SYSTÈME MUSCULAIRE CHEZ LE FUÉGIEN ADULTE
Cette étude se rapporte à un sujet yahgan, Ouehpoukatekanensis, que nous avons disséqué au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, dans le laboratoire de .M. le professeur de Quatre l'aies.
Ce Kuégien est mort à la haie Orange, le 2G avril 1 883, des suites d'une gangrène sèche, causée, comme nous l'a montré la dissection, par un fragment de bois accidentellement inséré dans la gaine du long péronier latéral droit. Le corps, injecté immédiatement après le décès, avait été immergé dans l'alcool et emmené en France dans de bonnes conditions de conservation pour les recherches anatomiques. A Paris même, avant noire dissection, il a été moulé en entier au Muséum, d'après les instructions de M. le professeur de Quatrefages: ce moulage est conservé au Muséum.
Tout en regrettant vivement de n'avoir eu à disséquer qu'un seul adulte fuégien, nous ferons remarquer l'intérêt spécial qui s'attache à ce sujet au point de vue de l'anatomie comparée des races humaines. Né à Uucbpoukatégbila, très petite localité de la baie Ponsonbv, centre du pays yahgan, âgé de T> ans environ, Ouehpoukatekanensis présentait un type fuégien pur, autant que l'on peut admettre l'existence d'un tel type. Connu de nous pendant plusieurs semaines, et des missionnaires anglais du canal du Dcaglc depuis plusieurs années, il ne peut être suspect comme provenance. Il était marié à deux femmes alakalouf, mais ce fait, peu important, ne doit nullement nous empêcher de le considérer comme un vrai Yahgan.
Nous examinerons successivement, dans cinq paragraphes distincts :
i° Les muscles du tronc ;
MISSION lit C»P IIORN.
»" Los muscles du cou eC de la nuque; V' Los muscles de la tète- ;
V Les muscles du membre supérieur:
»" Les muscles du membre, inférieur.
a. Muscles du tronc.
Nous les diviserons en sir groupes : groupe pectoral, muscles de la région lombo-occipilale. muscles de la région dorso-corvicale, muscles «le l'abdomen, muscles de la région lombo-iliaque, muscles des « oies.
I. Cikoupf. pectoral. — {. Les doux grands pectoraux sont très développés et se fusionnent, à droite comme à gauche, avec le muscle deltoïde. L'interstice eelliileux qui sépare généralement ces deux muscles < espace delto-pectorat) a totalement disparu; le grand pectoral et le deltoïde constituent donc un seul »'t mémo système, comme on l'observe normalement dans plusieurs espèces animales (■). Le trajet de la veine eéplialique, qui est logée, comme on le sait, dans l'espace celltilenx ci-dessus mentionné, n'a pas été examiné à gauche ; à droite, cette veine, en abordant la région de l'aisselle, glisse sur l'espace dellopectoral et se divise, au-dessous de la clavicule, en deux rameaux : l'un, suivant le trajet ordinaire «le la veine <éphali«|ue, perfore la masse musculaire et se jette dans la veine axillaire; l'autre passe par- «lessus la clavicule et se jette dans la veine jugulaire externe.
De chaque coté, l'interstice que l'on observe bien souvent entre la portion claviculaire et la portion sterno-costale l'ait complètement «léfaul. Par contre, le faisceau abdominal du muscle est parfaitement distinct à gauche et à droite; du côté gauchi' cependant, il faut une disseclion minutieuse pour l'isoler du reste du grand pectoral à partir du quatrième centimètre, en allant de l'abdomen à l'humérus.
A droite, ce faisceau abdominal du grand pectoral mesure à son ori-
t'i !.. Tkstit. /.es anomalies musculaires erpliquées par ÏAiiatomic aunpart'e ; leur importance en Jnt/irnpoln^ir. p. 10: l MX j .
CAR ICTÈRES AXAT01IIQCES. Kl
gine ï'\ mm ; en gagnant l'aisselle, il diminue de largeur en augmentant d'épaisseur, par suite d'une espèce de tassement de ses fibres, el se termine sur la partie la plus élevée du feuillet profond du tendon du grand pectoral.
A gauche, ce même faisceau, un peu moins large, atteint seulement a8""° de longueur; comme à droite, il contourne le bord inférieur du grand pectoral, gagne la face profonde d'un muscle surnuméraire, que nous décrirons tout à l'heure sous le nom de pcctoralis quartiis, et finalement se fusionne avec le tendon de ce dernier muscle, pour se porter avec lui sur l'aponévrose brachiale et l'apophyse coracoïde.
Remarquons encore que les deux pectoraux se fusionnent, au niveau de la face antérieure du sternum, dans une bonne partie de leur étendue.
Quant au tendon huméral du muscle grand pectoral, il est constitué comme d'ordinaire par deux feuillets superposés; l'un el l'autre s'insèrent sur la lèvre externe de la coulisse bicipitale et remontent jusqu'au trochiter.
2. Le système du muscle petit pectoral est des plus remarquables. Nous l'étudierons successivement du côté droit et du coté gauche.
a. Du côté droit, le muscle, très large el bien nourri, forme une masse indivise, de forme triangulaire, partant des 2", 3 e , \', V* et G" côtes: le muscle ne se détachant généralement que des J e , 4 e et .5 e , nous avons, sur notre sujet, deux faisceaux anormaux qui agrandissent le muscle, l'un dans sa portion inférieure, l'autre au niveau de son bord supérieur. D'autre part, le petit pectoral s'insère par un tendon de 18""* de largeur sur le bord interne de l'apophyse coracoïde, en seconfondantà ce niveau, en partie avec le tendon du coraco-brachial, en partie avec le tendon coraeoïdien du muscle sous-clavier.
Du côté gauche, le muscle petit pectoral prend naissance sur les ■f", /| e et 5 e côtes et vient se terminer, par un tendon très large, sur le bord interne de l'apophyse coracoïde, ainsi que sur le bord interne du tendon du coraco-brachial, dans une étendue de 2 j mni . A ce muscle vient s'ajouter le faisceau surnuméraire suivant, que nous décrirons, en
rai«<<n 'le *«•, insertion», >ous le nom de muscle costo-i>racfùal \ troisième l>trti,rul, prctonilis ifuartut de <| u *• I < j 11 * - aualomistc-. ).
Ce mu-<> rouo-hrarhial prend naissance, en dedans, sur la paroi ihoraerqije par trois bandelette- charnues : la première, mesurant *»""" de largeur. détache de IV\li ennle antérieure de la face externe de la Y rote: la tlv.uiimw, un-su r;i nt m""", se détache de l'aponévrose inter- . létale située au-dessous: la troisiènu- enfin, large de i 2™"". part de la U> <- externe de la rote. Ces trois bandelettes d'origine conservent leur indépendance dans une étendue de ~ cm ; an delà, elles se fusionnrril pour constituer une masse unique, un vrai ruban musculaire d<- Y" de largeur. Ce muselé, se dirigeant vers le col chirurgical de l'humérus, pas»e sous le ^rand pectoral et ne larde pas à se jeter sur un tendon narré, mesurant de longueur et i rm de hauteur. Il se termine : par ses faisceaux supérieurs, sur l'aponévrose du eoracohra< hial: par ses faisceaux intérieurs, sur l'aponévrose qui recouvre les deux portions du biceps. La face postérieure de ce tendon reçoit, comme nous l'avons dit plus haut, le tendon du faisceau brachioahdominal du grand pectoral.
I n espace triangulaire à base externe sépare, bien entendu, le bord supérieur du muscle surnuméraire costo-brachial du bord inférieur du muscle petit pectoral.
I.a disposition anomale que nous venons de décrire chez notre Fuénien rappelle de tous points la disposition affectée parle système petit pectoral chez quelques espèces simiennes, chez le Gorille notamment, telle que l'a décrite Dtivernoy ('').
.'I. I.e muscle smts-elavicr participe, lui aussi, au développement exagéré que viennent de nous présenter le grand et le petit pectoral. Leurs insertions, du reste, sont absolument conformes à la description classique. Le sous-clavier du coté gauche est renforcé par le muscle suivant.
1. Muscle surnuméraire, coslo-scapulaire. — Ce petit muscle prend naissance, directement par des fibres charnues, sur le bord supérieur
i. 1 ) 1)1 vkrsoy. f.e< grttiuh Singes pieuda-anthrvpvnwrplief, etc., p. (Arch. du Muséum d'Uni. nal.).
CARACTERES ASlTOUKflCH. (i.'i
«lu scapulum, en se confondant en partie avec les faisceaux d'origine de l'omo-hyoïdicn ; de là, il se dirige en dedans, gagne la face postérieure du sous-clavier normal et vient se terminer sur l'extrémité antérieure de la i tc cote, à l'aide d'un tendon très grêle qui mesure 2j œm de longueur. Ce faisceau musculaire, parfaitement distinct du sous-clavier dans toute son étendue, est une variété Awchontlrtyscapulaire de Wood, du sterno-scapulaire d'Elilcrs, du scapulo-coslalis minor de Macalister. Il existe normalement dans un grand nombre de Mammifères, notamment chez l'hyène, où il a été disséqué et dessiné parCuvier et Laurillard ( '). Plus récemment, le professeur Wood (') l'a longuement décrit dans plusieurs espèces animales, en discutant avec sa sagacité habituelle les homologies de chacune de ses formes.
5. Le muscle grand dentelé est également très développé des deux cotés; sa constitution anatomique est absolument normale. Son faisceau inférieur s'attache à la 10* cote.
H. Région i.oMno-or.dniT.m:. — Elle comprend deux muscles : le trapèze elle grand dm sa I.
I. Le trapèze s'étend en bas jusqu'à la n 1 ' vertèbre cervicale inclusivement; par contre, les insertions qu'il prend sur l'occipital sont un peu réduites; elles n'occupent en eHet qu'une longueur de 2 ^mui SUP | a |jg nfi courbe occipitale supérieure, à partir de la ligne médiane. Ses insertions sur les os de l'épaule ne présentent rien de bien remarquable; je signalerai seulement l'existence d'un faisceau volumineux, mais non distinct du muscle, qui vient s'attacher sur l'aponévrose sous-épineuse à l'aide d'un tendon nacré de 3 cm de longueur, et sous ce tendon, entre lui et le bord spinal du scapulum, une bourse séreuse nettement développée.
Ce muscle présente une épaisseur qui va en augmentant de haut en bas. Tandis que cette épaisseur mesure 1 3 m,n au niveau de sa moitié inl'é-
(') Ci'vier et LvtrRlLLARD, Atlas de Mjotogie compare*.
(*) Wood, On a grmip of îvirictia of the muscle of l/ie humait neck, ilioitlder mul ehest, with their tramitamal formt and homotogie* in the Mommnlm (Trtuttact . , junc 17. i86<j>.
Miitio» <lu o<i> Horn, t. VII. 9
W. MISSION Dl" CAP IIOKN.
ricurc, elle atteint ù peine i mm au niveau de son bord supérieur. Les faisceaux occipitaux se trouvent ainsi considérablement réduits de volume. Duvernoy a signalé cet affaiblissement de la portion occipitale du muscle trapèze chezson Gorille, et M. A. Milne-Edwards ( ' ) a trouvé le même muscle réduit à ses faisceaux spinaux ebez les Lémuriens de Madagascar.
2. Le grand dorsal présente un développement remarquable. Sa ligne d'origine s'agrandit dans tous les sens: c'est ainsi que ses faisceaux supérieurs remontent jusqu'à la >* dorsale, que ses faisceaux iliaques recouvrent dans une étendue de quelques millimètres les faisceaux postérieurs du grand oblique, que la tf cote et l'angle du scapulum enfin envoient au muscle deux nouveaux faisceaux de renforcement : le faisceau costal se confond, presque immédiatement après son origine, avec celui qui nait delà cote précédente. Quant au faisceau scapulaire. il est entièrement distinct du grand rond; il mesure 3 e '" à son origine et conserve son indépendance pendant un trajet de i3"°; au delà, il se fusionne avec la masse du grand dorsal.
L'empiétement signalé ci-dessus des faisceaux iliaques du grand dorsal vers l'épine iliaque antéro-supéricure fait disparaître entièrement le triangle de Petit, disposition qui est normale cbez le Gorille et le Chimpanzé. Toutefois, cette disposition ne nous a été présentée que par le côté droit «le notre sujet; du côté gauche, en effet, le triangle de Petit, quoique considérablement réduit (sa base mesurait à peine t cm ), existait encore.
Nous n'avons constate soit à droite, soit à gauche, aucun vestige du muselé dorso-épitrochléen qui existe chez tous les Singes et que l'analomie anormale fait revivre de temps à autre chez l'Homme
III. ltt:<;tox nonso-c.ERViCALE. — I . Le rhomboïde, très développé, des-
( 1 ) A. Milne-Edwards cl (Jiundidiea, Histoire naturelle, pin tique et politique de Cite de Madagascar, Mammifère*.
(•) L. Testit, Le muscle dorso-épitroc/dt'en chez l'homme et chez les animaux (Journal d'Histoire naturelle de Bordeaux, p. 1 1 ; 188a).
C\n\CTÈ!»ES ANATOVIQUES. 117
cend jusqu'au niveau de la G' dorsale; ses faisceaux inférieurs affectent une disposition qui se rapproche sensiblement de l'horizontale. Du côté gauche, le muscle est constitué par une masse indivise; pas le moindre interstice cellulcux qui permette de le diviser en deux portions. Du côté droit , au contraire, il existe deux rhomboïdes parfaitenienls distincts : un grand rhomboïde, ou rhomboïde inférieur, mesurant i j j mm de hauteur au niveau de son bord interne, i \o m,a au niveau de son bord externe; un petit rhomboïde, ou rhomboïde supérieur, présentant une hauteur de 22""" en dedans, de 1 > a " u en dehors.
2. Les deux petits dentelés postérieurs présentent un développement bien différent : tandis que le petit dentelé supérieur est réduit à trois faisceaux minuscules pour les trois premières côtes (le faisceau qui se rend à la 2 e cote mesure (S mm de hauteur seulement, les faisceaux qui se rendent à la i**ctà la 3 e mesurent iH"" u ), le petit dentelé inférieur est constitué par quatre faisceaux volumineux qui viennent chercher de solides points d'attache sur la face postérieure des quatre dernières cotes.
'.i. L'angulaire de l'omoplate est beaucoup plus développé que d'habitude; au niveau de l'angle supérieur du scapulum, ses faisceaux d'origine se fusionnent entièrement avec les faisceaux les plus élevés du grand dentelé. Nous savons que, dans un grand nombre d'espèces simiennes, angulaire et grand dentelé sont confondus en un seul et même système qui rayonne du bord spinal de l'omoplate vers une immense ligne courbe qui part des premières vertèbres cervicales et se termine à la 10 e cote. Sur notre Fuégien le muscle angulaire est constitué, un peu au-dessus de l'angle supérieur du scapulum, par six faisceaux :
Le 1"
mesure
■ et se
rend ù l'atlas
Le a'
la 2'
vertèbre cervicale
Le 3»
la 3-
Le 4'
la 4'
Le 5«
la 5*
Le 6'
la 6'
r,s mission i»i nvc IIORX.
Ces divers faisceaux, co m pi élément isolés au niveau de leur insertion sur l'apophyse Iransverse des vertèbres précitées, convergent vers leseapulum, se rapprochent alors et se superposent comme les feuillets d'un livre. Finalement, ils se fusionnent en une niasse indivise en atteignant leur région d'insertion scnpulaire; seul, le faisceau destiné à l'atlas (faisceau scaputo-atfoïdien) reste distinct dans toute son étendue, créant ainsi, sur notre sujet, une disposition anatomique qui a été signalée par Duvernoy chez le Gorille, et chez le Troglodytes niger par C.ratiolct et Alix ( ').
La description qui précède, s'applique au muscle angulaire du coté droit; celui du coté gauche est constitué par quatre faisceaux seulement, mais il descend, comme son congénère, jusqu'à l'apophyse Iransverse de la 0 e cervicale.
IV. Mi'sci.ks in: i.'amiomkn. — I. I.e muscle pyramidal de l'abdomen est absent des deux cotés.
î. I.e grand droit est, au contraire, très développé des deux cotés, mais surtout à droite ; les deux muscles arrivent pour ainsi dire au contact l'un de l'autre sur la ligne médiane, de telle sorte que la ligne blanche est fort étroite. Voici du reste, mesurée à trois hauteurs différentes, la largeur dos deux muscles droits :
I>u t-AUt druil. Du r.'.t,' içiiui-lii>.
m tu nitii
A égale dislnnco <le l'ombilic cl flu pultis. . . . 70 G i
Vu nhenti <le l'oinliilic S<> -o
\ aii-*lcssiis «le l'omliilic n<> <><>
I.e muscle grand droit s'insère en bas sur l'espace compris entre l'épine et l'angle du pubis et se termine en haut sur les V, (>*" et 7 e cotes, ainsi que sur l'appendice xiphoide. auquel il est relié par un fort faisceau.
Les intersections aponévrotiques diffèrent à gauche et à droite : Du dite droit, il en existe trois : la première, située au niveau de
• 1 > litUTtOLirr cl Au*. Rerlicrfhn tuvttomit/uet tue le Troglodytes Aiiliryi < VrwoW/et rlrr/nu i du MimUim; 18OC1
CARACTÈRES \ \ ATOJJ IQU ES . li'J
l'ombilic, est transversale cl complète, c'est-à-dire qu'elle s'étend d'un bord du muscle à l'autre bord; la deuxième, située à 7™' audessus de l'ombilic, est calcinent transversale, complète et follement dentelée; la troisième enfin, placée à 8 e ™ plus baut, est de même complète, transversale et dentelée.
Du côte gauche, nous en avons observé quatre : la première, située à î cra au-dessous de l'ombilic, est un simple tractus aponévrotique de 3 cm de largeur, transversalement étendu entre le bord interne et le bord externe du muscle droit, mais n'atteignant ni l'un ni l'autre; la deuxième, située au niveau de l'ombilic, est également transversale, n'atteint ni le bord externe ni le bord interne, mais elle est deux fois plus longue que la précédente; la troisième, située un peu au-dessus de l'ombilic, est fortement oblique de dedans en debors; la quatrième, située à i5 rm au-dessus de l'ombilic, présente une obliquité de mémo sens, mais toutefois moins prononcée. Ces deux dernières intersections sont complètes. Nous signalerons enfin, entre la première et la deuxième intersection, la présence d'un tractus aponévrotique à peine visible, qui est apparemment le vestige d'une intersection nouvelle.
•{. Les deux muscles obliques nous ont paru normaux; nous signalerons cependant, à propos des deux grands obliques, le développement un peu plus considérable du muscle gauche, qui se détachait des 5*, (')', 7', 8 e , f)«et 10 e cotes, tandis que les faisceaux les plus élevés du muscle droit s'arrêtaient à la G* cote.
I.e muscle crr'master est constitué par trois petits faisceaux : un faisceau supérieur plus volumineux, un faisceau moyen et un faisceau inférieur tout petit. Ces trois faisceaux prennent leur origine sur le ligament de Fallope, le dernier tout près de l'épine du pubis. Il n'existe aucun faisceau prenant naissance sur l'os.
\. Le muscle transverse nous a paru plus développé que de coutume. Ses faisceaux charnus ne s'arrêtent qu'au niveau du boni externe du grand droit, de telle sorte que son aponévrose d'insertion n'est visible qu'à la suite de l'ablation de ce dernier muscle. Le repli falciforme de Douglas n'est nullement marqué, l'aponévrose d'insertion
70 MISSION Dtl CAP HORS.
du transverso se confondant sans ligne de démarcation aucune avec \e fascia transversalis.
V. Région i.ombo-iuaqix. - \. Le muscle psoas et le muscle iliaque ne présentent aucune particularité à noter. Il en est de même du carre des lombes.
2. Le petit psoas fait totalement défaut du côté droit; du coté gauche, il est représenté par un tout petit faisceau charnu qui se jette, à f \ rm au-dessous de son origine, sur un tendon aplati, lequel ne tarde pas à se fusionner avec le fascia iliaca. La présence de ce muscle est une nouvelle preuve en faveur de l'opinion récemment soutenue par l'un de nous ('), à savoir que l'ahsence du petit psoas ne saurait être considérée comme une caractéristique anatomique des sujets de races colorées.
:{. Des deux côtés nous avons ohservé, en dehors du hassin et plus ou moins fusionné avec les faisceaux marginaux du muscle iliaque, un muscle petit iliaque, formation musculaire qui a été déjà signalée par Winslow et qui a été très nettement décrite, en 18G1, par Denonvillers(').
VI. Mt sci.es »ts cotks. — Des muscles moteurs des côtes nous n'avons examiné que les intercostaux internes et externes, ainsi que les surcostaux, qui ne nous ont présenté aucune particularité digne d'être notée. Les sous-costaux, le triangulaire du sternum et le diaphragme n'ont pu être examinés, les cavités (horacique et ahdominale ayant été respectées pour l'élude des viscères, que M. le Professeur Cornil a trouvés en mauvais état de conservation.
b. Muscles du cou et de la nuque.
Nous les diviserons en quatre groupes : les muscles latéraux du cou.
( ' ) t.- TesTlT, Les anomalie* musculaires chez tes Aigre' et chez tes Blancs (futcr/i. Mimattichrift f. Jnntomie und Histologie; iSSj'). t»l Denosvillf.rs. Bull. Soc. anal, île Paris, p. ji: 1861.
cm.lCTÉBE» ANATOJIIQIES. "I
les muscles hyoïdiens, les muscles prévertébraux, les muscles de la nuque.
1. Muscles latkiuix nu roc. — 1. Le muscle peaueier du cou est faiblement développé; il ne dépasse pas en bas le niveau de la clavicule et prend en haut, sur le maxillaire inférieur, des insertions fort réduites. Ses faisceaux internes, en ciïet, restent séparés de la symphyse par un espace de .\\ mm , et quant aux faisceaux postérieurs, ils croisent le bord inférieur du maxillaire à 3i , " ,n en avant de l'angle. Il n'y a donc nulle part, sur notre sujet, entre-croisement des faisceaux du coté droit avec leurs similaires du côté gauche.
2. Le sterno-cléido-masloïdien est peu différent à droite et à gauche.
Du côté gauche, il possède un développement remarquable et se présente, au premier abord, sous l'aspect d'une forte lame indivise. La dissection cependant permet de constater quelques interstices remplis de graisse et l'existence de quatre faisceaux distincts. Ce sont:
a. Un faisceau slcinal, se détachant de la face antérieure du sternum par un tendon très court; quelques faisceaux charnus descendent même jusqu'à l'os.
I n prernierfaisceau ciaviculaire, partant de l'extrémité interne de la clavicule et alfectant la forme d'un ruban large de i cm .
7. Un deuxième faisceau ciaviculaire, prenant naissance sur le bord postérieur de la clavicule; aplati comme le précédent, il mesure y™ de largeur.
0. Un troisième faisceau ciaviculaire, se détachaut, en dehors du précédent, du bord postérieur de la clavicule et se portant à l'occipital. C'est un véritable muscle surnuméraire c/éido-occipilal, large de i8"" u et complètement distinct, dans toute son étendue, des autres faisceaux du sterno-cléido-mastoidien. Ce muscle cléida-occipilal, anormal chez, l'homme, s'observe constamment chez un grand nombre de .Mammifères. Les planches de Cuvier et Laurillard nous le montrent complètement isolé et parfaitement développé chez le Callitriche (Simia sat/œa ) et chez l'Ouistiti (Simia Jacc/ius).
Du côté droit, le muscle sterno-cléido-mastoïdien, conformé d'une façon à peu près identique, présente les variantes suivantes : le
72 kission ni cap noax.
deuxième faisceau, que nous avons désigné ci-dessus sous le nom de premier faisceau claviculaire, s'insère sur le sternum et non sur la clavicule. Quant au cléido-oecipital, il existe également, mais il est un peu plus petit; ses dimensions transversales mesurent à peine 7""°. Le muscle sterno-cléido-masloîdien droit présente donc quatre faisceaux d'origine : deux faisceaux sternauxet deux faisceaux claviculaires. Ces quatre faisceaux se réunissant deux à deux, un chef claviculairc avec un chef sternal, constituent, en réalité, un double sterno-cléido-mastoïdien. Des faits de cette nature sont mentionnés par Hallct ('), par Wood ( par Curno\v( 3 ), par Kolliker ( *). M. Maubrac( s )cn a décrit tout récemment de nouveaux cas. Celte duplicité du slerno-cléido-mastoklien rappelle assez bien des dispositions analogues normales chez l'Hyène, la Gcnette, le Putois, le Coati, la Marmotte. Chez le Maki var i disséqué par Cuvier ("),' il existait deux chefs slcrnaux et deux chefs claviculaires se réunissant deux à deux, comme chez notre Fuégien, pour se porter vers l'apophyse masloïde et l'occipital.
'A. La région des scalènes nous offre une disposition remarquable: le scafène antérieur, entièrement conforme à la description classique, vient se fixer sur la r* cote entre l'artère sous-clavière et la veine du même nom. Le srale'ne postérieur, un peu plus développé que «le coutume, s'attache en bas sur la face externe des deux premières cotes ; l'insertion à la 2' cote alfecte la forme d'un large éventail. Entre ces •leux muscles se trouvent deux faisceaux surnuméraires:
a. Le premier est un faisceau anastomotique jeté entre les deux scalènes. Prenant naissance sur la face antérieure du scalène postérieur, à la hauteur de la 3 e vertèbre cervicale, il se porte obliquement «■n bas et en avant, passe entre le premier et le deuxième des cordons
(M IUm.ET, Edinb. mcdical and turgival Journal ; iSjti. i' 1 Wood, Transite!, af n\r. Suc. of London; 1869.
(>i Ginxow, Soles un some muscidar irrégularités (Joarn. of Anal, and Ph<., p. 1874).
( V) KiiLLtKKR et Flf.s*:ii , t'nrictàtcn Jicoliaclitttn^cn, etc. Wurzburf?. 18-9. (') MwnhAC, Thèse. Bordeaux. i883.
(') C.iviER el Luuillaud. Allas de Mrul. comparée, |t). LXVIII.
CARACTKftHS A.N1T01IIQIES. 7.)
nerveux qui constituent le plexus brachial, et, finalement, vient se confondre avec les faisceaux postérieurs du scalène antérieur. C.c fusionnement des deux faisceaux s'effectue à ad**"" au-dessus de lu i ,c cote.
[3. Le deuxième faisceau surnuméraire est un véritable petit muscle, distinct dans toute son étendue des deux sealènes classiques. Il se détache du tubercule antérieur de l'apophyse transverse île la f> e cervicale, se porte obliquement en bas et en arrière et ne tarde pas à se jeter sur un tendon nacré, légèrement aplati et très résistant, lequel vient s'insérer sur le bord interne de la i" cote, en arrière de l'artère sous-clavière. Cette formation musculaire (scalcne intermédiaire), qui sépare l'artère sous-clavière du plexus brachial, est commune a la plupart des espèces simiennes, comme l'a fait remarquer avec raison .M. Alix ( ' ). L'un de nous l'a observée tout récemment chez un sujet placé bien bas dans l'échelle ethnologique, chez un Boschiman (").
La description qui précède s'applique au côté gauche. Du côté opposé, même disposition, avec cette variante que le faisceau anaslomotique rejoint le scalène antérieur, presque immédiatement après sa séparation du scalène postérieur. On dirait que la branche antérieure du cinquième nerf cervical traverse le scalène antérieur.
\. Les muscles intertrans\<ersaircs et le petit droit latéral ne nous ont présenté aucune particularité digne d'être notée.
IL Mlscles hyoïdiens. — 1 . Le muscle digastrique est constitué, comme d'habitude, par deux ventres réunis l'un à l'autre par un long tendon intermédiaire. (]e tendon, au lieu de perforer le muscle stylohyoïdien, passe en avant de lui et se trouve retenu sur l'os hyoïde par une cravate aponévrolique très large et très résistante. Le ventre antérieur du muscle digastrique est assurément deux fois plus volumineux que ceux que nous observons généralement sur nos sujets européens. Il est tellement épais qu'il est cylindrique plutôt que rubané; sa lar-
(' • Alix, Uisciutnui sur ts transformisme (Bull- Soc. d'.tuthr., p. 5iî; l8ti<j). (') Testut. Scalène intermédiaire dci Singes anthropoïde* ohtcnr chez l homme (Bull. Soc. d'Anthrop., p G5; 1888).
Million du cap Itorn, l. VI I . I O
7i MISSION III i:vp HORS.
geur, mesurée an niveau de son insertion surir maxillaire, est de i(> ,ul " du côté gauche, de i8 ,nm du côté droit.
•2. J.o mylo-hyoïdien , entièrement normal comme situation et élendue, ne présente sur la ligne médiane aucune trace de raplié; les faisceaux charnus passent directement d'un côté à l'autre.
3. Le stylo-hyoïdien, nettement fusif'orme. présente à ses deux extrémités un tendon cylindrique de 2 im de longueur. Il est dépourvu, comme nous l'avons déjà l'ait remarquer plus haut, de la lioutonnièiv classique à travers laquelle passe le digaslrique. Nous n'avons ohservé aucune trace de stylo-hyoïdien profond.
\. Les gènio-hyoidiem paraissent, au premier a hord, confondus sur la li^ne médiane; une dissection minutieuse permet cependant de constater qu'ils ne sont qu'accolés. Ces deux muscles nous ont paru triplés de volume. Chacun d'eux affecte la forme d'une pyramide triangulaire dont le sommet prend naissance sur les apophyses géni inférieures et la hase vient se fixer sur le corps de l'os hyoïde ainsi que sur les grandes cornes. Cette dernière insertion présente i\ mm d'étendue à gauche cl •i r j, mm à droite. Quoique ratatiné par une longue macération dans l'alcool, le muscle génio-hyoïdien mesure encore 7""" d'épaisseur du côté gauche, G""" seulement du côté droit; la largeur du muscle droit étant un peu supérieure à celle du muscle gauche, on voit que les deux géniolivoidieiis sont sensihlemenl égaux en volume.
.">. Uorno-hyoïdien ne présente rien d'anormal dans ses insertions; sa largeur, mesurée dans le voisinage de l'os hyoïde, atteint io ,Dn ' à droite, (>""" à gauche. Des deux côtés, nous avons vainement cherché quelques vestiges de l'intersection tendineuse on tendon intermédiaire. C'est encore là une disposition que l'on ohserve normalement chez plusieurs Mammifères, notamment chez. l'Ornithorynque et chez. l'Ivchidné. Meckcl avait même cru devoir assigner une pareille disposition à tous les Singes: « L'omo hyoïdien, dit-il, qui présente deux venlres chez l'homme, n'en a qu'un chez les quadrumanes. » Celle formule, on le sait aujourd'hui, est trop générale et par cela même erronée.
G. Le sterno-clcido-hyoïdien prend naissance à la fois sur la clavi-
CVIUCTKBKX AN ATOMIQt KS. 7.%
eule, le premier cartilage costal et le sternum. Large et aplati, il mesure i5"" u à droite, 2 î 0 "" à gauche: il est par conséquent un peu moins développé du coté droit <|ue du côte gauche. Par une espèce de compensation, le muscle droit est renforcé en dehors par un faisceau c/éidohyotdien surnuméraire, large de 7""", qui prend naissance sur le bord postérieur de la clavicule et, longeant le bord externe du muscle normal, vient se terminer sur l'os hyoïde.
7. Le sterno-lhymidien se détache exclusivement de la face postérieure du sternum. Il est entièrement confondu, dans ses quatre premiers centimètres, avec son homologue du coté opposé. Au delà, les deux muscles se séparent et se comportent différemment à gauche et à droite. A (/mile, il se termine, suivant la description classique, sur la corde ligamenteuse thyroïdienne qui donne naissance, d'autre part, au muselé Ihyro-hvoïdien. A gauche, il est plus large et se divise en trois ordres de faisceaux : des faisceaux externes qui se continuent, sans ligne de démarcation aucune, avec le constricteur inférieurdu pharynx: des faisceaux moyens et internes qui se continuent de même avec le thym-hyoïdien. La corde ligamenteuse mentionnée ci-dessus existe bien par places, mais elle rappelle de tous points les intersections aponévroliques qui segmentent le muscle grand droit de l'abdomen; du reste, un bon nombre de faisceaux constitutifs du muscle sternotbyroïdien passent sans s'interrompre dans la masse du thyro-hyoïdien et vont ainsi s'insérer sur l'os hyoïde.
D'autre part, ni le muscle sterno-hyoïdien, ni le muscle slernothyroïdien ne présente d'intersections aponévrotiques.
8. Le thym-hyoïdien est normal à droite; a gauche, il se continue dans ses deux tiers externes avec le muscle précédent. Quant à ses faisceaux internes, ils se perdent sur le lobe gauche du corps thyroïde, formant ainsi un levator glanduliv thymidea t nettement différencié. Plus profondément, il existe un deuxième faisceau laator glattduhv thymideœ qui se porte non plus sur la face antérieure, mais bien sur la face postérieure du corps thyroïde.
III. Mlscles rnéVERTtitRMX. — I. Le grand droit antérieur et le /tclil
7(i MISSION OU r\l> IIOUN.
droit antérieur ne présentent aucune particularité digne d'être mentionnée.
2. l.o long du cou possède bien ses trois portions classiques; mais ces portions ne sont nullement isolahlcs, vu le développement considérable présente parce muscle. La portion intermédiaire notamment, qui s'étend généralement de l'atlas et de l'axis jusqu'aux a' et 3' vertèbres dorsales, prend insertion, chez notre sujet, non seulement sur les quatre vertèbres précitées, mais encore sur toutes les vertèbres intermédiaires.
IV. Misci.r.s m: u Niorr.. — Ces muscles ne nous ont olTert aucune disposition anatomique bien intéressante.
1 . l.e sp/énius est constitué par deux portions absolument distinctes, l'une qui s'insère sur l'occipital (sp/cn. capitis), l'autre qui se termine sur les premières vertèbres cervicales (sp/en. cenicis). Celte dernière présente elle-même deux faisceaux terminaux : l'un qui est charnu dans toute son étendue et s'attache à l'atlas; l'autre qui s'insère, à l'aide d'un tendon fort grêle, «sur l*apophvse transverse de l'axis.
2. l.e grand vamplexus est entièrement confondu avec ses faisceaux internes, que certains auteurs désignent sous le nom de muscle di gastrique de la nuque (Inventer cenicis).
3. Le petit complexus et le trarwersaire nous ont paru un peu grêles.
\. Quant aux muscles profonds, les droits ci les obliques, ils sont entièrement conformes à la description que nous en donnent les Traités classiques.
<-. Muscles de la tête.
1. Le muscle occipito-fnmtal n'a pu être étudié, détérioré qu'il était par l'ouverture de la boite crânienne.
2. Les muscles masticateurs nous ont paru plus développés qu'ils ne le sont généralement dans nos races européennes. Le massèter, en particulier, présente des dimensions considérables : sa largeur atteint
CARACTÈRES AN ATOM IQT ES. 77
î() l,>,n , sa hauteur 70""", son épaisseur ■2(> n " n à aa ,um . Partis de l'arcade zygomatique, ses faisceaux viennent prendre insertion sur toute la portion de la surface externe de la branche montante située au-dessous de l'écliancrure sigmoïde. Ajoutons que le masséter du coté gauche est un peu plus faible que celui du coté droit. Ses dimensions ne sont, en eflet, que de Jo n " ,, pour la largeur, pour la hauteur. 1-2""" à
1 >""" pour l'épaisseur.
Le temporal, également très développé, présente iG"" n d'épaisseur ii sa partie antérieure.
Le muscle ptérvgoïdien c.rferne est constitué par deux faisceaux d'origine difficilement séparables; son épaisseur est de 22""".
Voici les dimensions comparatives îles deux plc'ngoîdiens internes . épaisseur, ia"" u à gauche, ia""° à droite; étendue de l'insertion inférieure sur le bord postérieur du maxillaire, 26""° du coté gauche, 3i ,ul " du coté droit; étendue de cette même insertion inférieure sur le bord inférieur du maxillaire, aG 0 "" du coté droit, a(> ,n,u du coté gauche.
3. Les muscles de la face nous ont présenté les plus grandes difficultés, et c'est vainement que nous avons cherché à isoler la plupart d'entre eux. C'est ainsi que le sourciller est confondu avec Yorbiculaire des paupières, le triangulaire des lèvres avec le carré du menton, celui-ci avec la houppe du menton, etc. — Le relei cur superficiel de l'aile du nez cl de la lèvre supérieure n'est pas séparable non plus du rcleuur profond; en soulevant ces deux muscles, nous avons constaté nu-dessous d'eux un troisième faisceau (rehreur surnuméraire ) qui est complètement distinct à son origine; il prend naissance sur l'apophyse montante du maxillaire supérieur, à la hauteur du rebord orhitaire ; puis il se porte obliquement en bas et un peu en dehors, pour se confondre, au niveau de la lèvre supérieure, avec les autres releveurs. — Le muscle canin est relativement peu développé. — Nous n'avons rencontré qu'un seul zygomatique, renforcé à son origine par un faisceau que lui envoie l'orhiculaire des paupières. Nous avons cherché sans résultat le dilatateur des narines, le risorius de Santorini, le transi ersus menti de Wcbcr.
Mais ces muscles, on le sait, font très souvent défaut dans nos
7S MI3MO.N Dt <W IIOIIN.
rares européennes. Sur un morillon, qu'il a disséqué en 1S-0, M. Hamv ( ') a constaté connue nous dans les muscles faciaux des indications cl des fusions fort diverses. Ces l'usions musculaires étaient surtout prononcées h la commissure hiiccale. Kllcs seraient en rapport chez les peuples nègres, d'après M. de Qualref'ages ( 2 ), « avec un empâtement spécial de cette région qui contrihue à leur donner leur physionomie caractéristique ».
d. Muscles du membre supérieur.
Nous les diviserons en quatre régions : muscles de l'épaule, muscles du bras, muscles de l'avant-hras, muscles de la main.
1. Misii.es i»e i.'kiuu.i,. — I. I.e deltoïde se fusionne intimement, comme nous l'avons déjà vu, avec le grand pectoral. Celle fusion persiste jusqu'à l'insertion humérale, la plupart des faisceaux claviculaires du deltoïde se portant sur le feuillet antérieur du tendon du grand pectoral. L'épaisseur de ce muscle, mesurée à sa partie moyenne, est de {<)""".
2. I.e sus-epinnir et le sous-epinctiv sont rcmarquahles par leur épaisseur, tant du côté gauche que du coté droit. Le/*-//'/ nmd est entièrement fusionné avec le sous-épineux.
3. I.e sous-scapulaire nous a présenté un développement peu ordinaire. Du coté droit, il forme une masse compacte de i V" ,u à iS""" d'épaisseur. Du coté gauche, il est constitué par deux faisceaux distincts, séparés l'un de l'autre par une forte cloison aponévrolique, sur les deux faces de laquelle viennent s implanter des faisceaux charnus. (> sont : a. un faisceau sous-scapulairc proprement dit, prenant naissance dans la fosse sous-scapulaire et se fixant, d'autre part, sur la partie la plus élevée du Irochin, par un tendon ruhaiié de -m mm de largeur: Jï. un faisceau axillairr prenant naissance sur la partie antérieure du bord axillaire, entre le faisceau précédent et le muscle grand
I 'l ll\U\. Huit. Sur. tt'.iiit/irop., |>. | ■ 4 ; i K-.>. i • t lit (.tl ATUKKACiKî*. //<«/., p. I |t;