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interstice triangulaire, large en haut de i V um à gauche, de io ma> à droite, sépare le grand pectoral du deltoïde. Ces deux muscles se fusionnent cependant, en atteignant l'humérus, dans une étendue de 3 l,D . De chaque eùlé, un interstice très net, quoique peu prononcé, sépare le chef claviculaire du chef sterno-eostal.
2. Le petit pectoral est formé par deux muscles distincts : l'un supérieur, auquel nous conserverons le nom de petit 'pectoral; l'autre inférieur, que nous appellerons troisième pectoral. La disposition anatomique de ces deux muscles est, du reste, à peu près identique du coté droit et du coté gauche.
a. Le petit pectoral proprement dit affecte, comme d'ordinaire, la forme d'un triangle à hase dirigée en dedans. Il se détache de la l'ace externe des a«\ '{ e et \ r cotes; puis, se portant en haut et en dehors, il vient s'insérer sur le hord interne de l'apophyse coraeoide. tout près de son sommet. Ce muscle, on le voit, est remonté en haut de toute la hauteur d'une cote, ce qui diminue d autant l'étendue verticale du triangleelavi-peetor.il.
Le troisième pectoral est un faisceau ruhané situé au-dessous du précédent. Il prend naissance, à la fois, sur la face externe de la > c cote et sur la gaine du grand droit; de là. il se dirige en haut en longeant le hord inférieur du grand pectoral. A son origine, il est séparé de ce dernier muscle par un interstice qui mesure i.\ nm de hauteur; cet interstice s'atténue au furet à mesure qu'on s'éloigne des cotes, et, au niveau de l'aisselle, le grand pectoral recouvre même dans toute son étendue le troisième pectoral. Ce dernier muscle se termine par un large tendon sur l'aponévrose du eoraco-hrachial. Nous rappellerons, en passant, que la disposition que nous venons de décrire esl une disposition simienne et qu'elle nous a été offerte par notre sujet adulte, mais du coté gauche seulement.
.'{. Le sous-clavier se détache de la 1" cote et se termine : à droite, sur la face inférieure de la clavicule: à gauche, à la fois sur la clavicule et sur l'apophyse coracoïde. Celle insertion eoracoïdienne se fait à l'aide d'un tendon cylindrique et très résistant qui prend naissance sur la partie antérieure du corps musculaire et vient se fixer au bord
CARtCTèltes AN.1T0MIQVK9. !M
interne de l'apophyse sus-indiquée, en se confondant avec le tendon d'attache du muscle précédent.
1. Le grand dentelé s'insère, de chaque coté, sur les neuf premières cotes. La première digitalion de ce muscle est remarquable par son développement.
II. Reuox i.oMitn-oc.cjpiT.u.r.. — I. Le trapèze esl un peu différent à droite et à gauche. Du côté gauche, il ne s'insère à l'occipital que dans une étendue de 22""". Du coté droit, il est plus réduit encore; car il s'attache exclusivement à la protubérance occipitale externe, a l'aide d'un tendon aponévrotique, effilé en pointe, mesurant \ ca de hauteur. Sur la colonne vertébrale, le trapèze s'arrête des deux côtés à la dixième dorsale. Le losange aponévrotique, commun aux deux trapèzes, mesure !> cm de hauteur sur \ Ù mm de largeur.
2. Le grand dorsal se détache, comme d'ordinaire, de la colonne vertébrale, des côtes et de la créle iliaque. Son insertion à la colonne vertébrale se fait par l'intermédiaire d'une aponévrose (ap. lombaire). qui remonte jusqu'à la sixième dorsale et mesure encore à ce niveau i8 mm de largeur. Les insertions costales se font à l'aide de quatre faisceaux peu distincts, qui s'attachent aux quatre dernières côtes. Les insertions iliaques sont plus étendues que d'habitude; les faisceaux les plus antérieurs du grand dorsal arrivent, en effet, au contact des faisceaux postérieurs du grand oblique. Le triangle de Petit n'existe donc pas. Le bord antérieur du grand dorsal est incomplètement distinct du grand oblique de l'abdomen, principalement à la hauteur des quatre dernières côtes. A ce niveau on voit, du côté gauche seulement ( il n'existe rien d'analogue à droite), deux petits faisceaux surnuméraires qui. prenant naissance sur l'aponévrose d'enveloppe du grand dorsal, se portent obliquement en bas et en avant, croisent en X les faisceaux sous-jacents du grand oblique et se terminent en s'éparpillant dans le tissu cellulaire de la région ilio-costale. De ces deux faisceaux, l'inférieur mesure 2ti mm de longueur sur \ mm de largeur. Le supérieur est un peu plus mince que l'inférieur, mais il est, par contre, un peu plus long; on peut le suivre dans une étendue de /iO*"™. Ces
!»i MISSION Dl f W IIOI1N.
lieux faisceaux musculaires , placés enlre l'aponévrose cl le derme culaué, sonl manifestement des vestiges du pannieidus rarnosus des .Mammifères, qui n'est plus représenté chez nous que par le peaucier du cou et les peauciers de la léte.
Nous avons dit tout à l'heure que le grand oblique et le grand dorsal étaient incomplètement distincts. Kn renversant en dehors le dernier de ces muscles, on n'est pas peu surpris de voir le grand oblique dépasser en dedans la ligne d'insertion costale du grand dorsal de i environ. On constate alors d'une façon très nette que quelques faisceaux du grand oblique s'insèrent à la face profonde du grand dorsal et que, rire rersi, certains faisceaux du grand dorsal s'insèrent sur l'aponévrose du grand oblique. Knlin, il existe des faisceaux qui. sans s'interrompre, passent directement de l'un dans l'autre. Cette disposition est très nette des deux cotés du corps.
Comme sur le sujet précédent, nous n'avons trouvé aucun vestige charnu du muscle • dorso-épilioehlèen, qui existe chez tous les singes.
III. Kf.c.ion nouso-cntvic.vi.K.. — I. Le rhomboïde est formé fie deux muscles distincts, le grand et le petit rhomboïde. Le grand rhomboïde, ou rhomboïde proprement dit, s'étend de la septième cervicale et des cinq premières dorsales au boni interne du scapulum. Les insertions spinales se font à l'aide d'une large aponévrose qui mesure 27""" de largeur en bas et 18""" à la partie movenne du corps musculaire. Le petit rhomboïde ne mesure que C> ro '" de largeur. Il se détache du ligament cervical, à la hauteurde la cinquième cervicale, et se fixe, d'autre part, au bord spinal île l'omoplate, au-dessus du précédent. Quant au ligament cervical, qui est si profondément atrophié chez l'homme, il m'a paru très développé sur notre sujet, surtout entre l'occipital et la quatrième vertèbre cervicale.
2. L'angulaire de l'omoplate, beaucoup plus étendu que de coutume, s'insère en haut par sept digilalions sur les apophyses transverses des sept vertèbres cervicales. On sait qu'à l'étal normal le muscle angulaire s'arrête le plus souvent à la cinquième. Chez notre Fuégien. le faisceau inférieur de l'angulaire n'est séparé, en dedans, du bord su-
périeur (lu grand dentelé que par une étendue de i i n "°, représentant exactement la distance qui sépare la i'* cote de l'apophyse transverse de la septième cervicale. I ne aponévrose assez résistante comble cet espace; elle affecte, bien entendu, la l'orme d'un triangle qui s'effile en dehors; car, au niveau de l'angle de l'omoplate, angulaire et grand dentelé sont entièrement confondus.
'{. Le petit dentelé postérieur et supérieur présente io mm fie largeur; tendineux dans son tiers interne, charnu dans ses deux tiers externes, il s'insère sur les 2 r et 'V cotes. Son épaisseur nous a paru beaucoup plus considérable qu'elle ne l'est d'habitude.
\. Le \ petit dentelé postérieur et inférieur se trouve réduit à quelques faisceaux charnus très grêles qui s'insèrent sur les trois dernières cotes et se relient à la colonne vertébrale par une aponévrose excessivement mince. L'aponévrose intermédiaire aux deux dentelés est également fort mince.
IV. Mi-sci.f.s i»f. i.'aiwomkn. — 1. Le pyramidal est absent des deux cotés.
1. Le grand droit, par contre, est très développé des deux cotes ; il est d'une épaisseur plus considérable que d'habitude et mesure, en largeur, i i""" en bas et /|'i ,om en haut.
Les intersections aponévrotiques de ce muscle sont disposées de la façon suivante :
a. Du coté gauche, il en existe trois : en allant de bas en haut, la première intéresse toute la largeur du muscle et répond exactement it l'ombilic; la deuxième est placée à \-> mm au-dessus de l'ombilic el n'intéresse que la moitié interne du corps musculaire; la troisième, également incomplète en ce sens qu'elle respecte la moitié externe du muscle, est située à 7'i mra au-dessus de l'ombilic;
(i. Du côté droit, il n'existe que deux intersections : l'inférieure, complète et transversale, est placée à iH mm au-dessous de l'ombilic; la supérieure, également complète, est située à \i mm au-dessus de l'ombilic. L'insertion supérieure du muscle grand droit se fait à l'ap-
tH mission ne cap nous.
pendice xiphoîde et sur les cinquième, sixième et septième cartilages costaux.
3. Le grand oblique est fusionné en partie, ainsi que nous l'avons «lit plus haut, avec le grand dorsal ; du reste, il est normal.
1. Le petit oblique est entièrement conforme à la description classique.
.». Nous en dirons autant du muscle transverse qui lui est sousjacent.
V. Rékion i.oMno-u.iAoïE. — I. Le muscle psoas et le muscle iliaque ne présentent aucune particularité digne d'être mentionnée.