‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 31 sur 161 · VIVANT · texte numérisé non relu

VIVANT

DIFFÉRF.XnF [>ar rapport au vivant.

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On voit, d'après ce Tableau, qu'à part les mesures qui ont des points

Million du rap Uorn, t. VII. ~ *

SO mission ni: cap iiorn.

do repère différents sur le vivant et sur le squelette (diamètres biorbitaire et inlemrbitaiiv, angle de Jacquart, longueur de l'humérus et du fémur), le reste des mensurations présente une certaine concordance; dans la plupart, la différence en plus sur le vivant ne dépasse pas u pour 100 de la longueur sur le squelette. Les seules différences à noter sont les suivantes :

i" La différence de la hauleurde la téte ( i8pour 100), qui peut tenir à l'épaisseur de la chevelure;

2" Celle de la distance entre les angles de la mâchoire inférieure (18 pour km»), mesure très difficile à prendre à cause de l'incertitude des points île repère;

■V L ue légère différence dans la circonférence de la téte ((>, > pour 100 ), atlrihuahle à l'épaisseur de la chevelure;

V l ne différence aussi minime ((1.5 pour 100) dans le diamètre du hassin, atlrihuahle à l'épaisseur de la peau et de la couche musculaire: et en lin

.">" et (>° Les différences entre les mesures de la main ( 12, 5 p. 100). du pied ( i(i pour 100) et du tihia ( i,5 pour 100 ), qui sont prohahlement dues aux différences légères dans les points de repère et dans le montage des pièces du squelette.

On peut donc dire, autant que le permet la constatation faite sur un seul sujet, qu'il faut ajouter 2 à i unités pour 100 à la plupart des mesures du squelette pour avoir celles du vivant, naturellement dans les cas où les points de repère sont les mêmes.

c Taille sur le squelette.

Mesurée directement, la taille du squelette d'homme est de 1 >f)o' m "; celle du squelette féminin, de iltio"" 0 . Si nous estimons la taille d'après la longueur du fémur ( - - 27*) millièmes de taille ), comme le fait M. Sergi, nous ohtenons un chiffre presque identique ( iGoo' nlu ) pour l'homme et un peu supérieur ( i4oo mm ) pour la femme. Si nous l'estimons, au contraire, d'après la longueur réunie du tihia et du fémur Opet .'183 millièmes de taille), nous ohtenons des chiffres encore plus élevés : i63a et 1 \ 10.

Contentons-nous donc de la première formule. En l'appliquant, nous

I'. IRACTÉltES ANATOtllgl Ef . .'il

aurons les (ailles suivantes d'après les \ fémurs isolés que nous avons mesurés : un homme, i '|r)f) m,u ; une femme. ri8i ,n,n ; sexe indéterminé ( u fémurs), 1 / i54*" m et i \M '>""". En admettant que l'un des derniers chiffres se rapporte à un homme et l'autre à une femme, nous aurons comme taille moyenne pour les squelettes de trois hommes, i "h j""". et pour ceux de trois femmes, i 'îry± mm . Scrgi et Garson ont ohtenu des chiffres légèrement supérieurs ( i "> i :"i ra,u et i V^' 0 "' pour les hommes, t '| i - œm et i /|'i2 ,nm pour les femmes).

La moyenne générale de la taille de squelettes montés tirée de toutes ces ohservations serait:

1 3 hommes iji4°""

1 3 femmes iii'r ,u

d. Comparaison de la taille sur le vivant et sur le squelette.

Les chiffres que nous venons de donner pour la taille sur le squelette sont inférieurs de G3""" et de Gi"" n à ht taille moyenne des Fuégiens, prise sur le vivant. Cette différence exprimc-t-cllc le rapport réel des choses ou n'est-ce qu'un effet de hasard ? En l'ahsence de données précises sur cette question ('). nous ne pouvons pas la résoudre complètement. Disons seulement que le Fuégien Ouchpoukatekanensis, dont le squelette mesure i5r)o n,m de hauteur, avait, de son vivant, la taille de i(>22"" n ; la différence n'est donc que de \i ma> en faveur du vivant, voisine de celle qu'admetTopinard (3 î u " D ). Calculée d'après les formules de M. Rollet( ï ), cette taille varierait sur le vivant de iliio , " m à iCucf"".

D'après cette ohservation directe, il faudrait ajouter 3 C,U environ à la taille du squelette pour avoir la taille sur le vivant, tandis que. d'après les calculs précédents, il en faudrait ajouter presque le double (G 00 environ). 'Mais, en tenant compte du fait que la taille calculée d'après la longueur du fémur est toujours un peu supérieure à la taille

(M Orfila estimait que le squelette a de 6*"- u 75""" en moins quo le corps entier. Briaul et Chaude, dans leur Médecine légale, portent celle différence a 8o*"\ Topinard estime la différence do 3 •>""" seulement, d'après les mesures prises sur a3 cadavres, puis sur leurs squelettes montes.

lie la mensuration des as langs, etc. Thèse do doctoral en Médecine, Lyon, 18*1. et Comptes rendus de i Académie des Sciences, t. CVII, p. gî; ; 1888.

Ni mission t>t cap non*.

réelle (du moins pour les Fuégiens), on peut, croyons-nous, admettre «[lie pour les races de petite taille il faut ajouter de 4 C,B :< 5 cm à la taille du squelette pour avoir celle des individus vivants.

t: Tronc en particulier.

i" Colonne vkrtéiiralk. - Toutes les courbures de la colonne verte- /Wesont bien accusées.

Les vertèbres cervicales sont relativement fortes : la largeur de leur corps est de •><)""", > chez l'homme et de •»()" ,m ,;j chez la femme, presque de 2 n " n supérieure à celle de l'homme belge et de la femme bengali. Dans le squelette de l'homme, les apophyses épineuses de l'atlas et des cinq vertèbres cervicales suivantes sont bifides et profondément fourchues; la dernière cervicale ne présente, comme indice de bifurcation, que deux tubercules à l'extrémité de l'apophyse épineuse. Dans le squelette de la femme, les apophyses épineuses bifides se retrouvent à toutes les vertèbres cervicales, sauf l'atlas, la G' et la 7'. Le fait de l'apophyse bifide parait être rare chez les Fuégiens, car M. Sergi n'a pas trouvé un seul cas de la 6 e cervicale bifide sur i'3 squelettes.

En ajoutant nos observations à celles du savant professeur italien nous aurons, sur lîi squelettes, des apophyses épineuses bifides : 1 fois à la <J r , f) Ibis à la » c et i3 fois à la !f vertèbre.

Les vertèbres dorsales ne présentent rien de particulier.

Les vertèbres lombaires sont très larges, massives et leurs appendices costiformes sont assez longs (/'/. XXVIII). Dans le squelette de l'homme, les apophyses costiformes de la dernière vertèbre lombaire présentent en bas des tubercules qui vont dans la direction des pleurapophyses de la première vertèbre sacrée. Dans le squelette de la femme, la dernière vertèbre lombaire présente une anomalie analogue, mais plus accusée. A droite, l'apophyse costiforme présente à sa base une expansion dirigée en bas et soudée en partie avec le pleurapophyse de la première vertèbre sacrée {Pl. XXVIII ,fig. 2) ('). Cette expansion est

y < ) Par >uile d'une erreur du dessinateur, le squelollo est représente comme si on lu dans une glace: il s'ensuit que l'apophyse en question se trouve à gauche au lieu iYHtc a droite.

CARACTÈRES A N ATOM IQC ES . XI

presque aussi volumineuse que l'apophyse elle-même; c'est évidemment un point d'ossification du pleurapophyse de la première vertèhre sacrée qui s'est soudé avec l'apophyse costiforme de la lomhaire. De cette façon, le sacrum présente à droite 5 trous interverléhraux au lieu de \. Il n'est pas sans intérêt de rappeler que M. Sergi signale dans son deuxième Mémoire une malformation de la 5 e lomhaire et que les cas de vertèhres transitoires, sacro-lomhaires, sont très fréquents dans les ossements des cavernes du Brésil (Sôren Hansen). Nous reviendrons plus loin sur ces coïncidences.

La i™ et la 3 e vertèhre lomhaire du squelette de l'homme présentent encore une particularité : les apophyses mamiUaires {tubercules apophysaires)\ sont très fortement développées; elles ont la forme allongée et pointue.

Sur le squelette de l'homme, la première vertèhre coceygienne présente un petit tuhercule situé à droite du corps (le coté gauche de la vertèhre est endommagé). Ce tuhercule est presque aussi grand que la corne verticale de la vertèbre; il est dirigé horizontalement.

La courbe lombaire est assez prononcée, surtout chez la femme.

Kn mesurant la hauteur du corps des vertèhres lombaires, d'après la méthode de Turner-Cunningham ('), nous obtenons pour la valeur des indices vertébraux [rapport de la hauteur antérieure du corps de vertèhre (= ioo) à la hauteur postérieure] le Tableau suivant :

i" vertèbre lombaire 1 13 m

3" » u3 yi

4° a ioo 8 j . i

Indice lotnbo-vertébral io4 y5,6

On voit, d'après ce Tableau, que la courbe lombaire ne s'accentue qu'à partir de la I e ou de la 3 e vertèbre lombaire. Le même fait a été observé par Sergi, qui donne comme indice lombo-vertébral de

(') DM. CrsMNGHAii, The lumbar curve in mon tuul t/ie ape* (Hoj . InJi Jcarici»\ » Cunninghams Mcmoirs », n" 2, l88(i, in-j')-

.'it MISSION Dt CAP noi»N.

> hommes fuégiens 107,3, et comme indice de \ femmes 98. Ces chiffres sont voisins des nôtres. En réunissant toutes les ohservations, on obtient pour l'indice moyen de (> hommes fuégiens io(j,8, et de 5 femmes 97, >. L'indice des deux sexes réunis est de 102, \, inférieur à celui des Australiens (107,8), des liosehimans (10(1,0), des Nègres (io:>, 4). etc., et supérieur à celui des Européens (9:") ,8). Le sacrum est assez large et, très excavé.

■1" Cotes et sTr.UMM. — Lt sternum est relativement large, surtout au rnanubrium. Chez l'homme fuégien il est presque aussi large que chez le belge, mais chez la femme il est beaucoup plus large et plus court que chez la femme bengali. Dans les deux squelettes, les pièces du sternum sont complètement soudées entre elles. L'apophyse xiphoïde est presque complètement ossifiée.

Les cotes sont larges et fortes; souvent leur largeur dépasse 2 c,n chez l'homme. Leur torsion est moins accentuée que chez l'Européen, comme l'a déjà remarqué .M. Sergi (*). Cependant la forme de la cage thoracique ne parait pas se ressentir de cette conformation. En effet, le thorax n'est pas du tout aplati latéralement dans les deux squelettes.

Les cotes flottantes sont presque droites: c'est à peine si la 10' est un peu recourbée en avant (H. XXVIII). Elles sont relativement courtes.

'{" Cmxti tik sc.vi't l\ike. — La clavicule est assez fortement recourbée chez l'homme, presque droite chez la femme (Pl. XXV///). Elle est plus longue que chez, les Blancs. Les dimensions de la clavicule de notre squelette d'homme ( iG-2 u " D ) dépassent de beaucoup celles que donnent Garson (i / j8"" D ) et Sergi {i3(f m ) comme moyennes des hommes fuégiens. Au contraire, sur le squelette de la femme cette longueur est moindre (i2G mm ) que celle qui est indiquée dans la série de Sergi < i 'H'y mm , *>).

Vomopfale est massive; son bord axillaire se fait remarquer surtout par son aspect rugueux. L'indice scapulaire est de G 4, 2 pour l'homme.

1 ' > Aoc. cil., p. 27.

CARACTÈRES INAT01IIQI ES. S."»

(lcG'3,')7 pour la femme; ces deux indices sont inférieurs à ceux du Belge et de la Bengali. L'indice scapulaire moyen de - omoplates que nous avons examinées est de G">, \'\ pour les deux sexes. Ce chilIVe se rapproeLe de la moyenne générale déduite des i<j indices que donnent Garson et Sergi, G),'i. Les 9 omoplates étudiées par TuriicrC ) ont donné également un indire de Gj. On peut donc dire que la moyenne générale de l'indice pour 35 omoplates fuégiennes est de Gj,3. C'est l'indice des Kuropéens, des Australiens et des Négritos. Il est supérietir à ceux desTasmaniens.des liottentots.desKsquimaiix, des Lapons, etc., et inférieur à ceux des Nègres, des Chinois, des Hindous, etc.

'i° Cei.vithr pki.viennk. (bassin). — Le bassin est en général très évasé; les caractères sexuels sont bien marqués: le bassin féminin est beaucoup plus large, moins haut et plus évasé que le masculin (Pl. XXVIII). Le trou obturateur a la forme du chiffre 8 chez la femme ; il est ovalaire chez l'homme.

L'indice iléo-pelvien que propose M. Sergi, et qui donne le rapport entre le diamètre biiliaque ( = ion) et le diamètre transverse du bassin supérieur, est de chez l'homme, de '19, 1 chez la femme. .M. Sergi a obtenu des chiffres assez approchés des nôtres ( \ » et 5o). .M. C. Hennig( 3 ) donne un indice moyen de !>- pour deux bassins de femmes alakalouf. Cet indice parait donc être un bon caractère distinctif sexuel.

Quant à l'indice du détroit supérieur du bassin, il est de 90, !\ pour l'homme, de 8G.G pour la femme; il est inférieur à celui des races blanches, presque plaiypehîfjue d'après la nomenclature de Turner ('). Sergi et Garson donnent des indices moyens encore plus faibles pour leurs l-uégiens, 85, Su et 8o,G; tandis que les deux bassins de femmes alakalouf de Hennig présentent les indices 8'|, '"ï et 100.

L'indice du sacrum, c'est-à-dire le rapport centésimal de la hauteur à la largeur maximade ces os, est de 91, 3 chez les deux hommes; de

( 1 ) Report on the bonet of the humait tkcLvtons ( Zool. of . . . « Chtt/tengir ., Pari . XI.VII. p. 86. Londres, 1886, in-.f)- (») Dot Rntsenbecken ( Jrchtv fur .jntfiro/wlogie, t. XVI. p. 1G8; 188G t. (') Loc. cit., p. 3a.

MIS8I0X Dl - CAP HOUX.

108 chez les deux femmes. Sergi a Irouvé 99 comme indice moyen de | hommes, 110 comme indice moyen de 8 femmes.

Le rapport de la hauteur ( = 100) à la largeur maxima du bassin est de 12(1,7 pour l'homme, c'est-à-dire exactement le même que chez les Européens. Garson a Irouvé sur ses squelettes un indice un peu supérieur (1 3o, (>).

Voici, comme complément au Tableau II, quelques mesures spéciales du bassin de nos deux squelettes et d'un bassin isolé; ces mesures sont les mêmes que celles données par M. Hamy dans sa description d'un squelette d'Aêta('):

Mesures des os iliaques.

8QUE1.ETTI

ï COMPLET.

BVSSIN

I»ole.

Homme.

Femme.

lloramo (?).

lin

» » à la gymph. sacr.-il...

» » à l't'p. scialiquo

» de la symph. sacr.-il. à la gymph. pub. . . .

lao

» de l'ép. sciât, au sommet de la crflle iliaque .

iCH

Hauteur maxima de la cav. cotylnïde

io

Largeur »

/. Membres en particulier.

i° Mr.MiiRF. supérieur. — L'humérus est très fort et rugueux dans les deux squelettes; il est légèrement recourbé et sa concavité regarde en

(') Nomrile* Archiva du Miuéum, »" strie, t. II.

CAHACTÈRE* ivtTi)«iijn:«. .'iT

•ledans (Pl. XXV/fl). Les empreintes musculaires, surtout celle du deltoïde, sont très hien marquées. La tête humerait est presque hémisphérique (diamètre anléro-postérieur : h""» chez la femme, /p ,I,ru eliez l'homme; le trausverse : M""" chez la femme. 'p""» « liez l'homme; « liez la femme bengali les diamètres correspondants ont M'}""" et 33 mrn ). La coulisse hicipitale est très profonde. La diaphvse est très grosse «>t large: son diami'tre varie, suivant les endroits, de i2 n " u à 17""" chez la femme, de i5' UID à 17""" chez l'homme. Chez la femme bengali il n'est que de 1 \ mm à i5 mm . La gouttière de torsion est très hien marquée. L'extrémité inférieure de l'os est très large ( "<<>""", *> chez la femme, (ii*"" chez l'homme). La fossette olécranienne est très profonde dans l'humérus de la femme, assez profonde dans celui de l'homme; tandis que la fossette coronoïde est peu profonde dans le premier cas et assez profonde dans le second. La perforation de la cavité olécranienne n'a été observée qu'une fois sur 7 humérus d'adultes examinés, et notamment chez la femme, du coté gauche. Sergi a constaté la perforation une fois sur 2(1 humérus, également chez la femme et du coté gauche. M. Garson cite aussi un cas sur 1*2 humérus examinés. On peut donc dire que sur p humérus de Fuégiens, 3 seulement présentent la fosse olécranienne perforée. L'épitrochlée est très forte, surtout chez la femme, où elle atteint l'i 010 de hauteur; par contre, l'épicondyle est presque nul (3««v'i m,u à neine ).

Le radius est assez fort; sa largeur minima est de r) m,u chez la femme; l'apophyse styloïde est peu développée. Le cubitus est légèrement incurvé; la main est assez çréle.

La longueur moyenne «le 3 humérus d'hommes est de '3 1 chiffre supérieur à ceux qu'ont trouvés Garson (ufp)et Sergi (a«p); quant aux 2 humérus de femmes, leur longueur (2<j8""") est inférieure à celle qu'a trouvée Sergi (287,0). Chez les hommes, la longueur moyenne «lu radius est de 2'p, supérieure à celle que donnent Garson (>V>) «•t Sergi (' 237).

Le rapport entre la longueur de l'humérus (= 100) et celle du radius est, pour les hommes, «le 77, 'i, tandis qu'il est de 81, 3 d'après Garson

Nation du cap lion,, t. VII. 8

•W MISSION l»l CAP IIOBN.

et «le Ho d'après Sergi. La moyenne de ces trois observations donnerait un indice radio-huméral de Ho environ, supérieur à celui des Européens (73.7) et surtout à celui des Européens de petite taille ( 7-1,7) : cet indice se rapprocherait de l'indice des Nègres (~<j), des Andamans (Ha) et des Gorilles (Ho). Four les femmes, nous obtenons l'indice moyen de 7H. supérieur a celui qu'a trouvé Sergi ( 7Î). La moyenne des deux observations (10 sujets ) serait de 7.5,6. chiffre inférieur à celui des hommes.

La longueur de la main ne parait pas être aussi excessive qu'il ressort des mensurations sur le vivant.

Le poids de l'humérus droit du squelette complet de l'homme fuégien n" 1 du Tableau II est de 10.7*'.

a" Mr.MRRF. ixrÉniKi'B. — Le fémur est très massif et très large. Le plan qui touche les deux tubérosilés forme, avec l'axe de l'os, un angle moins oblique que chez les Européens et chez les Nègres. En général, le fémur et le tibia juxtaposés forment une ligne presque droite (voir Pl. XXVIII).

Les empreintes musculaires sont très fortes; la ligne âpre est très marquée, rugueuse, et se transforme souvent en pilastre de Broca : son prolongement est muni parfois d'excroissances ou de petites crêtes advenlives.

Le troisième trocbanter et la fosse hvpntrochanlèncnne s'observent assez fréquemment. Sur 29 fémurs examinés sous ce rapport à Paris et à Londres, nous avons rencontré : le troisième trocbanter seul, \ fois: la fosse hypotrochantérienne seule, i fois; enfin les deux dispositions associées, 10 fois. En général, la fosse hypotrochantérienne est moins bien marquée que le troisième trocbanter, qui parfois atteint îles proportions considérables (voir Pl. XXIX, Jîg. -2. 3 ). En somme, la fréquence du troisième trocbanter (|H,2, pour 100) est plus grande parmi les Fuégiens que parmi les Belges (3o,i pour 100) et les Hongrois ( 3<> pour 100). Le sexe ne parait avoir aucune influence sur la fréquence de cette disposition; elle se rencontre aussi fréquemment chez les femmes que chez les hommes.

La proéminence décrite pour la première fois sous le nom de troi-

CIB \("TKHBS ANATOJIlQl KS. .'ii>

sièmc troehanter par Houzé (') semble ne pas rire le résultat du développement des muselés qui s'attachent dans cette région du fémur; car on la constate sur les enfants très jeunes, chez lesquels toutes les empreintes musculaires sont à peine indiquées : ainsi, sur le squelette de la fillette fuégienne de 8 ans nous avons pu constater au fémur gauche un troisième trochanter parfaitement développé ( Pl. XXJX, fig. 3, 3) et accompagné d'une fosse hvpotrochantérienne (fbief., /). l'n fait analogue a été également signalé par M. Tôrok ( '*).

Le poids du fémur de l'homme est de ',22* r ; le fémur de la femme pèse 25',« r .

I,e tibia est en général assez fort et aplati. L'indice moyen de plalyenémiedes G tibias esideG».7(ma\iimim Grj.G; minimum 5i.î).Sur <i tibias un seul est subplatycnémique; pas un seul n'est normal | d'après la classification de Sergi et de Manouvrier (" )].

M. Sergi a trouvé l'indice moyen de r i tibias G8.3, supérieur au notre; i tibias seulement sur t'J étaient normaux.

Le rapport entre l'humérus -+- radius et le fémur -+- tibia ( — ion) est de 72,8 pour '{ hommes, de G8,8 pour 1 femme. Sergi a trouvé (hj pour les hommes et 70 pour les femmes. (îarson a trouvé pour les hommes 71,1. La moyenne de toutes les observations serait de 70,8 pour i3 hommes et de Gç),f) pour r> femmes, supérieure à celle des Européens et des Nègres (G8-G0J. Les Fuégiens ont donc le membre supérieur très long par rapport au membre inférieur.

Le pied est relativement plus petit sur les squelettes fuégiens que sur ceux de belge et de femme bengali ; il est aussi relativement grêle.

( 1 1 Ije troisième Irochatiter <le l'homme et îles animan t ; Uruxellc*, i8S3. iu-K" (extr. •lu Bull, delà S«c. d'Anthrop. de Bruxelles).

i') Anntomischer Anzeiger, n' 7 ; i«8t>.

(M Mémoire sur la Platjcnemte(Mëm. Sue. a/ithrop.. a* série, l. III, |>. 4C<): 1888).

mission 01 <:ap iionN.

<:Aa.\criim;s anatouiqi'Es.

H. - MYOLOGIK,

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