‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 36 sur 161 · Le petit psoas fait défaut des deux cotés · texte numérisé non relu

Le petit psoas fait défaut des deux cotés

li. La portion extra-pelvienne de V iliaque, ou muscle petit iliaque, est représentée par un petit faisceau musculaire de ?\ mm de largeur, qui se détache de la capsule articulaire au-dessous et en dehors du tendon direct du droit antérieur de la cuisse. Il longe le coté externe de la portion intra-pelvicrinc de l'iliaque et vient se fixer avec elle sur le petit trochanter.

i. Le carré des /omîtes est entièrement normal.

VI. Misclf.s dks cotbs. — Parmi les muscles moteurs des cotes, le diaphragme, les intercostaux internes et externes sont en tout conformes à la description classique. — Los surcostaux nous ont paru très développés; le premier et le second sont fusionnés avec le sealène postérieur qui appartient au même système qu'eux. — Les sous-costaux sont représentés par quelques languettes fort grêles, jetées sur la partie postérieure des cinq dernières cotes. — Le triangulaire du sternum est un peu plus développé à gauche qu'à droite : à gauche, il remonte jusqu'à la deuxième cote, il s'arrête à droite sur la troisième.

l>. Muscles du cou et de la nuque.

I. Misr.i.i.s UTtB.ux nr coi:. — I. Le peaucier du cou nous a paru plus développé que dans notre premier sujet; il descendait, en effet.

CARACTÈRES A N A TO SI I Q l ES . !>.'>

au-dessous de la clavicule, dans une étendue de 2"' à 3 cœ , tandis que ses faisceaux postérieurs arrivaient presque au niveau de l'angle du maxillaire. Ses faisceaux internes, en atteignant la symphyse, se juxtaposaient à leurs similaires du coté opposé, mais sans s'entre-croiser avec eux.

1. Le sterno-cléido-masloïdien se compose, dans presque toute son étendue, de deux faisceaux distincts : un faisceau stcrnal et un faisceau claviculaire. Ce n'est qu'au niveau de leur insertion mastoïdienne, en effet, que ces deux faisceaux échangent des fihres et finissent même par se confondre. Le faisceau claviculaire occupe sur la clavicule une étendue de -2']""°. Indépendamment des deux faisceaux précités, nous trouvons, du coté droit, un faisceau surajouté qui remonte, en arrière du faisceau claviculaire, de la clavicule à l'apophyse mastoïde : c'est un petit muscle aplati et rubané, large de 12™° et complètement distinct dans toute son étendue. Son insertion supérieure se prolonge sur la ligne courbe de l'occipital jusqu'au voisinage de la protubérance. Nous savons qu'un muscle cléido-occipital distinct du sterno-cléidomasloïdien existe chez un grand nombre de singes.

3. Le scalène antérieur, le petit droit latéral et les intertransversaires ne nous ont rien présenté d'anormal. Le scalène postérieur, normal quant à ses insertions d'origine, se termine en bas sur la i^cote.

II. .Mrsr.LEs hyoïdiens et phévertébraiîx . -- I. Le di gastrique se compose de deux ventres, réunis l'un a l'autre par un tendon intermédiaire. Le ventre postérieur perfore le stylo-hyoïdien, du coté gauche seulement; à droite, il passe en avant de ce dernier muscle. Quant au ventre antérieur, il est renforcé à droite par un tout petit faisceau qui se détache de l'os hyoïde; à gauche, il envoie en dedans un petit faisceau surnuméraire qui se dirige obliquement vers le raphé médian et s'y insère.

2. Le stylo-hyoïdien est normal du coté gauche; du coté droit, il n'est pas perforé par le muscle digastrique, comme nous venons de le dire.

'.Wi MI.4S10.N Cfl C\l> IIORN.

.*{. Le stylo-pharyngien, simple à gauche, est constitué à droite par deux faisceaux complètement distincts.

i. I.e mvlo-hyoïdit n est normal.

Ô. Les deux «ènio-hyoïtïwns sont très développés et confondus sur la ligne médiane; nous avons vainement cherché un interstice qui nous permit de les séparer.

(5. l.'omo-hyoùlien est constitué à {fauche par deux ventres que réunit un tendon intermédiaire Ion-,' île fl mm . Ce tendon fait complètement défaut du coté opposé.

7. Le sttrno-clëido-hyoït/ien n*esl que faihlement développé; à peine préscntc-t-il - wm de largeur. Nous n'avons constaté sur ce muscle aucune intersection musculaire distincte.

8. Le strrno-thyroulien présente une largeur double; il ne possède pas non plus d'intersection aponevrotique.

Les faisceaux externes de ce muscle passent sans s'interrompre dans le Ihvro-hyoïdicn. ce qui démontre nettement que la corde ligamenteuse sur laquelle prend naissance ce dernier muscle a, en morphologie générale, toute la valeurd'une intersection aponevrotique analogue à celles que l'on rencontre sur le grand droit de l'abdomen. Nous devons signaler, enfin, à propos du stcrno-lhyroïdien, un tout petit faisceau qui, de ce dernier muscle, vient se jeter dans le constricteur inférieur du pharynx.

Les muscles pr« : ver/ebrau.v ne nous ont oflért aucune particularité digne d élie notée.

III. Mrsa.F.s nr. i.\ m oi e. — Toutes les formations musculaires de la nuque, placées au-dessous du trapèze, nous ont paru plus développées que d'habitude.

I. Le splrnitts descend jusque sur la troisième vertèbre dorsale et remonte jusqu'à -±i mm au-dessous de la protubérance occipitale externe. L'insertion supérieure de ce muscle comprend trois faisceaux : a. un faisceau crânien, remarquablement large, qui se fixe à l'apophyse mas-

C \h WTKRES ANATOMIylF.S. S"

laide cl à la ligne occipitale supérieure dans presque loute son élcnduc t splenius capitis); 3. deux faisceaux vertébraux qui se rendent aux apophyses transverses tle l'atlas et <le l'axis (splenius rervicis). Le faisceau axnidicn se confond entièrement, à o"" D .oi5 au-dessous de l'axis, avec les faisceaux que le muscle transversale envoie à cette vertèbre.

2. Le transversaire du cou, fusionné en bas avec le petit complexus »jui est situé en dedans de lui, se confond de même, en haut, avec l'angulaire et les faisceaux vertébraux du splenius.

'.i. Le petit complexus est un petit muscle aplati transversalement, large de 6 mn . Il s'attache, en bas. sur les apophyses trausverses des dernières vertèbres cervicales et s'insère, en haut, sur le bord postérieur de l'apophyse mastoïde, au-dessous «lu sterno-cléido-mastoïdicn et du splenius. Ce muscle est renforcé en dehors par un faisceau assez volumineux qui provient de l'apophyse transverse de la sixième dorsale.

\. Le grand complexus constitue, en dedans du précédent, un corps musculaire à la fois très large et très épais. Il prend naissance ii la fois : i" sur les apophyses transverses des six premières vertèbres dorsales; i° sur les apophyses trausverses des six dernières cervicales; J" pai un petit faisceau sur l'atlas lui-même. A la partie moyenne de la nuque, la masse du grand complexus, jusque-là indivise, se partage en deux faisceaux, l'un interne, l'autre externe : a. le faisceau interne, large de io mnj à son origine, se porte en haut en s'élargissanl et prend insertion sur l'occipital, au-dessous delà ligne courbe supérieure, dans une étendue de 3 a""": c'est le di gastrique de fa nuque de llenle; ce faisceau, en effet, présente sur son bord interne, et à la hauteur de la sixième cervicale, un tendon aplati, large de V um et haut de il""": 3. le deuxième faisceau ou faisceau externe, beaucoup plus large que le précédent et aussi plus profondément situé, vient s'allaeher également à l'occipital dans une étendue transversale" de ji m,n .

ô. Au-dessous des muscles précédents, les deux droits et les deux obliques sont de tous points conformes à la description classique. Nous nous contenterons de signaler leur développement considérable, en-

.Vrlliuv <lu ra/i l/oin, t. VII. I 3

<I8 mission Dr exe nous

(rainant comme conséquence la réduction et l'effacement presque complet du triangle où s'échappe la brandir postérieure du premier nerl cervical.

<■. Muscles de la tête.

1. Le muscle occipito-fronta/ rst on I nu l con l'orme à la description de nos Traités classiques. La totalité des libres du muselé occipital ne se portent cependant pas sur l'aponévrose épiciànienne; les faisceaux les [dus externes de ce muscle se dirigent vers la lace interne du pavillon et s'y insèrent, constituant ainsi un muscle moteur de l'oreille. \ 'auriculaire postérieur, placé au-dessous, est constitué lui-même par deux faisceaux superposés et parallèles qui se rendent de la ligne courbe supérieure de l'occipital au pavillon de l'oreille. De ces deux faisceaux, le supérieur mesure Si""" de longueur, l'autre 1 7""° seulement.

2. Les muscles masticateurs ne nous ont présenté aucune disposition anormale.

:L Les muscles de la face ont été d'une dissection difficile, en raison de l'épaisse couche cellnlo-giaisseuse on ils étaient plongés, et aussi en raison du fusionnement plus ou moins complet do ces muscles avec les muscles voisins. Nous avons constaté une fois encore, comme nous l'avions déjà fait sur notre premier sujet, comme l'avait constate M. Ilamy en 1870 sur son négrillon, que les formations musculaires de la face sont moins nettement différenciées, moins individualisées cbez les sujets nègres que dans nos races européennes.

Nous nous contenterons do signaler, comme détails auatomiques : l'absence du petit zygomatique, la fusion du sourcilier avec Vorbiculaite des paupières, le faible développement du triangulaire du nez, la fusion des deux èlixaleu/s de la lèvre supérieure avec le canin, la fusion du triangulaire des livres avec le curn' du menton et le muscle de la houppe, le développement tri s considérable de la boule graisseuse de Hicbat, placée, comme on le sait, en avant de la branche du maxillaire inférieur, entre le masséter et le buccinateur.

CARACTÈRE!! A.VATOSIIQIKS.

(t. Muscles du membre supérieur.

I. Misci.F.s i»f. i.'ki'.wik. — I.Le deltoïde est cri lit' renient normal ilans sa forme et ses insertions.

i. I.<> \ sous-scaputaire est remarquable par son épaisseur; il remplit entièrement la fosse seapulaire et vient se lixer par un large tendon mi trochin. Nous avons rencontré, le long du bord externe tle ce muscle, un petit sous-scapu/aire également très développé. Ce dernier prend naissance sur le bord axillaire du scapulum. dans une étendue Je i V"'", et vient s'insérer, d'autre part, sur le col de l'humérus, audessous du trochin. Ce petit muscle surnuméraire, peu distinct du sous-scaptilaire à son origine, s'en sépare bientôt d'une façon complète et conserve son individualité jusqu'à sa lerminaison.

.\. Le grand rond présente 20""" de largeur; il se confond avec le tendon du grand dorsal, à 22""" avant d'atteindre l'humérus. Cette fusion est intime; les deux muscles réunis sur un tendon unique se lisent à la lèvre interne de la coulisse bicipitale dans une étendue de ii/'* 0 . I ne simple expansion fibreuse, dernier vestige du muscle dorsoëpitrochléen, unit le tendon du grand dorsal à la longue portion du triceps.

\. Le sus-rpineuv et le sous-epineu.r sont normaux. Le petit nmd se confond, dans la plus grande partie de son étendue, avec ce dernier muscle.

IL Mrsci.Es m «ras. — Les muscles du bras ne nous ont présenté aucune particularité bien intéressante.

1. Le caraco-brachial est fusionné avec la courte portion du biceps dans une étendue de /ji""".

'2. La courte portion et la longue portion du fdeeps, ainsi que le brachial antérieur, sont entièrement conformes à la description classique.

:L La longue portion du triceps s'attache dans la fossette sous-glé-

IIM) ilIfMON IH HP IIORN.

noïdicnnc el prolonge ses insertions sur le boni axillaire île l'omoplate dans une étendue «le i \" m \ — l a* vaste externe c l le vaste interne sont entièrement normaux. Nous n'avons pas rencontré de tenseur dislinet pour la synoviale du coude. — à Yancnné interne, il fait défaut

en tant <jue corps charnu ; il est simplement représenté par une bandelette fibreuse, a direction transversale, réunissant l'épilrocblée au bord interne de l'nléerànc.

III. Muscles Dr. i.'.vvam-iiuas. - I,a plupart des muscles de l'avanlbras sont entièrement conformes à la description «les Traités classiques. Nous ne relevons dans nos notes de dissection que les particularités suivantes : le petit palmaire existe des deux cotés. A gauche, son tendon terminal passe sur le ligament annulaire sans s'y arrêter et se divise ensuite en deux faisceaux : un faisceau interne qui se continue avec le ligament palmaire, et un faisceau externe qui, obliquant légèrement en dehors, vient aboutir à l'abducteur du pouce. — F.e rvndptvna- /r/fv s'insère sur la face externe du radius un peu plus bas que de coutume. — Le fléchisseur commun profond des doigts est renforcé, du coté gauche, par un faisceau surnuméraire qui se détache de la face profonde du fléchisseur superficiel et provient, par suite, de l'épilrocblée. Du coté droit, le fléchisseur commun profond s'insère non seulement sur le ligament inlerosseux, mais encore sur le bord interne du radius, eu confondant ses insertions supérieures avec celles «lu fléchisseur propre du pouce. Quelques faisceaux musculaires se rendent même d'un muscle à l'autre, établissant ainsi entre les deux corps musculaires une série d'anastomoses qui empêchent de voir le ligament inlerosseux et les organes qui cheminent au-devant de ce ligament. On sait que, dans la plupart des espèces simiennes, notre fléchisseur propre du pouce et notre fléchisseur commun profond sont réunis en une seule masse musculaire ( ' ).

IV. Mi sci.es de i.a mais. — A la main, le court abducteur du pouce est

< 1 ,i t.. TKSTtT, lr ton» Jfe'etiitwur />rtt/>re du /nuire riiez t'/imume cl r/ir: /r\ Xiiigcs Hult. <lr /«.y»»-. ;•»»'. de fr-iiur. l'iris. iMHi ;..

c \bacti":bks \n atomiques. loi constitué, tl 11 coté gaucho, par deux, faisceaux complètement distincts ilans (ou(e leur étendue. Il esl unique du enté opposé. — Les muscles de iêminence fiypot/ie'nar, les lombricauc et les interosseu.r sont entièrement normaux. — L'adducteur du pouce, simple et indivis <lu enté gauche, est formé à droite par deux faisceaux complètement isolés, qui s'insèrent l'un sur le carpe, l'autre sur le troisième métacarpien . Le faisceau carpien mesure à son origine t) œ,n de largeur, le faisceau métacarpien 8"' m . Ils sont séparés l'un de l'autre par un interstice qui atteint, au niveau «lu deuxième métacarpien. 5"'*".

e. Muscles du membre inférieur.

I. Misais i»k u eusse. — I. Le grand fessier prolonge ses insertions d'origine jusqu'au sommet du coccyx; il n'existe pourtant pas de faisceau enccv-fémoral distinct de la masse du fessier. Le grand fessier prend insertion sur le grand ligament sacro-sciatique dans toute son étendue. Il se fixe en dehors, en partie sur la ligne rugueuse qui descend du grand trochanter vers la ligne âpre, en partie sur l'aponévrose fémorale; il se fusionne profondément à ce niveau avec le tenseur du fascia laia, que nous décrirons à propos des muscles de la cuisse. La hourse séreuse prélrochaiitérienne était très développée, l ue couche graisseuse excessivement épaisse, située au-dessous du grand fessier, séparait complètement ce muscle des muscles sous-jacents.

i. Le moyen fessier, très développé, se confond en partie avec le petit fessier par sa face profonde et avec le tenseur du fasriulata par son hord antérieur. Il existe, comme d'ordinaire, une hourse séreuse entre le muscle et la face externe du grand trochanter.

3. Le petit fessier est entièrement recouvert par le précédent. Son hord inférieur est contigu au pyramidal, quoique restant tout à fait indépendant. Son insertion fémorale nous a paru plus étendue que d'habitude ; elle occupe, en ellet, tout le hord antérieur et presque tout le hord supérieur du grand trochanter.

î. Le pyramidal est plus petit et plus superficiellement placé qu'il ne l'est d'ordinaire. Le grand nerf sciatique passe au-dessous de ce

102 mission Dt: <:w iiomn.

muscle, à gauche. A droite, le sciatique est constitué par deux racines distinctes qui sortent du bassin, en passant l'une au-dessus, l'autre audessous du pyramidal. Ces deux racines, séparées l'une de l'autre par le corps musculaire, s'accolent au niveau du jumeau supérieur et se fusionnent en un tronc unique au niveau du carré crural.

Le jumeau supérieur, le jumeau inférieur, Y obturateur interne et Y obturateur externe sont normaux.

(». \,v carré crural, parfaitement distinct des deux cotés, a liée le une l'orme régulièrement quadrilatère; il mesure 1 \ mm de hauteur à droite et S""" seulement à gauche.

II. .Misci.ks nt: la eusse. — I . Le lenteur dit fascialata est remarquable par sa largeur d'abord et puis par ses connexions avec le grand fessier. Il s'insère en haut, d'une part, sur l'épine iliaque anléro-supérieure, d'autre part, sur la crête iliaque dans une étendue de "io"" u . Les faisceaux postérieurs de ce muscle arrivent presque au contact des faisceaux antérieurs du grand fessier. Les uns et les autres ne sont séparés que par un petit triangle à base supérieure, mesurant i i""" seulement sutla créle iliaque. Les faisceaux du tenseur se portent en bas et se terminent, Y m au-dessous de leur origine, en partie sur le bord antérieur du tendon du grand fessier, en partie sur le tendon qui lui est propre et qui. longeant le coté externe de la cuisse, vient se fixer sur le tibia, en se confondant plus ou moins avec la partie externe de l'aponévrose fémorale.

2. Le couturier, large de i 'i""", est confondu avec le précédent dans une étendue de 2->" ,m , à partir de l'épine iliaque antéro-supérieure.

:{. Le droit antérieur présente en haut un tendon direct et un tendon réfléchi : le tendon direct, cylindrique et très volumineux, mesure <)""" de largeur. Le vaste interne cl le vaste externe, entièrement confondus entre eux, se réunissent au droit antérieur, à att""" au-dessus de la rotule, pour constituer le triceps crural '.

i. Le pectine est très large et Irès épais; mais il ne forme qu'un seul faisceau. Les adducteurs sont de même Irès développés; mais ils ne nous

cxnACTÈRKs *>\n)»iii>t:F.s. lo;j ont présenté aucune particularité digne d'être mentionnée. Il n'existait pas de faisceau isc/do-condyfien complètement distinct du grand adducteur.

5. A la l'ace postérieure de la cuisse, le derni-tendineuv, le demimembraneux et la longue portion tiu biceps, normaux comme forme «'I comme développement, se détachent, en haut, non pas sur la partie postérieure et inférieure de l'ischion, mais hien sur la partie externe de cette tubérosité. Le demi-tendineux et la longue portion du biceps sont fusionnés entre eux dans une étendue de \:>. mm . Quant à la courte portion du hieeps, elle est beaucoup plus développée qu'elle ne l'est •l'habitude : en effet, elle remonte, à droite, jusqu'à TV"'" au-dessous du grand Iroehanter, jusqu'à 3 2""" à gauche. L'insertion jambière île ecs muscles est entièrement normale.

III. .Mrsci.F.s ur. la jamiie et m heu. — Les muscles de la jambe et du pied ne nous ont oll'ert que trois anomalies vraiment importantes:

1. La première consiste dans l'jibsenee, constatée des deux cotes, du muscle péronier antérieur. C'est là une disposition essentiellement .simienne; on la rencontre 1 fois sur 10 (10 fois sur 102 sujets d'après Wood) dans nos races européennes.

2. La deuxième est constituée par l'isolement complet du premier aisceau 011 faisceau interne du muscle pedieux. C'est là encore nue disposition particulière aux singes, le faisceau interne de notre pedicux formant chez eux un muscle propre, connu sous le nom de court extenseur du gros orteil.

3. La troisième anomalie consiste dans la double insertion du long péronier latéral sur l'extrémité proximale du cinquième et du premier métatarsien. Cette insertion au cinquième métatarsien, excessivement rare chez l'homme, s'observe normalement chez le Chat, chez la Civette ( Young ), chez Y Orycteropus capensis ( Humphrv ), etc.

Nous signalerons enlin, à la région plantaire, le développement plus considérable que d'habitude des deux faisceaux de Y abducteur, que les auteurs classiques ont le tort, selon nous, de décrire comme deux muscles distincts sous les dénominations A' abducteur oblà/ue et i\'ab-

t/itctcur Iramverse du jfros orteil. L'analomie comparée et notamment ritiiiiloiiiic simienne nous il«'>iuontr«*iil nettement (|ucecs deux faisceaux appartiennent réellement à une seule formation musculaire. Ils smit, ru ell'et. fusionnés iiornia Irtii en t chez les singes et celle fusion s'observe même accidentellement ( lie/, l'homme.

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