IV. — Tçapar Ki/tn, Ftiégionni' de io uns
sur les dents;
3 a " a sur les lèvres et sur la langue;
>"" au bout du nez et au cou;
(»" "" sur le cuir cbevelu ;
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16""" il la fesse; 21""" ii l'avant-bras; 'io mm sur le ventre;
lV" m aux genoux (région rotulienne }; (io"" u à la jambe (région externe Y, ioo" ,ul sur les seins.
Chez ces sujets, nous constatons une sensibilité tactile un peu plus grande que chez les Européens : aux lèvres : '2 m '" et 'i"" u au lieu de V"'": à l'avant-bras: i2 n ""à 21""" au lieu de t- mm à 23"""; à la cuisse : •>«.""" à ;{V ,,,U au lieu de 5o""\ Ce résultat est d'autant plus intéressant que les ruégiens sont dépourvus de vêtement et que leur peau est exposée à toutes les intempéries d'un climat souvent rigoureux.
<-. Mouvements.
1" Station.
Habituellement lesFuégicnsont la position accroupie (Voy. /'/. AT//), qui leur est imposée par leur genre de vie. Kn elîet, leurs huttes et leurs pirogues sont beaucoup trop exiguës pour permettre un autre genre de station à ceux qui s'y trouvent. Ils contractent ainsi l'habitude de celte posture, qu'ils prennent aussi dans leurs excursions toutes les t'ois qu'ils veulent se reposer. Cependant, quand ils venaient nous voir ii la baie Orange, ils préféraient de beaucoup s'asseoir sur des chaises, où ils paraissaient se trouver mieux qu'accroupis sur leurs talons. Nous croyons que celle préférence ne résultait pas d'un instinct d'imitation ou d'une idée d'établir leur égalité avec nous.
Pour dormir, ils usent de la position couchée, mais repliés sur euxmêmes, de manière à tenir le moins de place possible, et cela pour le même motif, l'exiguïté de leurs huttes.
Les femmes restent souvent pendant longtemps dans la position courbée lorsqu'elles vont à la récolte des moules ou autres coquillages, à mari e basse. Les hommes, au contraire, se tiennent quelquefois très longtemps debout dans leurs pirogues quand ils sont à la poursuite d'un phoque et se préparent à le harponner.
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Pendant nos observations anthropométriques, qui duraient fréquemment une heure, nous avons pu maintes fois constater que la station verticale était bien supportée par les Fuégiens des deu\ sexes, même par les jeunes enfants; il n'y avait d'exception que pour les individus très âgés, qu'il fallait maintenir contre la planche à mensurations.
■2" Locomotion : marche, course, natation.
Contrairement à ce qui a été avancé par quelques auteurs, les Kuégiens marchent beaucoup et. pour le moindre prétexte, ils sont continuellement à aller et venir dans les environs de leurs huttes. A la baie Orange, quatre ou cinq fuis par jour ils faisaient, pour venir nous voir, le trajet de leur campement à nos cabanes, dont leurs buttes étaient souvent éloignées de plus de i kn \ par d'abominables chemins. Ils ont un pas rapide et léger, au point qu'ils ne frayent pas de sentier dans les endroits qu'ils traversent tous les jours, aux pentes des collines, dans les plaines ou dans les bois, et que leurs traces sur le sol sont invisibles, même autour de leurs huttes. Par exemple, quand ils ont habité longtemps le même endroit, il n'est pas possible de découvrir, si on ne les a pas suivis, la mare où ils s'approvisionnaient vingt fois par jour d'eau à boire, et, quand on la voit, il semble, à l'aspect des alentours, que personne n'y est jamais venu puiser.
Quelquefois ils font d'assez longs trajets à pied pour aller chercher dans les bois des écorces propres à la construction de leurs pirogues, on bien, s'ils viennent à perdre leur embarcation, ils partent en caravane d'une famille complète pour rejoindre des parents ou des amis à H Vm ou io kID de l'endroit où ils se trouvaient.
Nous n'avons pas fait d'observations particulières chez les Fuégiens sur le saut, sur la course, sur l'acte de grimper aux arbres. Il est probable qu'ils sont agiles dans ces divers genres de locomotion, mais ils ne paraissent pas enclins à les effectuer sans nécessité.
I.a natation est l'apanage exclusif des femmes, qui s'y livrent avec adresse, un peu à la manière des chiens.
Dans les rares journées de température douce qui se sont présentées deux ou trois fois pendant l'année de notre séjour à la haie Orange.