harpons. Marié plusieurs fois, successivement, il n'a jamais été polygame; il avait eu beaucoup d'enfants, mais une seule fille lui était restée. Il portail le surnom de • Ouloutouch », qui signifie « petit cou », de Outa, cou, cl Oiitouch, petit, étroit, resserré. Il passait sa vie eti pirogue sur les deux rives de la baie Ponsonhyclstir les cotes des Iles nombreuses qu'elle renferme; son caractère était violent, emporté; par suite il était traité avec respect par ses compatriotes; comme c'est la coutume chez les indigènes, sa rudesse ne l'empêchait pas d'être estimé de ses parents avec lesquels il échangeait souvent des visites, malgré les longues distances qui les séparaient quelquefois. La pholographie le montre sous un jour très défavorable : il paraît ne s'être ni lavé, ni peigné depuis une année cl il est vêtu d'une défroque dont la propreté est plus que suspecte. Si le même homme était arrangé, lavé, habillé convenablement, son aspect changerait du tout au tout. Mettez un travailleur anglais ou français dans le même état que ce Fuégien, et je doute fort que l'Européen paraisse supérieur. Cet indigène ne représente qu'un type moyen chez les Fuégiens. Il diffère fortement du suivant, mais sa physionomie, ses cheveux, ses caractères physiques généraux se retrouvent chez beaucoup de sujets; les indigènes offrent d'ailleurs, sous ces divers rapports, de grandes variétés. » (Confr., p. 1.Ï7 de notre texte).
/•Vi*. 1. — Pinouayentsis, « homme bien développé, corpulent, d'une taille un peu au-dessus de la moyenne, âgé de 36 ans environ, au moment où il a élé photographié.
» C'était, à tous égards, un Fuégien accompli, vraiment habile dans le maniement du harpon et de la fronde, robuste, actif, très heureux chasseur de guanacos, phoques, loutres, marsouins et gibier de inoindre importance. D'un caractère doux et généreux, il était populaire parmi les siens.
» Fils unique de braves gens très influents dans celte peuplade, à cause de leur nombreuse parenté cl de leur valeur personnelle, il appartenait au clan yahgan fixé dans les passes du Murray, et qui comptait, à l'époque de sa jeunesse, quinze familles, réduites à deux actuellement.
» Son père, nommé Oumouaïlim, et aussi Tommy Butlon, étaille frère de ce Jemmy Button emmené, il y a près de 64» ans, eu Angleterre par le capitaine Filz-Roy. Pinouayentsis fil un bon mariage et eut sept fils, mais pas de filles. Étant jeune homme, il fui transporté à l"Me Keppel (siège de la Mission des Iles Falkland), pour y recevoir une instruction pour laquelle il montra, par
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la suite, peu d'aptitude. C'était mi bon ouvrier, aimé et estimé de tout le momie On ne pouvait souhaiter un meilleur compagnon pour Taire des évin çons en pirogue ou à pied. Son grand bonheur était de chasser. Difficile à mettre eti colère, il ne s'en laissait pourtant pas imposer par les autre* indigènes, auprès desquels il était parfaitement apte à maintenir ses droits.
>• Pendant plusieurs années, il resta avec les autres Fuégiens sédentaires établis près de nous à Oucliouaya; mais un beau jour, dégoûté du travail continu de la Mission, il nous quitta pour vivre de nouveau de l'existence de sa peuplade, toujours errante et adonnée à la chasse. 11 était sufllsammcnt instruit cl de mœurs assez pures pour mériter le baptême qu'il recul, en iS;3, avec le ikuu de Allen Gardiner Pinouaya : il avait alors devant lui une perspective souriante : sa santé était parfaite, il possédait une cabane, un bon jardin de }■ d'hectare; sa femme était intelligente et heureuse; il avait trois beaux •.•arçons.
» il sacrifia tout espoir d'avenir en reprenant la vie de chasse en pirogue, qui. pendant l'été, est incontestablement très agréable. Sa première grande épreuve fut la mort de sa fidèle femme Élizabeth ou Anagou, puis la mort successive de plusieurs de ses enfants. Ensuite vint l'épidémie de rougeole, dans laquelle il fui emporté avec ses derniers lîls.
» On peut dire que son caractère fut amélioré et sa vie rendue plus heureuse par l'éducation chrétienne qu'il avait reçue. »
Planche VII : Jig. i. — Ckotimnoinaotighir Kipn (Tableau IV, n" G), remarquable par la ilnesse et la couleur claire de sa peau, marquée de taches de rousseur; femme du suivant.
Fix. x. — C/tayenlsis (Tableau III, n' 19), frère de Chouuakar Kipa (Tableau IV, n° 20; Pl. .17) et de Machaïna Kipa (Tableau V, n" 28); sa peau a la couleur acajou clair, habituelle chez les Fuégiens, mais elle parait noirâtre sur l'héliogravure, parce que cet indigène, au moment où on l'a photographie, avait le visage barbouillé de charbon, avec des lignes transversales noires poimillées.
I'uni iik VIII : Jig, i et 3. — Tellapakacha (Tableau III, n* H; il est encore représenté Pl. AVI/, Jig. a); dans la Jig. 3, il commence une séance de guérisseur ou Yakamouch, les cheveux blanchis avec une poudre argileuse, les traits convulsés, l'œil atone (voir Chap. V, p. -iô-); c'est le père d'Alhlinata (Tableau III, n» 20; Pl. f, II), Tçapar Kipa (Tableau IV, n" IG), Chalouf> cuisis (Tableau III, n° 17), Ayak Kipa (Tableau IV, n°8), Kanalouchouaeul-is (Tableau V, n» 11; Pl. A'Vll, fig. 3), et le mari de :
Fig. 3, Cliakaloucltoulou Kipa (Tableau IV, n" "; /'/. VIII, Jig. -i). I'lasciik 1\ : fig. i et 6. — Céilapatentsis (Tableau 111, n" 10), frère de