‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 33 sur 161 · CARACTÈRES A X A T OSI 10 1 E · texte numérisé non relu

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rond, et se portant, lui aussi, sur la partie inférieure du trocliin à l'aide d'un tendon aplati de ni""" de largeur.

Indépendamment des deux faisceaux précédents, nous avons rencontré le long du bord a\ il ht ire un petit soits-scapitlaire, difficilement isolahle du coté droit, mais complètement distinct du coté gauche: son tendon humerai, très court, se perd en partie sur le col et en partie sur la capsule articulaire. Le petit sous-scapulai/r, qui constitue, chez l'homme, une disposition anormale.se rencontre normalement sur un grand nombre de Vertébrés : Haughton l'a retrouvé chez quelques Singes, notamment chez le Macacus nemestrinus, Macalister chez le cheval, le phoque et plusieurs autres Mammifères.

\. Le muscle grand rond nous a paru tout aussi développé que le muscle sous-scapulaire. Ses insertions axillaires, présentant 8 ca * «l'étendue, remontent jusqu'au tendon supérieur de la longue portion du triceps; son épaisseur moyenne est aS""". Voici exactement les rapports qu'il présente avec le grand dorsal : à G*"'" en dedans de la coulisse bicipitale. les faisceaux charnus du grand dorsal se jettent sur un tendon nacré aplati, de 3 e '" de hauteur, qui en continue la direction jusqu'à l'humérus; les faisceaux charnus du grand rond, au contraire, persistent et s'implantent sur l'humérus sans intermédiaire de tendon. Placés en arrière du tendon du grand dorsal, ces derniers faisceaux se fusionnent avec lui le long de son bord inférieur, tout en conservant leur indépendance dans leur partie moyenne et au niveau de leur bord supérieur. Il résulte d'une pareille disposition : a. que le tendon du grand dorsal et la masse charnue du grand rond constituent, dans une étendue de G*" 0 ', une gouttière ouverte du haut; }. que la coupe de ces deux organes représente assez bien la lettre U, analogue en cela à la coupe du tendon du grand pectoral.

II. Mrsci.r.s i»r mus. — I. Le biceps, normal à droite, se trouve renforcé à gauche par un chef surnuméraire détaché de l'humérus. Ce troisième chef prend naissance sur le bord interne de l'os, entre le brachial antérieur et le eoraco-brachial, suivant une ligne légèrement oblique qui mesure C>] mm d'étendue. Le faisceau le plus élevé remonte jusqu'au tendon du grand pectoral. Le troisième chef du bi-

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ceps chemine entre le brachial antérieur et le biceps et se confond avec ce dernier muscle, au moment où ses faisceaux charnus s'attachent au tendon terminal. Sa longueur est de io" 1 '; sa largeur, mesurée à la partie moyenne, est de i j"" 0 ; elle est de i2" ,u seulement à sa terminaison.

•2. Le coraco-brachial est entièrement confondu avec la courte portion du biceps, dans une étendue de il est traversé par le musculoculané et s'insère, comme d'habitude, sur la partie moyenne de la face interne île l'humérus. Nous n'avons pas trouvé le moindre vestige du coraco-brachial profond.

'.). Le brachial antérieur du coté droit est constitué par deux lames superposées, présentant chacune un développement à peu près égal. I.a lame superficielle est située un peu en dedans; la lame profonde se dirige, au contraire, un peu en dehors. Ces deux lames musculaires, parfaitement distinctes dans toute leur portion brachiale, se confondent entièrement en atteignant le tendon coronoïdieii. Ajoutons que la lame interne se confond partiellement avec les faisceaux de terminaison du coraeo-hrachial.

Le brachial antérieur du coté gauche est entièrement normal; nous avons vu qu'il existait de ce coté un faisceau surnuméraire se rendant au biceps.

4. Le triceps est constitué, comme d'habitude, par trois portions, toutes les trois très développées. La longue portion notamment, qui se contente, sur la plupart de nos sujets européens, de s'insérer sur la petite fossette sous-glénoïdienne, descend, chez notre Fuégien, le long du bord axillaire jusqu'à la rencontre du grand rond, qu'il dépasse même. Cette ligne d'insertion axillaire mesure ^S mm . Elle rappelle de tous points la disposition du long triceps dans les espèces simiennes, qui occupe parfois toute l'étendue du bord antérieur du scapulum. Voici la description que donnent de ce muscle Gratiolet et Alix(') chez le Troglodytes Aubryi : « Ses fibres supérieures d'attache forment

(>) Gratiolet et Alix, for. en.

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un faisceau aplati, à la fois épais et large, qui s'insère par îles fibres aponévrotiques très courtes sur toute la longueur du bord axillaire. en se glissant par leur extrémité dans l'angle qui sépare le grand rond du petit rond. Celle disposition limite, dans le bras du Singe, les mouvements de rotation sur l'axe el doit s'opposer, en outre, à la facilité des mouvements de eireumduction active du membre libre. Il n'en est pas de même quand le membre est fixé et le corps suspendu à ce membre allongé, toutes les libres du muscle, de même que celles de l'accessoire du grand dorsal, se plaçant alors dans la direction même du bord axillaire de l'omoplate. Dans la marche sur le sol, la disposition du muscle rappelle celle de tous les animaux quadrupèdes. »»

III. Mi sc.i.ks r>K i.'avwt-iibas. — I. Le rond pronateur nous a paru très développé. Il s'insère exclusivement sur l'humérus; mais, au lieu de s'arrêter sur l'épitrochlée, il remonte, le long du bord externe decet os. jusqu'à iu mn> au-dessus. Son insertion radiale mesure Ga""™ d'étendue.

"i. Le grand palmaire, le petit palmaire, le cubital antérieur sont entièrement normaux; pas de traces du muscle surnuméraire anconè interne.

'■i. Le muscle fléchisseur superficiel des doigts, renforcé par un faisceau eoronoîdien, à gauche, s'insère exclusivement, à droite, sur l'épitrochlée. Ses faisceaux d'origine sont intimement fusionnés avec les muscles précédents, dans une étendue de G™.

1. Le fléchisseur commun profond est différent à gauche et à droite : du côté, gauche, la masse du muscle qui s'insère sur le cubitus et le ligament interosseux se trouve renforcée par deux faisceaux volumineux qui descendent, le premier de l'apophyse coronoïde. le second de l'épitrochlée. Le faisceau épilrochléen présente un développement considérable: à lui tout seul, il constitue pour ainsi dire une bonne moitié du muscle fléchisseur. Ces deux faisceaux surnuméraires ne sont vraisemblablement que des variétés du muscle de C.anlzer; mais, contrairement au muscle de Gantzer qui reste généralement distinct depuis son origine jusqu'à sa terminaison, les deux faisceaux précités se fusionnent presque immédiatement après avec la masse du fléchis-

Miuion Ju <;<,,, Horn. t. VII. Il

Hi MISSION DC cap no»x.

seur. Cette origine épitrochléennc du fléchisseur perforant des doigts se rencontre normalement chez plusieurs .Mammifères, notamment chez la Marmotte, chez le Daman (Meckel). chez le Pangolin (Humphry) et chez quelques Quadrumanes ( Bisehoff).

Do rôle droit, le fléchisseur profond des doigts présente ses insertions d'origine normales; de la face postérieure du muscle se détache un petit faisceau surnuméraire, ayant la forme d'un triangle allongé et complètement dissimulé sous le fléchisseur. Ce petit muscle mesure Y'" de longueur seulement; son sommet se jette, au niveau du bord supérieur du carré pronaleur, sur un tendon fort gréle, lequel chemine entre les deux premiers tendons du fléchisseur profond, mais sur un plan un peu postérieur, et vient s'éparpiller en éventail sur la synoviale tendineuse du carpe.

5. Le muscle fléchisseur propre du pouce est entièrement conforme à la description classique; des deux côtés, il est complètement indépendant dans toute son étendue des masses musculaires voisines. Ni le gauche ni le droit ne se trouve renforcé par un faisceau de Gantzer.

(». A l'exception du court supinateur qui est divisé en deux lames distinctes, tous les muscles de la région externe de l'avant-hras sont normaux du coté gauche.

Le côté droit, au contraire, nous a révélé quelques particularités intéressantes : tout d'abord, le long supinateur est partiellement fusionné, à la région du coude, avec les faisceaux externes du brachial antérieur. Le premier radial et le deuxième radial sont séparés l'un de l'autre par un petit muscle surajouté, un radiai intermédiaire nettement différencié dans la plus grande partie de son étendue. Il prend naissance sur la face profonde du premier radial externe, dont il se sépare à '\i mm au-dessous de l'épicondyle. Son corps charnu mesure .'it» mm de longueur, il se jette sur un tendon fort grêle qui. après un parcours de •>i mm , se termine sur l'extrémité postérieure du deuxième métacarpien. La largeur de ce muscle radial intermédiaire mesure i() mm . son épaisseur

Quant au court supinateur, il est formé, comme du côté opposé, par

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deux faisceaux qui se trouvent séparés, au niveau du radius, par le tendon inférieur du biceps.

7. La face postérieure de l'avant-bras ne nous a présenté qui* des variétés à la fois peu nombreuses et peu importantes. Nous signalerons seulement, dans cette région :

a. La fusion à peu près complète de V extenseur propre du petit doigt avec les faisceaux internes de l'extenseur commun ;

p. La présence sur X extenseur commun du coté gauche d'un tendon surnuméraire qui vient s'attachera la Ibis, après s'être bifurqué, sur le tendon que l'extenseur commun envoie au quatrième doigt et sur le tendon que le même muscle envoie au petit doigt;

7. La présence sur le tendon du cubital postérieur d'un tendon surnuméraire (ulnaris quinli de Macalister; prolongement phalangien du cubital postérieur de Testut) qui se rend sur la première phalange du petit doigt, formation homologue du prolongement phalangien du court péronier latéral, particulièrement bien étudié par Pozzi (');

c. La présence, $out\c long abducteur du pouce, de deux tendons terminaux venant s'insérer l'un et l'autre sur l'extrémité postérieure du premier métacarpien.

Toutes ces variations ne présentent, comme on le voit, qu'une importance secondaire.

IV. MtscLES dk la M.viN. — I. Les muscles tombrtcaux sont très développés; le premier s'insère sur un seul tendon, les trois autres s'insèrent à la fois sur les deux tendons voisins.

2. A l'éminence (bénar, le ctmrt abducteur du pouce nous a paru un peu faible; le court fléchisseur se trouve en partie fusionné avec V opposant. Quant à Vadducteur, il est très développé; il est constitué par une masse, à la fois fort épaisse et fort large, que l'artère radiale perfore, mais ne divise pas.

C i l'ozzi. /tHimal Je l'Aiitilomie et de tit PhytioUygie, p. 169; 1872.

m mission m cap iionx.

3. A l'éniinencc bypotbénar, les trois muscles adducteur , court fléchisseur et opposant sont parfaitement distincts les uns «les autres, mais très faibles. Par contre, le palmaire cutané se trouve très développé.

1. Les intcrvsseur ne nous ont présenté aucune particularité intéressante.

<■■ Muscles du membre inférieur.

Nous les diviserons en quatre régions : muscles de la l'esse, muscles de la cuisse, muscles de la jambe, muscles du pied.

I. .Miscles r»K i.a ikssk. — I. Les trois muscles fessiers sont très développés; nous avons vainement cberché entre eux ces nappes graisseuses qui en rendent l'isolement facile; au premier abord, ils paraissent fusionnés ensemble dans h plus grande étendue de leur masse, et ce n'est qu'à l'aide d'une dissection attentive qu'on arrive à les séparer.

Le grand fessier présente 35" , " , d'épaisseur à son insertion sacrée. Il prend naissance à la fois sur la fosse iliaque externe, sur le sacrum, le coccyx et la face postérieure il h grand ligament sacro-sciatique ; il se trouve, en outre, renforcé par un faisceau surnuméraire de i a"'" 1 de largeur qui prend naissance sur l'iscbion. Ce faisceau de renforcement est assurément l'boiuologue du muscle ischio-fémoral de certaines espèces simiennes.

Le moyen fessier se fusionne en partie, sous le pyramidal, avec les faisceaux les plus élevés du muscle jumeau supérieur.

Le petit fessiers?, fusionne en partie avec le précédent.

i>. Le pyramidal est presque aussi épaisque large; le nerf sciatique passe au-dessous de lui pour recouvrir les muscles suivants.

•L Le jumeau supérieur est constitué par deux faisceaux, l'un superficiel, l'autre profond, qui restent distincts jusqu'à leur insertion trocbanlérienne. Le jumeau inférieur, très développé, surtout en lar-

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gcur, se recourbe au-dessous du tendon de l'obturateur interne pour rejoindre le jumeau supérieur et se fusionner en partie avec lui.

i. Les deux obturateurs prennent naissance, par des faisceaux bien nourris, sur la membrane obturatrice et sur le pourtour du trou obturateur; ils sont conoides plutôt qu'aplatis. I.e tendon de Y obturateur interne reçoit des faisceaux charnus jusqu'au niveau de la cavité digitale du grand trocbanler; une large bourse séreuse facilite son glissement sur la face postérieure de l'iscbion.

5. Le carré entrai, difficilement séparable des faisceaux supérieurs iiu grand adducteur, mesure 56""" de bailleur au niveau de son bord interne ou iscliialique, 'io™" 1 seulement au niveau de son bord externe ou fémoral.

II. .Muscles dk i,a ciissk. — l. Le couturier est remarquable par su largeur, qui mesure (i rm ; le droit antérieur prend naissance sur le bassin par ses deux tendons classiques, tendon direct et tendon réllccbi, et se fusionne avec les deux vastes à 7 e ™ au-dessus du bord supérieur de la rotule.

"2. A la région interne, le pectine', le premier et le deuxième adduetear n'ollrent aucune particularité intéressante; il en est de même du droit interne. Quant au troisième adducteur, il est constitué par trois portions nettement distinctes :

a. l ue portion supérieure, à direction transversale, s'insérant Mille fémur, au-dessous du carré crural, dans une étendue de Ha'"" 1 ;

}. l'ne portion moyenne, à direction oblique, s'insérant à la ligne âpre dans une étendue de 1 i cm ;

7. Une portion inférieure enfin , à direction verticale , partant comme les deux portions précédentes de la tubérosité isebiatique et se jetant sur le condyle interne (muselé ischio-condylien) à l'aide d'un tendon qui mesure Cj5 mm de longueur. La présence d'un faisceau ischio-condylien (condyloideus adductor de Bischofl) se rencontre dans presque toutes les espèces simiennes.

Signalons enfin, entre le deuxième adducteur et le troisième, la

m MISSION Dit C»l» IIORN.

présence d'un petit faisceau surnuméraire, large de iG n,œ seulement, qui s'étend du pubis à la ligne âpre.

■i. Le vaste interne et le rnste ci terne se fusionnent de bonne beure, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, avec le droit antérieur on longue portion du triceps. Sous le vaste externe existe un faisceau tenseur de la synoviale du genou parfaitement isolé, mais fort grêle. C'est une simple bandelette musculaire de $\ mm de longueur, large de t rm à son origine, de 4 m,n seulement à sa terminaison, prenant naissance sur la face antérieure du fémur au-dessous du muscle vaste externe et s'insérant, d'autre part, sur le coté externe de la synoviale du genou.

1. A la région postérieure, le demi-tendineux et le demi-membraneux sont entièrement normaux. Il en est de mémo de la longue portion du biceps; quant à la courte portion, elle présente un développement comme nous n'en connaissons pas d'exemple. Ses insertions d'origine commencent au grand trochanter et de là s'étendent sans interruption jusqu'au condyle interne; le long de cette immense ligne, les faisceaux charnus s'attachent partout où ils trouvent une surface d'insertion convenable : ligne Apre du fémur, aponévrose du vaste externe, face antérieure du tendon fémoral du grand fessier. Chez un Chimpanzé disséqué par l'un de nous, dans le laboratoire d'Anatomie comparée du Muséum, les faisceaux fémoraux du biceps prenaient insertion jusque sur le condyle et, d'autre part, chez le Pangolin et chez l'Ai (Humphrv ). ces mêmes faisceaux remontent jusqu'au grand trochanter.

III. Muscles of. la jambe. — I. A la région antérieure, {'extenseur commun des orteils est entièrement normal; {'extenseur propre du gros orteil, très développé, s'insère exclusivement sur la première phalange du gros orteil; le përonier antérieur est réduit à un simple tendon qui se sépare du coté externe du muscle extenseur commun des orteils et vient s'attacher, comme d'habitude, sur l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Le jambier antérieur présente au voisinage du tarse deux tendons distincts : un tendon antérieur qui s'insère sur

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l'extrémité postérieure du premier métatarsien ; un tendon postérieur qui s'attache, en arrière du précédent, sur le premier cunéifornie. Le muscle jambier antérieur est normalement dédoublé, on lésait, dans toutes les espèces simiennes.

2. Les deux peroniers, parfaitement distincts dans le tiers inférieur •le la jambe, se fusionnent en partie au-dessus de celte région; il est impossible de les séparer l'un de l'autre sans intéresser quelques faisceaux musculaires. Du tendon du court péronier latéral s'échappe un tendon minuscule (prolongement phalangien du court péronier latéral) qui se porte le long du cinquième métatarsien et se termine à l'extrémité antérieure de cet os.

A la face postérieure de la jambe, le jumeau interne, le jumeau externe et le soléaire nous ont paru relativement grêles; ils se réunissent de bonne heure pour constituer le triceps sural. — Le plantaingrêle mérite bien son nom ; c'est un tout petit muscle de ii mm de longueur seulement. Son tendon, également fort grêle, se perd, du côté droit, dans le tissu cellulaire qui sépare le soléaire des deux jumeaux: du côté gauche, il pénètre à travers l'anneau du soléaire et, après l'avoir franchi, il s'épanouit en une espèce d'éventail sur la face postérieure des vaisseaux tibio-péroniers qui l'ont franchi avec lui. — Les deux fléchisseurs fies orteils et le tibiai l postérieur ne présentent rien d'anormal. — Le jléchisseur tibiai et le fléchisseur péronier s'unissent à la région plantaire, à l'aide d'un faisceau anastomotique assez grêle. — Lr muscle poplité s'insère en entier sur le condyle externe ; nous n'avons trouvé aucune trace du h\sc,eau peroneo-tibialis qui renforce quelquefois ce dernier muscle.

IV. Miscixs du pied. — 1. Le muscle pédieux nous a présenté une disposition simienne importante, c'est l'isolement complet de son faisceau interne. Cet isolement, créant ainsi un muscle à part (c.vtensor hallucis brevis), est la caractéristique de tous les singes.

2. A la région plantaire, le court fléchisseur des orteils se divise bien, comme à l'ordinaire, en quatre tendons; mais le plus externe de ces tendons, destiné au petit orteil, au lieu d'être perforé comme

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les autres par les tendons correspondants ilu fléchisseur profond, se fusionne avec le tendon que ce dernier muscle envoie au cinquième orteil.

[.'accessoire des fléchisseurs ou chair carne de Sylvius allée te la forme d'un vaste losange remontant jusque dans la gouttière calcanéenne.

\.çslornbricau.v t les interosseu.v et les muscles des éminences tliénar et hypolhénar ne nous ont olfert aucune particularité digne d'être mentionnée.

Quant aux deux abducteurs, Y abducteur oblique et Y abducteur Iran sverse, ils sont entièrement fusionnés en une niasse musculaire complètement indivise qui rappelle de tous points, d'une part, l'abducteur du pouce du membre supérieur chez l'homme, et, d'autre part, l'abducteur oblique du gros orteil du membre inférieur chez les singes. Les Kuégicns, marchant constamment nu-pieds, ont du conserver encore une certaine indépendance dans les mouvements île leur gros orteil: rien d'étonnant, par conséquent, que les muscles qui sont destinés à mouvoir cet orteil présentent un développement remarquable et en même temps une certaine indépendance anatomique.

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